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La nouvelle Sous-préfète de Louhans, à l’écoute du monde agricole

Nouvelle sous-préfète de Louhans, Madame Pascaline Boulay était invitée par la FDSEA et JA de Saône-et-Loire pour venir à la rencontre des agriculteurs de son arrondissement ce 26 octobre. Au Gaec Denizet, chez Marlène Lonjaret et Fabrice Ridet à Montpont-en-Bresse, toutes les productions avaient répondu présentes pour évoquer la sécheresse, sans oublier toutes les autres problématiques locales.

Pour cette zone du département, les difficultés se cumulent cette année. Anton Andermatt, vice-président FDSEA du Pays de la Bresse, introduisait cette rencontre par un constat : en février 2017, cette région du département était classée zone vulnérable, un an et demi après, la sécheresse ne fait que fragiliser encore plus les exploitations qui ont dû faire face à des mises aux normes couteuses suite à ce classement. C’est une trentaine d’exploitants, qui s’est retrouvée à Montpont-en-Bresse en présence des élus locaux - Denis Lamard, conseiller régional, Frédéric Cannard et Mathilde Chalumeau, conseillers départementaux - pour les alerter sur la situation très difficile que sont en train de vivre les éleveurs du département. Samuel Chanussot, vice-président de la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire, précisait quant à lui que les exploitations de polyculture élevage comme celle de Marlène et Fabrice sont exclues du dispositif de calamités agricoles. « Il est nécessaire de trouver des moyens pour aider ces exploitations », ce sur quoi Denis Lamard était bien d’accord. Il confirmait alors l’annonce de l’enveloppe de 10 millions d’euros prévue par la Région Bourgogne Franche-Comté, sous forme d’aides directes pour 5 millions, et d’aides à l’investissement pour les 5 autres millions. Le département devrait dans les prochains jours, annoncer lui aussi une aide complémentaire. Les éleveurs restent, de leur côté, inquiets sur le mode de répartition de cette enveloppe.

Des versements insuffisants

Certes, l’acompte Pac de mi-octobre a été réévalué à hauteur de 70% au lieu de 50% pour palier en partie au manque de trésorerie qui ne cesse de se faire ressentir sur les exploitations suite aux conséquences de la sécheresse, mais Anton Andermatt soulignait la problématique qui se pose pour les exploitations contrôlées ces jours-ci et qui ne percevront aucun versement probablement avant la fin du mois de novembre, le temps que leur dossier soit instruit par l’administration. Ces exploitations, pour certaines, se retrouvent dans une situation financière très délicate.

Attentive, Pascaline Boulay promettait de relayer les doléances de la profession auprès des représentants départementaux, régionaux et nationaux. La sous-préfète se dit prête à visiter d’autres exploitations pour ainsi mieux prendre conscience des difficultés et des enjeux auxquels font face les agriculteurs de son arrondissement.

Séverine Rémaque – FDSEA de Saône-et-Loire

Une main d’œuvre saisonnière à un coût plus élevé

David Colin, horticulteur à Sornay, était présent pour dénoncer la suppression du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le risque de suppression de l’exonération TO-DE (exonération travailleurs occasionnels). « Dans nos productions très employeuses de main d’œuvre, la suppression de ces dispositifs serait un drame pour la viticulture mais également l’horticulture et le maraichage ».

Ne pas oublier d’associer les agriculteurs dans le projet de parc naturel régional

Le projet de parc naturel régional fut le dernier, mais pas des moindres, sujet abordé à l’occasion de cette visite. Avant même de laisser la parole à Frédéric Cannard, suppléant de la députée Cécile Untermaier, Anton Andermatt a souhaité préciser la position des agriculteurs sur ce dossier : « Nous ne sommes ni pour, ni contre un parc naturel. Mais, plus qu’un « parc », c’est un « label » qu’il nous faudrait pour valoriser nos productions locales ». « La profession est prête à travailler pour définir un cahier des charges, mais refuse toute contrainte supplémentaire ». Frédéric Cannard a donc pris le temps d’expliquer où en est ce projet. « Le projet de parc naturel régional sera dans un premier temps un terme purement administratif. Le cahier des charges ne prendra en compte que les règles déjà existantes du Scot (Schéma de cohérence territoriale) de la Bresse Bourguignonne, il n’y aura pas de contraintes supplémentaires pour l’agriculture ». Et de préciser, qu’il est tout à fait favorable à un travail en collaboration avec les représentants de la profession. Les agriculteurs présents restent méfiants sur le sujet et dénoncent le manque d’information fournie en amont de cette annonce. « Les principaux concernés que nous sommes l’ont découvert dans les journaux ! ».

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