Viticulture Département

A Mâcon, le député, Benjamin Dirx lance les premiers Etats généraux de France sur la vigne et le vin

Le député de la 1ère circonscription de Saône-et-Loire, Benjamin Dirx avait lancé l’idée d’organiser des Etats généraux de la vigne et du vin le 23 août à Moulin-à-Vent alors qu’il rencontrait des vignerons grêlés dans le Beaujolais-Mâconnais. Lundi soir au BIVB à Mâcon, une trentaine de professionnels de la filière – et au delà – ont répondu à son invitation pour le lancement officiel. Cette réunion a permis de définir les thèmes des ateliers et la marche à suivre.

« Je n’imagine pas pendant cinq ans subir les choses. En tant que chef d’entreprise, je préférais anticiper. Anticiper pour les 10-15 ans à venir, au delà de mon mandat donc. Mais, c’est vous qui avez le savoir » a introduit Benjamin Dirx dans les locaux du BIVB à Mâcon, devant une trentaine de professionnels de la vigne et du vin. Devant lui se présentaient des représentants des organisations professionnelles agricoles, des ODG, des syndicats d’hommes ou de produits, des coopérateurs, des indépendants, des chais individuels, des salariés, des membres d’entreprises para-agricoles, des jeunes installés… soit « tout le terroir de ma circonscription », espérait le député. L’objectif de la réunion du soir était de définir les thèmes prioritaires. S’en suivront des ateliers par des groupes de travail de 6-8 personnes. Dans ce cadre, des experts pourront aussi être « auditionnés ».

Profiter de l’aura des EGAlim

« J’aimerai que dès le mois de mars, des choses sortent. Nous avons fait remonter au Ministère de l’Agriculture cette initiative, qui est indépendant des Etats généraux de l’alimentation (EGAlim) mais qui se place volontairement en même temps pour bénéficier de son aura et d’autres appuis au niveau des cabinets ministériels », annonçait Benjamin Dirx. A ses côtés, le député de la circonscription de Beaune, Didier Paris portait – lui aussi - « une attention scrupuleuse » aux échanges qui suivaient avec les professionnels de la filière vitivinicole. « Les réponses – notamment la réalité économique – ne sont pas forcément dans les textes législatifs et réglementaires », mettait-il en garde mais la volonté est de « partir du local pour sortir du concret » à l’Assemblée nationale, espère-t-il.

Inventaire à la Prévert

Des propos qui ne tombaient pas dans l’oreille de sourds. Le tour de table de présentation permettait à chacun d’exprimer son ou ses thèmes qu’il aimerait voir aborder. Des thèmes qui se rejoignaient souvent. « On a tous des problèmes particuliers mais on a surtout les mêmes en général », résumait ainsi Michel Barraud, président des Terres secrètes à Prissé. Un tri a cependant été nécessaire car une longue liste à la Prévert se dessinait : Adaptation au changement climatique pour Richard Rothiers de Romanèche-Thorins, l’environnement pour Céline Poulin de Saint-Maurice-de-Satonnay, de meilleures réserves financières en cas d’aléas climatiques pour Jean-Paul Paquet de Fuissé, la fiscalité pour Richard Martin de Davayé, la transmission des exploitations pour Jean-Pierre Michel et son fils Quentin de Clessé, le poids économique et social pour Luc Chevalier de Charnay-les-Mâcon, les problèmes de main d’œuvre pour Marc Sangoy de Bissy-la-Mâconnaise, les questions culturelles et patrimoniales pour Jean-Pierre Sylla de l’Académie de Mâcon, l’oenotourisme pour Jérôme Chevalier de Charnay, l’harmonisation des règles Bourgogne-Beaujolais pour Guillaume Bouchacourt de La Chapelle-de-Guinchay, la gestion des autorisations de plantation pour Denis Bouchacourt, courtier à Solutré-Pouilly, les rapports avec l’INAO pour Michel Barraud, la gestion du foncier pour Jean-Michel Aubinel de Prissé…

Cinq ateliers

Benjamin Dirx et Philippe Exertier, travaillant chez Amcor Capsules à Chalon-sur-Saône, proposaient alors une méthode de travail pour sélectionner cinq grands thèmes « pour pouvoir avancer » : "Environnement et maladies de la vigne", "Fiscalité", "Contraintes administratives", "Transmission" et "Oenotourisme". Les professionnels présents se répartissaient ensuite en groupe de travail dans ces ateliers. Le premier atelier se tiendra le 13 novembre.

Logique administrative et financière

C’est peut-être finalement le témoignage du jeune Quentin Michel qui a détoné le plus lundi soir : « j’ai fait des études de gestion des flux économiques des entreprises : produire plus avec moins. J’ai décidé de revenir sur l’exploitation familiale. Pour moi, la viticulture ne devrait pas avoir les mêmes problématiques que les industries. A l’école, on commence à nous expliquer qu’on sera peut-être 75 % du temps au bureau à devoir faire du travail administratif. Ce n’est pas normal cette logique administrative et financière ». Autant dire que tous étaient invités à réussir à trouver des solutions après ce témoignage, plein de franchise et vérité.

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