Lait Elevage

Lait’ lite 71 est là pour montrer le dynamisme départemental !

Association de promotion de l’élevage laitier en Saône-et-Loire, Lait’lite 71 témoigne d’un remarquable dynamisme. Un peu partout en France, les éleveurs font briller les couleurs du département avec des résultats très honorables.

A l’occasion de l’assemblée générale de Lait’lite, le GDS 71 a présenté le plan d’éradication de la BVD qui va démarrer en Saône-et-Loire cet automne dans la zone Bresse.

L’association Lait'lite 71 a tenu son assemblée générale le 14 mars dernier à Montret. Une AG couplée avec celles des syndicats de race montbéliard et holstein et suivie de la visite de l’élevage d’Alexis Vendème à Vérissey (nous y reviendrons). Dans un contexte laitier pourtant incertain, le rendez-vous est parvenu à drainer une quarantaine de personnes dont une majorité de jeunes éleveurs, tous motivés par la génétique. Un signe encourageant prouvant que le dynamisme persiste bel et bien dans le lait en Saône-et-Loire.

Le compte-rendu des manifestations 2018 témoigne de ce regain d’activité avec de nombreuses sorties et des résultats encourageants. Fin février, deux montbéliardes de Saône-et-Loire participaient au salon de l’agriculture. Début mai, neuf vaches sont allées au Montbéliard Prestige à Besançon où un titre de championne mamelle jeune a été remporté par une femelle du Gaec 2000 de Pierre-de-Bresse. En juin, quatre Prim’Holstein et deux montbéliardes sont allées au Show Open de Lezay dans les Deux Sèvres. Début octobre, le Gaec de Raimbos de Simandre participait au Sommet de l’Elevage avec une prim’holstein. Quelques jours plus tard, le Gaec JS2L de Pierre-de-Bresse remportait le titre de championne espoir « Red » au salon Agrimax de Metz. Six holsteins de Saône-et-Loire se sont défendues sur place face au gratin des élevages de l’Est de la France.

Concours interdépartemental en 2020

2018 aura aussi été marquée par la deuxième édition de la Fête du Lait en Bresse début avril à Louhans. La manifestation saône-et-loirienne a de nouveau été une réussite avec une centaine d’animaux en concours, 1.300 repas servis par les JA et pas mal de nouveaux exposants. Cette fête du lait n’a pas été reconduite cette année, mais Lait’ lite 71 planche déjà sur un projet de concours interdépartemental en 2020, révélait le président Julien Gandrey.

L’année 2019 a débuté par un voyage dans le Doubs fin janvier. Début mars, deux montbéliardes appartenant au Gaec de la Noue de Gibles et au Gaec d’Amont de Pierre-de-Bresse ont remporté des deuxièmes prix au salon de l’agriculture. La suite du programme de l’année s’annonce de nouveau chargée avec le Montbéliard Prestige à Besançon les 29 et 30 mai ; l’Expo du Futur à Bourg-en-Bresse du 13 au 16 juin ; le Sommet de l’Elevage du 2 au 4 octobre ; le Show Open Génisses du 23 au 25 octobre à Metz et le National Montbéliard à Besançon du 25 au 30 novembre.

« L’intérêt de nos manifestations est avant tout de faire connaître notre métier et pour cela, nous avons besoin de tout le monde », concluait Julien Gandrey. « Dans un contexte où des entreprises de collecte se demandent si elles restent en Saône-et-Loire, c’est important de montrer qu’on a du dynamisme dans le département avec des fermes qui tournent », argumentait le président.

Montbéliarde : génération génomique !

En 2018 en Saône-et-Loire, la production moyenne par vache des montbéliardes a progressé pour atteindre 7.787 kg de lait, soit 600 kg de plus que la moyenne nationale. Les taux sont sensiblement les mêmes que la saison précédente (39,8 de TB et 33,6 de TP). Pour la première fois depuis longtemps, l’activité insémination a augmenté sur la campagne 2017/2018 pour atteindre plus de 18.000 inséminations en Saône-et-Loire. Les semences sexées représentent 17% de ces inséminations ; les semences « Profil » 33% et les semences « catalogue » 49%. La génomique a fait disparaitre les taureaux stars au profit d’une plus grande diversité de reproducteurs. En Saône-et-Loire, Jenken, Jérémiah, Landos, Julko, Juoforez et Lelabel, Laramis, Linferno, Lanister, Lebogoss constituent les top 5 des plus utilisés en non sexés et en sexés. Des taureaux nouveaux, très jeunes et tous génomiques désormais.

L’augmentation du niveau génétique des inséminations s’accélère. On est passé de + 2,4 points d’ISU par an à + 7,7. Le niveau de production a progressé de + 77 kg de lait par an en six ans et la morphologie gagne 1,1 points chaque année. Sur la zone Umotest, les éleveurs privilégient les taureaux des gammes « production » et « qualité » devant « sérénité », « rentabilité » et « morphologie ». A l’échelle d’Elva Novia, c’est la gamme « qualité » qui est la plus utilisée devant la « production », ce qui reflète une recherche d’amélioration des taux. 52% des semences utilisées sont de taureaux génomiques avec index et 31% de taureaux génomique « Profils ». La part des taureaux confirmés ne représente plus que 16,5%. Des chiffres un peu différents sur la zone Umotest avec 58% de taureaux génomiques avec index ; seulement 22% de taureaux « Profils » et un peu plus de taureaux confirmés (20%).

3.192 femelles génotypées

Avec Elva Novia, les éleveurs de Saône-et-Loire participent à la création génétique au sein d’Umotest. Fortement encouragé par l’unité de sélection, le génotypage continue de gagner du terrain avec 3.192 femelles génotypées soit 917 de plus que la saison passée. Umotest recrute des éleveurs pour sa station de donneuse d’embryons. Parmi les évènements génétiques de l’année, quatre nouveaux taureaux issus du Gaec de la Clairière (famille Guigue) de Saint-Vincent-en-Bresse ont été inscrits au catalogue. Ce nouveau cru fait de cet élevage celui qui a fourni le plus de veaux à Umotest, signalait Pascal Quignard. « En 2018, les promesses des index génomiques ont été tenues », rapportait le technicien, faisant référence au lien avéré entre l’évaluation génomique et les performances des femelles. La fiabilité des index génomiques est aujourd’hui prouvée.

Holstein : les fonctionnelles au détriment du lait

En Saône-et-Loire, le niveau de production des prim’holstein a été sensiblement le même que la saison précédente à 9.039 kg par vache. Les taux sont de 39,8 en TB et 32,2 en TP. Un fléchissement de production est observé dans les premières lactations traduisant un travail accru sur les fonctionnelles au détriment du lait, indiquait-on. L’activité insémination prim’holstein a été de 11.700 IA sur la zone Bourgogne d’Elva Novia. Les semences génomiques représentent 75% des inséminations et les « Pack » 16%. La semence sexée pèse pour 10%. Le nombre de génotypages stagne en race holstein, faute d’un coup de pouce de l’unité de sélection comme en race montbéliarde. Sur les 3.300 prim’holstein en contrôle laitier en Saône-et-Loire, un tiers sont inscrites à prim’holstein France (PHF). La comparaison des résultats entre vaches et génisses montre qu’un effort génétique a été fait sur les caractères fonctionnels au détriment du lait. Un travail est à faire au niveau des membres, recommandait Anne Chapon de PHF.

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