Département Viticulture Actualité

Itinéraire(s) à la carte pour découvrir la Saône-et-Loire

Le 23 mai, l’Agence départementale du tourisme de Saône-et-Loire (ADT 71) faisait une rétrospective de l’année touristique 2017, un point sur 2018 et évoquait même déjà les projets pour 2019. Parmi eux, une "route des vins" unique pour tout le vignoble de Saône-et-Loire, route dont le nom n’est pas encore arrêté, car sa numérisation (appli web) étend ses possibilités bien au-delà (patrimoine, culture, restauration…) du simple cadre œnotouristique.

Le Département et l'ADT 71 ont déjà sortis une application pour les voies vertes et bleues.

En 2018, peu de changement dans la liste des principaux sites visités en Saône-et-Loire. En tête, la basilique du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial (425.000 visiteurs ; gratuit). Suivent, le Parc des Combes au Creusot (240.000 ; payant) et le zoo de Touroparc à Romanèche-Thorins (209.564 ; payant). Au delà de ce podium, de nombreux autres sites, dont le Grand site de Solutré Pouilly Vergisson (200.000 ; gratuit) ou encore le Hameau Dubœuf à Romanèche-Thorins (100.000 ; payant) pour les principaux sites pouvant être considérés comme œnotouristiques. Parmi les événements, le festival des "Musicaves" à Givry (du 25 juillet au 1er août) attire 4.627 passionnés de jazz et de vins. Etonnamment, les Mâcon Wine Note ? (4.500 entrées en 2017) n’apparaissent pas dans la synthèse de l’ADT. Un oubli qui démontre que la ville préfecture de Mâcon est la grande absente de tous les classements. Autant dire que le projet d’une Cité des vins de Bourgogne - en lieu et place de la Maison mâconnaise des vins - a toute sa place pour devenir immédiatement l’attraction touristique numéro 1 de la ville.

Premier en Bourgogne Franche-Comté

Au final, le bilan touristique du département de Saône-et-Loire est le meilleur de Bourgogne Franche-Comté, en terme de nuitées marchandes (hôtels, camping, meublés en centrale) ou non. Le président de l’ADT 71, Arnaud Durix, a bien l’intention d’augmenter ce chiffre lequel est le plus pertinent en terme d’évaluation du chiffre d’affaires gagné. La marge de progrès est importante, même en gagnant une place par rapport à 2016, le département reste le 46ème département pour les nuités françaises. En incluant restaurants, cafés, commerces, sports, soin… 5.570 emplois sont liés aux activités touristiques soit 2,8 % de l’emploi total en Saône-et-Loire.

Malgré 81 hôtels (9.716 lits ; 1.484.800 nuités payantes), 63 campings (12.351 lits), 538 meublés labelisés (2.965 lits), 476 chambres d’hôtes (1.349 lits), la majeure partie de l’offre d’hébergement est constitué de résidences secondaires : 22.629 pour 113.145 lits. Autant dire que la Saône-et-Loire reste un département de passage, à l'occasion des vacances comme pour le travail avec 52 % des nuités de l’hôtellerie. Si 78 % des Français connaissent la Bourgogne, seul 17 % d’entre eux la citent spontanément comme une région touristique... Et cela malgré une bonne note de 7,1/10 en terme d’image ! Ils identifient la beauté des paysages, l’authenticité des villages et sites naturels comme des atouts, mais citent le rapport Qualité/Prix, l’ambiance et l’accueil des habitants comme autant de points faibles. Les Français seraient-ils trop critiques et trop gâtés en terme de choix (mers, montagnes) ?

Un panneau "Chardonnay" sur l’A6

Pourtant, la Saône-et-Loire ne manque pas d’atouts « pour devenir une véritable destination de séjours », énumérait Arnaud Durix. L’ADT 71 s’emploie activement à les faire connaître, notamment « à l’extérieur » du département. L’agence mise aussi sur le « efforts collectifs » et souhaite davantage mettre en réseau les quelques 2.000 opérateurs publics et privés.

Après le lancement des dégustations labelisées "Œno Moment" la semaine précédente par la CCI 71 (lire notre article publié en page 12 de notre édition du 25 mai), la vice-président en charge du tourisme au Conseil départemental, Elisabeth Roblot a rappelé que l’œnotourisme était une des deux priorités identifiées. « Le tourisme, c’est de l’emploi et de l’économie non délocalisables », rappelait-elle plus largement. De nouveaux panneaux "promotionnels" - 25.000 € HT le duo pour vingt-cinq ans - seront prochainement aposés aux abords des autoroutes A6 et A39. Dont un sur le cépage Chardonnay, et cela « avant la fin de l’année ». En tout, la Saône-et-Loire disposera d'une soixantaine de panneaux devant lesquels passent entre 8.000 et 9.000 voitures chaque jour, selon l'APRR (Autoroutes Paris Rhin-Rhône).

Itinéraire à la carte

La voiture reste de loin le principal mode de transport contemporain. Reste dès lors à convaincre chacun d’en descendre ! Outre, pour les sportifs, le Marathon des vins de la Côte chalonnaise, 2.500 km de pistes cyclables et de voies vertes sont empruntés avec un million de passages cumulés.

Avec 37 AOC répartis sur le vin et la gastronomie et 195 sites "Vignobles & Découvertes", Elisabeth Roblot entend s’appuyer sur de tels atouts pour lancer « en mai 2019 » une « route des vins dont le nom reste à trouver » allant des Maranges aux Beaujolais de Saône-et-Loire, en passant par la Côte chalonnaise, le Tournugeois et le Mâconnais. L'élue a présenté le projet aux présidents des ODG et à la Région puisque « le but est de se raccrocher à la route des Grands crus en Côte-d’Or et à celle du Beaujolais » pour capitaliser sur l’existant. Reste que c’est complexe de n’oublier personne alors que 156 communes viticoles sont concernées... C’est d'ailleurs là que le numérique fait la différence... S’appuyant sur les dernières technologies, la future application (logiciel pour Smartphones/tablettes) géolocalisera les touristes pour leur « donner des repères » et lister les lieux (musées, sites…) à visiter à proximité et après la visite des domaines, caves et autres maisons de vins. « Un itinéraire à la carte qui n’enferme pas les visiteurs » est permis par cette application voulue « ultra-moderne » qui alertera les mobinautes des futurs événements. Le tout sera complétée par des « panneaux digitaux » dans les communes, en plus des traditionnels cartes et offices de tourisme présents dans le département. Evidemment, le plus difficile sera de faire installer cette application par un maximum de personnes... C’est là que les « efforts collectifs » et le réseau de l’ADT se révèleront prépondérants pour l’intérêt de tous les Saône-et-Loiriens.

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