Actualité Culture

Ambiance morose au congrès de l’AGPM

Le congrès de l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs) s’est tenu à Mulhouse les 21 et 22 novembre. L’occasion pour des céréaliers de Saône-et-Loire de faire le déplacement afin de prendre la température de la filière maïs.

Nombreux furent les sujets abordés et débattus lors de ce congrès tels que la rémunération des producteurs, l’interdiction des néonicotinoïdes, le subventionnement des assurances... Mais, en cette année de sécheresse prolongée, celui qui retint une attention plus particulière fut forcément celui du stockage de l’eau.

« La situation pour les producteurs de maïs semences est tendue, malgré une demande de la part des semenciers qui se maintient voire qui progresse, il existe des problèmes de rémunérations qui peuvent être importants. La situation peut être très variable d’un syndicat à l’autre, sachant que les producteurs de maïs semence sont réunis dans 25 syndicats sur l’ensemble du territoire », témoignait Emmanuel Buisset, exploitant agricole à Charrette-Varennes et administrateur AGPM. « Venir à ces rendez-vous professionnels permet d’avoir une approche nationale des dossiers d’actualité, car les approches peuvent être très différentes d’une zone géographique à l’autre, et selon les types d’exploitations : polyculture ou monoculture de maïs ». « Ce sont des moments d’échanges importants avec les collègues ».

Lionel Borey, exploitant à Crissey et président de la section grandes cultures de la FDSEA de Saône-et-Loire, était lui venu pour écouter les réponses du Ministre de l’Agriculture aux questions que se pose la profession. Ce congrès devait représenter l’une des premières sorties du Ministre de l’Agriculture suite à sa nomination récente. Quelle ne fut pas la déception des congressistes, lorsque l’intervention du Ministre s’est traduite par une courte vidéo. « Le Ministre n’est pas venu se confronter à la réalité de la situation des exploitants ».

Cédric Gautheron, exploitant à Rully et administrateur Irrigants de France, ne ratte aucun de ces rendez-vous annuels : « Venir à ce type d’évènements me permet d’avoir un ressenti sur l’année écoulée et d’avoir les lignes directrices pour l’année à venir ».

Christiane Lambert est venue clore ce congrès par un discours d’alerte et réaliste. Les exploitants vont devoir faire face à des évolutions de leur métier. Un des points d’inquiétude majeur est la mise en place de zones de non traitement à proximité des zones d’habitation qui en atteignant 200m pourraient représenter jusqu’à 30% de la SAU dans certaines régions et concerner tout type d’épandage même celui de produits de biocontrôle. Il s’agit là de la disparition programmée de solutions de production. Face à ces difficultés, les producteurs de maïs ont des difficultés à rester optimistes.

Services

Recevoir la newsletter