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Eric Millard l’orfèvre de la tonnellerie

Passionné et passionnant, Eric Millard a su faire de son métier un art. Avec son haut degré d’exigence, ce tonnelier atypique a su séduire, en seulement quelques mois, plus d’une soixantaine de vignerons soucieux de mettre en valeur leur plus grande richesse : leur vin.

Etre à son compte permet à Eric Millard d'aller a bout de ses idées.

Il aurait pu être cycliste professionnel, il a choisi de s’épanouir dans le triathlon avec, en guise de Graal, plusieurs participations au mythique rendez-vous d’Hawaï. Sa carrière aurait pu être un long fleuve tranquille au sein d’une prestigieuse maison, il a décidé de voler de ses propres ailes pour aller jusqu’au bout de ses idées.

L’amour du beau et du bois

Incontestablement, Eric Millard n’est pas quelqu’un que l’on enferme dans une case et qui se contente d’une petite vie tranquille. L’homme a besoin de se dépasser, d’aller au bout de lui-même. Que ce soit dans le sport ou bien dans son métier. Issu d’un monde agricole qu’il connaît bien avec un père éleveur de vaches charolaises, il choisit une autre voie, celle de l’ébénisterie, d’où découle une véritable passion pour le beau et le bois. Il se dirige ensuite vers la tonnellerie, un domaine qui l’attire tout particulièrement. Il effectue ses premières armes en Côte d’Or chez François Frères Tonnellerie, sans doute l'un des plus grands tonneliers de Bourgogne. Jean-François sera alors un véritable mentor pour Eric Millard. « Il m’a appris mon métier ». Désirant se rapprocher du vin, Eric Millard travaille ensuite près de trois décennies au sein de la dernière maison beaunoise qui fabrique ses propres fûts : Louis Latour. C’est là qu’il expérimente la symbiose nécessaire entre chaque fût et chaque grand terroir, millésime après millésime.

L’envie de s’épanouir

En 2018, Eric souhaite porter un regard personnel dans le monde de la tonnellerie haut de gamme. L’ambition est simple : apporter une réponse sur-mesure aux meilleurs vignerons, sublimer chaque vin grâce à un travail artisanal et manuel à petite échelle. D’où la naissance de son entreprise "La Fabrique Eric Millard", installée à Saint-Marcel, à proximité de Chalon. Une société qui est portée par des convictions fortes. A commencer par le relationnel avec ses clients, Eric Millard ayant envie d’une relation personnalisée avec chacun d’entre eux. Chaque vin étant unique, pas de catalogue, pas de gamme de fûts, pas de standard mais des fûts sur-mesure avec trois contenances possibles : 228, 300 ou 350 litres. Quant à la chauffe à basse température, avec des cuissons longues, elle est innovante et adaptée à chaque vin. « Le pinot et le chardonnay étant relativement sensibles, il faut des chauffes qui respectent le vin ». Le point de départ est toujours la compréhension par Eric Millard des vins du vigneron et de son style. Tout commence donc par une ou plusieurs dégustations et un échange sur les pratiques techniques au domaine, les modes opératoires au chai comme en cave, les ambitions et spécificités de chaque vin à magnifier durant l’élevage.

La qualité prime

Une démarche qui a déjà séduit, en seulement quelques mois, plus d'une soixantaine de domaines, essentiellement bourguignons et en Côte du Rhône. « J’ai également des commandes des Etats-Unis ainsi que des touches du côté de la Suisse et du Luxembourg ». Même s’il a une capacité de production de 800 à 900 fûts par an et qu’il pourrait atteindre les 2.000 exemplaires en embauchant un ou deux salariés, il n’entend pas trop grossir. Pour que la qualité demeure, tant en terme de production que de relationnel. « L’objectif est de pouvoir garder une maîtrise artisanale de chaque fût et une relation forte avec chaque client ».

Le rôle clé du bois

La qualité du bois est essentielle à toute réalisation de fut de qualité.

C’est en 2000 que Eric Millard effectue sans doute l’une des rencontres les plus importantes de sa vie professionnelle en la personne de Bernard Gauthier, un mérandier d’exception installé à Ménetou-Salon. Logique alors qu’au moment de créer sa propre entreprise il noue avec lui un partenariat d’exclusivité en terme d’approvisionnement de bois. « La qualité du bois prime dans mon métier. Sans cela, on ne peut viser la haute qualité ». Ainsi, il s’approvisionne en bois issus de chênes centenaires en région Centre Loire. Un bois séché au minimum 36 mois. « J’aime bien la minéralité, la structure de ce bois avec une fibre assez serrée et une belle densité. Sur le plan aromatique, il offre une complexité et une longueur en bouche très intéressante ».

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