Cotations Economie Elevage

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 13-2019

Bovins de boucherie : Les concours d’animaux de haute valeur bouchère sont en pleine préparation. Montluçon a ouvert le bal le 26 mars, suivront jusqu’au 13 avril, les dix-huit manifestations de renoms soutenus par la FNCAB (Feurs, Varennes-sur-Allier, Autun…). De nombreux autres concours à portée plus locale apporteront également des viandes succulentes pour les fêtes de Pâques. Face aux difficultés d’écoulement dans la bonne viande sur le marché traditionnel, les volumes annoncés pour cette année sont relativement stables et devraient encore être proches des 5.000 animaux. L’image de terroir et de qualité renvoyer par ces animaux resteront recherchés par des bouchers travaillant les viandes de qualité et par les GMS qui ont besoin de regagner la confiance des consommateurs et de montrer leurs engagements auprès des éleveurs. Ces derniers élèvent toujours leurs animaux avec passion sans en retirer un revenu décent.

La stabilisation du niveau de la consommation et une moins grande visibilité des associations anti-viandes dans les médias permettent un commerce plus serein, même si le principal souci des abatteurs réside dans l’équilibre entre la valorisation des pièces à griller et le minerai destiné aux steaks hâchés. La concurrence est rude sur ce créneau, mais la réduction du cheptel laitier européen devrait permettre une meilleure valorisation auprès de centrales d’achat toutes puissantes et qui cherchent toujours la faille pour repousser la hausse.

Par ailleurs, les industriels de la transformation et les distributeurs ont développé de nombreuses gammes de produits à base de protéine végétale et "détournent" le noms des produits carnés entretenant la confusion dans les dénominations pour les consommateurs (steak végétal). La bonne nouvelle pour les producteurs vient de la hausse de la part de marché des burgers qui ont détrôné le traditionnel jambon beurre pour les pauses déjeuner.

Au niveau commercial, la demande est peu soutenue dans les animaux hauts de gamme ou de qualité bouchère avec des achats de fin de mois souvent plus compliqués. Cependant, le niveau de l’offre ne permet pas aux acheteurs de peser sur les prix. De nombreux animaux seront présents sur les concours, avec des acheteurs qui vont déplacer leurs achats sur ces manifestations pour bénéficier des plaques et diplômes qui orneront leurs vitrines. Il faut donner envie au consommateur. Les tarifs se maintiennent dans les bonnes génisses et les jeunes vaches charolaises de qualité bouchère. Dans le domaine des allaitantes de choix secondaire et d’entrée de gamme, la réduction de l’offre avec le début des mises à l’herbe a peu d’impact pour le moment sur le commerce avec des abattoirs qui ont adapté leur activité. En réformes laitières, les industriels ont stabilisé les prix avec des disponibilités de fin de campagne plus étoffée et qui couvre mieux la demande. Le commerce reste fluide avec des tarifs reconduits dans l’ensemble des vaches frisonnes ou montbéliardes. En jeunes bovins, le niveau de la demande reste bas, avec un commerce européen toujours impacté par le manque de solution pour cette production. Les pays consommateurs sont trop peu nombreux et sont engorgés, notamment en cette période de carême. La tendance est lourde avec un report des ventes sur le marché intérieur.

Bovins d’embouche et d’élevage : Si la météo est favorable à la sortie des animaux, le froid et le manque d’eau inquiètent déjà certains éleveurs. Les engraisseurs ont des besoins, mais la demande cible des animaux de milieu de gamme avec du gabarit à herbager. Les femelles proches de la finition se négocient sur les bases de la viande. La demande est soutenue dans les holsteins ou les montbéliardes maigres à herbager.

Broutards : L’activité commerciale reste soutenue face à des sorties mesurées et une qualité qui se tasse à la saison. De nombreux broutards sont dans les herbages. Les bons mâles charolais ou limousins légers de repousse restent recherchés. Peu de changement dans les bons sujets U de 300/380kg vaccinés. La demande italienne faiblit dans les lourds pour les sorties d’été, mais les exportations vers l’Algérie limitent la pression sur les prix. La demande espagnole est également moins soutenue ce qui pèse sur la moyenne marchandise. En femelles, l’offre est un peu plus étoffée et couvre mieux la demande sur l’Italie avec des tarifs revus à la baisse. Le commerce très calme dans la moyenne marchandise destinée au marché espagnol.

Veaux d’élevage et d’engraissement : L’activité commerciale reste régulière, mais la faiblesse des mouvements vers l’Espagne permet aux intégrateurs de maintenir leurs prix dans les holsteins. En ce qui concerne les montbéliards, le recul de l’offre facilite les échanges, avec une demande toujours soutenue pour l’export. Ces derniers compensent ce déficit par des croisés montbéliards dont les prix sont très proches. Dans les veaux allaitants, la demande est moins soutenue pour les sorties de la mi-août ce qui entraîne une tension sur les charolais.

Ovins : Le niveau de la consommation est peu soutenu pour cette fin de mois. Seule, la modestie de l’offre avant les gros marchés d’avant Pâques permet de tenir les prix dans les bons laitons. Les tarifs tendent à progresser dans les lacaunes. En agnelets, la demande export est suivie. En brebis, le marché est à l’équilibre dans les bonnes brebis.

Porc : L’activité commerciale profite d’une demande chinoise plus soutenue associée à une demande de printemps plus favorable dans les pays du nord. Le poids moyen de porc abattu est enfin revu à la baisse à 96kg de moyenne et les tarifs sont en progression de 0,050€ à 1,283€ sur le MPB.

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