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Rites funéraires

Bousculer les mœurs pour mourir de façon écolo !

Lorsque l’on perd un être cher, il est d’usage de lui rendre hommage par le biais d’un rite funéraire. Depuis des millénaires, nos pratiques étaient entérinées dans nos traditions culturelles. Mais depuis les années 1990, la crémation progresse et représente désormais 40 %. Elle devrait atteindre 50 % prochainement, soit autant que l'inhumation. De nouvelles pratiques surfant sur l'écologie s'invitent.

Par Charlotte Bayon
Bousculer les mœurs pour mourir de façon écolo !
Brigitte Lardy, directrice du magasin “L’Autre Rive” situé à Lyon. ©L’Autre Rive

144 allers-retours entre Paris et Marseille en TGV : c’est ce que représente le poids de l’empreinte carbone d’une inhumation ou d’une crémation traditionnelle en France, soit respectivement 620 et 649 kg d’équivalent CO2 rejetés lors de ces rites funéraires, selon les chiffres de la chambre syndicale nationale de l’art funéraire (CSNAF), dans un rapport publié en octobre 2024. Avec plus de 600.000 décès en France chaque année, repenser les rites funéraires s’impose donc, notamment par le biais d’innovations et d’ouverture sur un nouveau rapport à la mort et à la vie après la mort. Plus vert et moins lugubre Brigitte Lardy est la directrice de l’Autre Rive, magasin de pompes funèbres situé à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse. Elle est de celles qui ont décidé de bousculer les mœurs, au service de la planète. À commencer d’ailleurs par une image moins triste des symboles mortuaires : une vitrine bleu marine, un style épuré e...

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