Loisirs

Des vêtements éthiques et esthétiques avec la Cour Des Grands

Avec La Cour Des Grands, Laurie Piffero et Aimeric Mayebola entendent prouver que l’on peut associer une certaine éthique à la confection de vêtements en se situant sur un marché de niche appelé à rapidement grossir.

L'ambition de départ était de permettre aux hommes de grande taille et ayant une certaine stature de pouvoir être bien habillés.

Au tout début de sa carrière, Arnold Schwarzenegger a eu l’occasion de croiser un certain Mark Hamill, devenu mondialement célèbre en interprétant Luke Skywalker. Lequel autrichien avait sollicité l’acteur américain pour lui dispenser quelques précieux conseils. Ce qu’il fit volontiers. « Arnold Schwarzenegger m’avait demandé des conseils alors qu’il commençait sa carrière. Je lui ai dit d’abandonner son accent pour avoir accès à des rôles plus variés et de changer son nom de famille que personne ne pouvait prononcer. Il a fait l’inverse et est devenu l’une des plus grosses stars de tous les temps. »

Marché de niche

Alors, n’allez pas dire à Laurie Piffero et Aimeric Mayebola que de se lancer dans la confection de vêtements en étant installé à Curdin, au cœur de la Saône-et-Loire, est une incongruité. Au-delà d’une tête bien pleine de par leurs études, ils ont surtout une tête bien faite. En créant La Cour Des Grands, ils ont non seulement pris le temps de soigneusement construire leur projet mais aussi choisi de se montrer patient, sachant parfaitement que la première année de vie d’une entreprise, quelle qu’elle soit, est forcément compliquée. Du simple fait, déjà, de se faire connaître de ses potentiels clients. Mais loin de se lancer dans la énième création d'une ligne de vêtements standardisés, le couple a cibleé une clientèle particulière : les hommes non seulement forts mais aussi de grande stature pour qui la mode ressemble trop souvent à un survêtement et à des vêtements mal taillés. « Il est en effet difficile pour ces hommes de trouver des vêtements à la fois sympas et bien coupés. En observant le marché, nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup de choix ».

Produire mais pas n’importe comment

Mais, au-delà du marché visé, il y a derrière, une vraie démarche éthique et écologique au sein de leur entreprise née en février dernier. « Nous n’avions pas envie de créer une marque de prêt-à-porter de plus ». Ainsi, pour ce qui est de la matière première, le couple tend à se différencier de la concurrence. Notamment en utilisant des rouleaux de tissus déjà existants, des stocks inutilisés. « Nous souhaitons également que la production de nos tissus soit la plus éthique possible avec un maximum de traçabilité. Notre objectif est de proposer des vêtements de bonne qualité à un prix juste ». Travaillant en étroite collaboration avec une styliste, ils imaginent des modèles et réalisent des croquis. Charge ensuite à la couturière de fabriquer les modèles à partir du prototype. « Notre système nous permet d’avoir des vêtements presque sur-mesure. Le client choisit la taille et le vêtement est fait en fonction de sa morphologie. Nos tailles vont du 38 au 52 ». Il convient de noter que chaque vêtement est fabriqué non seulement à la main mais aussi à la commande. « A court terme, nous aurons un atelier de production sur place ». Autre particularité de La Cour Des Grands : proposer un nombre de modèles limités. A savoir un bermuda, un t-shirt, une chemise, un pantalon plutôt fluide avec des pinces et un pantalon plus droit façon chino. Et ce, en plusieurs coloris. « Si nous devions définir un style pour nos vêtements, ce serait casual chic, à destination des 25 – 45 ans ».

De vrais vêtements durables

Laurie Piffero et Aimeric Mayebola fourmillent de projets pour développer leur entreprise.

Proposant des vêtement véritablement Made In France, Laurie Piffero et Aimeric Mayebola ne vendent leurs produits que sur Internet. Et ce, pour plusieurs raisons. D’une part réduire le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le client. D’autre part élargir le plus possible de potentiel clientèle. Avec des tarifs qui oscillent entre 89 € et 169 €. Des prix fixés en toute transparence puisque que pour un prix final, le client connaît le coût réel de chaque étape ainsi que la marge réalisée par l’entreprise. « Il n’y a pas de solde chez nous. Nous estimons qu’il y a une valeur dans le vêtement. L’idée est de consommer moins mais mieux. Nous ne poussons pas à la consommation. Nous souhaitons proposer des vêtements durables ». Même si l’entreprise n’en est qu’à ses débuts, le couple fourmille de projets. « Si cela fonctionne bien, d’ici trois à cinq ans, il y aura l'ouverture d’un appartement boutique. Par ailleurs, au printemps 2020, il y aura une collection pour les femmes, particulièrement adaptée aux grandes ».

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