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Inondations : mise au point de Bernard Lacour sur les accusations portées à l'encontre du monde agricole

Les inondations font couler beaucoup d’encre et de salive. A juste titre pour ceux qui en sont les victimes. Et l’Agriculture en est une. Alors que certains la prennent pour cible, Bernard Lacour, président de la FDSEA, monte au créneau et rétablit quelques vérités.

Ici à Gergy, comme dans de nombreuses autres communes du Chalonnais et de la Bresse, prairies et champs sont sous l’eau. Et la décrue sera lente avec des incidences importantes pour les cultures.

Une vague d'inondations sévit en France avec son lot de dégâts tant pour les habitations que les entreprises, mais aussi bon nombre d’exploitations agricoles, un drame pour les victimes.

Même si les inondations actuelles sont importantes, des précédents existent (1910, 1965, 2016...) et restent référence pour tous les spécialistes.

Pour autant, rechercher la responsabilité de l'agriculture et des agriculteurs dans ces phénomènes est insultant, même si les propos viennent de la part de gens qui ne vivent que des polémiques qu’ils ont eux même suscitées. Nous savons tous très bien que, dans ces épisodes, les zones agricoles et rurales sont sacrifiées pour protéger les grandes métropoles (Lyon, Paris,...). Elles constituent à ce titre des zones d'expansion des crues pour éviter l’inondation des zones de développement économique et humain, ce qui serait humainement et économiquement infiniment plus coûteux. Même si ce choix se comprend, il mérite d'être souligné et, pour certains, rappelé.

Nous savons tous également que l'urbanisation, avec son lot de béton et de goudron contribue à diminuer les capacités d'absorption de l'eau, sans parler des constructions réalisées en zones inondables…

Les agriculteurs n'en peuvent plus de ces attaques incessantes, alors même que leurs pratiques sont reconnues, l’exemple de la volonté du classement à l'Unesco du bocage du Pays Charolais-Brionnais en est une illustration. La reconnaissance de la gastronomie et de la traçabilité de nos produits en est une autre.

L'agriculture est la troisième profession préférée des Français, lesquels reconnaissent ainsi le travail réellement réalisé pendant que des minorités les insultent avec grand renfort de publicité.

Oui, la FNSEA a obtenu que les efforts faits par les agriculteurs soient reconnus entre autres pour que les zones vulnérables évoluent en fonction de l'amélioration de la qualité de l'eau entraînant le retrait d'un nombre important de communes de Saône-et-Loire.

Oui, la FNSEA travaille pour que la qualité de l'eau soit un objectif inscrit dans une vision globale de l'environnement et non de la seule agriculture. Je souligne au passage que la qualité de l'eau en Saône-et-Loire nous est enviée par beaucoup d'autres régions et départements…

Ces attaques injustifiées, sournoises et permanentes à l’encontre des agriculteurs brise le moral d'une profession. Elles participent à inexorablement vider nos campagnes, à diminuer nos volumes de production et ouvrent en grand les portes aux produits étrangers (Mercosur, Ceta...). Ces attaques sont l’allié sournois de ceux qui sacrifient notre agriculture sur l’autel de la mondialisation, refusant de voir et de s’intéresser aux conditions de productions des produits importés.

Producteurs et consommateurs sont victimes de cette situation.

Nous ne pouvons plus laisser écrire et dire n'importe quoi. Alors, ensemble, mettons fin à la désinformation.

Bernard Lacour

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