Actualité Elevage Ovin

Mouton Charollais : 300 agnelles triées sur le volet

Le 13 septembre prochain, l’OS Mouton Charollais organise une vente de 300 agnelles inscrites à Charolles. Une opportunité pour les acheteurs de s’investir dans la production ovine en optant pour le bon choix économique.

Les agnelles issues de cheptels inscrits cumulent les garanties génétiques, sanitaires et même de service après-vente grâce à l’OS Mouton Charollais.

Une vente d’agnelles de race Mouton Charollais aura lieu le jeudi 13 septembre prochain à Charolles. Organisée par l’organisme de sélection (OS) du Mouton Charollais, elle devrait réunir près de 300 femelles de l’année pour une vente ouverte dès 10h. Le repas pourra être pris sur place et la vente se prolongera jusque vers 16h. Les transactions se feront de gré à gré, mais selon des prix fixes différant selon les catégories d’animaux, précisent les organisateurs. Le catalogue de la vente sera en ligne sur le site de l’OS une semaine à l’avance.

En 2017, 140 agnelles avaient trouvé preneurs et en 2016, près de la moitié des animaux avaient été vendus. En 2015, la toute première édition avait été contrariée par la FCO, remémore Aline Bonnot, directrice de l’OS Mouton Charollais.

Comme chaque année, des acheteurs de la France entière et même de l’étranger sont attendus.

Sélectionneurs ou producteurs de viande

Une centaine d’agnelles sont d’ores et déjà réservées par des éleveurs adhérents à l’OS désireux de développer leur troupe inscrite. Parmi ceux-ci, un éleveur côte-d’orien qui reprendrait une trentaine d’agnelles supplémentaires ; un nouvel adhérent jurassien qui en aurait réservé une quarantaine ; un éleveur ardennais partant pour une vingtaine d’agnelles. Si ces agnelles inscrites sont évidemment privilégiées par les sélectionneurs, elles sont destinées à tout acquéreur qu’il soit orienté vers la sélection ou la production de viande ; éleveurs détenant déjà une troupe ou désirant en créer une, insiste Aline Bonnot.

Pas de reconquête ovine sans génétique

Pour l’OS Mouton Charollais, cette vente d’agnelles s’inscrit dans le programme national Inn’Ovins dont l’objectif est d’atteindre + 10% d’agneaux en 2020. Un redéploiement de la production ovine sur le territoire dont l’un des leviers d’action est la génétique. Certaines régions ont d’ailleurs fait le choix de financer des aides à l’achat d’animaux reproducteurs, confie la directrice de l’OS. Car elles aussi sont convaincues que le soutien à la filière viande ovine passe aussi et d’abord par la génétique, gage de plus de kilos de viande produits avec moins de frais.

Génétique : des gains à la clé

A la veille d’organiser sa troisième grande vente d’agnelles Mouton Charollais, l’OS rappelle l’importance de se doter d’un troupeau muni de références génétiques. A une époque où pour maintenir le revenu, l’élevage ne tolère plus aucune lacune technico-économique, la part des achats d’animaux non inscrits progresse au détriment des reproducteurs certifiés, constate Aline Bonnot, directrice. « La génétique est pourtant un levier de la productivité des élevages », rappelle-t-elle. « Négliger l’achat de ses femelles en se privant de référence génétique est une erreur », estime-t-elle. Et si le surcoût d’un animal inscrit est l’une des explications de ce désintérêt, les intéressés se trompent en occultant les gains économiques à long terme induit par l’investissement dans la génétique, argumente, chiffres à l’appui, Aline Bonnot.

Des kilos en plus, des concentrés en moins

Et la directrice de prendre l’exemple de la valeur laitière des mères. « Une valeur laitière supérieure à 100, cela signifie que les agneaux vont grossir plus vite, d’où moins de jours d’engraissement et moins d’aliments dépensé. Pour un troupeau de 200 brebis, une différence de poids âge type à 30 jours de 3 kilos entraine une économie de concentrés de 1.000 €, démontrent les réseaux d’élevages ovins Nord Picardie ». Des agnelles sélectionnées sont aussi un gage d’avoir plus d’agneaux à commercialiser. Pour un troupeau de 200 brebis, 0,15 points de productivité en plus équivaut à un gain de produit de + 2.200 €, démontrent les mêmes réseaux d’élevages.

Des index qui parlent

« En achetant une agnelle inscrite, outre la certitude d’être dans le standard de la race, l’éleveur dispose d’informations chiffrées sur son potentiel génétique. Il dispose aussi d’indications sur les performances des parents, lesquelles permettront de déterminer le potentiel génétique de l’agnelle, notamment sur sa valeur laitière (jours d’engraissement de gagnés). Ces données permettent également de repérer les lignées prolifiques (au moins deux agneaux par brebis). Grâce aux pesées à 30 et 70 jours que nous sommes peu de races à effectuer, l’éleveur peut aussi choisir les meilleurs potentiels de croissance », détaille Aline Bonnot.

Garanties sanitaires

Au-delà des promesses en matière de performances, les agnelles issues de trois générations de sélection portent aussi des garanties sanitaires, expose la directrice de l’OS. Les cheptels inscrits, dont elles sont issues, sont indemnes de tremblante, de brucellose et de visna maëdi, détaille-t-elle. L’achat d’agnelles auprès d’adhérents à l’OS Mouton Charollais donne aussi accès à un véritable service après-vente : « nous nous engageons à conseiller les éleveurs. Nous pouvons même assurer les livraisons », confie Aline Bonnot.

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