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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 05/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Le niveau de la consommation reste très préoccupant pour la filière. L’image de la viande rouge peine à trouver une place dans le panier de la ménagère, et notamment du fait d’un manque de pouvoir d’achat. Les GMS multiplient les promotions sur les côtes de bœuf, les pièces à fondue ou encore le rumsteak… Et cela alors que ces pièces encombrent les frigos des abattoirs, lesquels "cassent les prix" pour écouler leurs stocks. À ce jour, aucune information sur des rixes entre clients pour acheter de la viande !

L’animation commerciale reste tendue dans les campagnes avec d’importants reports de sorties dans certaines régions. Ces retards d’enlèvement sont accentués par le nombre grandissant d’éleveurs qui souhaitent cesser l’élevage. Cette situation semble ne pas donner de signe de reprise avant plusieurs semaines. Les éleveurs qui pratiquent la vente directe ou ceux qui sont en bio s’en sortent mieux avec des tarifs en meilleure adéquation avec les coûts de production. Le rapprochement de la clientèle de ces modes de production et de distribution est encourageant, mais cela reste malheureusement une niche par rapport à la globalité du marché.

Sur les marchés, l’ambiance est lourde même si on observe un écoulement un peu moins dépressif dans la cheville traditionnelle avec des achats pour le début du mois. Le commerce reste très calme et l’on observe une stabilité des prix dans les bonnes femelles charolaises de qualité bouchère. Les acheteurs ont toujours beaucoup de disponibilités dans les campagnes. La commercialisation reste très compliquée du fait d’un déséquilibre offre/demande dans les génisses et les vaches allaitantes de choix secondaire avec des tarifs trop bas pour que les éleveurs s’y retrouvent. En réformes laitières, les industriels ont réussi à stabiliser les prix des vaches finies, mais la vente est plus facile dans les montbéliardes plus communes qui remontent sur la moitié Nord du pays pour y être engraissées. En jeunes bovins, l’offre reste suffisante pour la demande des abatteurs français. Du côté italien, les producteurs se plaignent de la faiblesse des tarifs pratiqués en France et de la pression faite par les exportateurs. La tendance reste baissière en Allemagne et en France dans les charolais ou les limousins.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Le climat commercial reste marqué par les inondations qui couvrent de nombreuses prairies et par la pluie qui a gorgé un peu partout les sols de notre région. Les engraisseurs et les herbagers qui ont la possibilité de passer l’hiver sur des terrains porteurs sont à l’achat pour la préparation de la prochaine saison d’herbage, tout en restant prudents par rapport à la possible valorisation de la viande. La vente est normale sans plus avec des tarifs stables dans les charolaises lourdes. Les laitières et races mixtes à herbager sont recherchées, car la faiblesse des prix pratiqués dans la viande pour les animaux 2 ou 1 d’engraissement fait que les tarifs dans le maigre restent raisonnables pour une évolution tarifaire qui est plus facile à lire pour les prochains mois.

 

Broutards

La dynamique commerciale engendrée par la demande export dans les bons mâles charolais, limousins ou croisés vaccinés continus de doper les ventes même si les tarifs tendent à se stabiliser après la forte remontée des cours de ces dernières semaines. Le commerce demeure régulier dans les bons mâles, recherchés pour la repousse. Les engraisseurs spécialisés misent plus sur des animaux non-vaccinés dont les tarifs sont plus abordables. La commercialisation est normale dans les sujets convenables exportés vers l’Espagne, mais les difficultés perdurent dans la mauvaise marchandise. Dans les femelles, la vente est normale dans la bonne marchandise lourde et vaccinée, mais le placement reste tendu pour les légères vers l’Espagne.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

La réduction de l’offre contraint les intégrateurs à consentir quelques plus-values, même s’ils restent suffisamment approvisionnés pour des mises en place de juillet. Le nombre de veaux en partance vers l’Espagne a incité les intégrateurs à réagir pour mettre leur offre tarifaire à niveau. La demande dans les bons veaux tire le marché et devrait inciter les éleveurs à les faire grossir. La tendance est haussière pour l’ensemble des veaux holsteins, abondances ou montbéliards de poids et qualité convenable. Les veaux légers restent délaissés, car ils engendrent trop de mortalité dans les élevages. Dans les croisés laitiers, les tarifs sont plus fermes dans les sujets viandés, mais les ordinaires restent peu recherchés. Dans les bons veaux jaunes de qualité, le recul de l’offre facilite la vente et une fermeté des prix malgré une demande qui s’annonce en repli pour les sorties d’été.

 

Ovins

Le commerce souffre d’un manque de consommation, mais les volumes sont en baisse notamment sur les agneaux laitons de pays. La concurrence de l’import est également moins forte sur un marché intérieur. Les lacaunes se tassent, mais n’impactent pas les autres catégories. Dans les bons laitons, le commerce reste fluide sur les marchés avec des tarifs qui se tiennent bien par rapport à l’an passé. Le commerce est assez fluide dans les bonnes brebis lourdes dont l’offre demeure limitée, période de rétention des animaux dans le cadre de l’Aide ovine oblige.

 

Porcs

La tendance est à la stabilisation du prix avec un rapport offre/demande plus équilibré sur le marché européen. Les poids carcasses se replient légèrement, mais ils restent assez élevés à 96 kg de moyenne en France. Le prix se maintient à 1,102 € du kilogramme sur le Marché du porc breton.

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