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Analyse des marchés animaux, des tendances de la semaine et des différents marchés animaux

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie : Alors que les députés planchent sur la place du Bio dans les cantines pour les années à venir, il serait peut-être bon de joindre une trace carbone aux produits, car le Bio qui vient de chez nos voisins européens est peut-être moins bon pour la planète que le non-Bio du producteur local. Même si la production française se développe rapidement, elle est insuffisante pour la demande et de nombreux produits sont importés. Le Bio, c’est bon si c’est local ou régional.
Le développement des ventes sur Internet de viande conventionnelle ou sous signe de qualité est rapide avec de nombreux sites qui proposent des viandes de qualité, produite en France. Les consommateurs sont séduits par ces offres qui redonnent du lien avec les producteurs, et sont nettement moins exigeants sur le prix. Ils acceptent facilement de payer "cher" les services qui mettent la ferme à leur porte. La rémunération de ces produits permet une plus juste rémunération des éleveurs, mais les volumes distribués demeurent marginaux par rapport à ceux traités par la grande distribution. Ces dernières enregistrent une nette baisse de la consommation de produit carné, face à un accroissement rapide des températures. Même la distribution de brochette est touchée. Au niveau des abattoirs, l’équilibre matière des carcasses est très compliqué, car la demande se concentre sur quelques pièces à griller alors que les frigos se remplissent.
La situation commerciale sur les marchés est compliquée, avec des acheteurs qui montrent peu de besoins et une offre qui a nettement reculé ces derniers jours. Les éleveurs profitent du beau temps pour le ramassage de l’herbe. Cet équilibre entre une faible demande et une offre réduite permet une stabilité des prix qui ne convient pas aux éleveurs qui souffrent toujours d’un manque de valorisation de leurs produits. Le commerce est très calme dans les animaux de qualité bouchère ou dans les vaches lourdes. La demande se concentre sur les allaitantes de choix secondaire (R), avec toujours le prix comme base de référence pour maintenir la charge de travail dans les abattoirs. Dans les laitières, avec la fermeture des cantines, l’offre en viande hachée fraîche est suffisante, avec un basculement vers la surgélation. Les besoins des gros industriels sont en baisse, mais le recul de l’offre est marqué pour cette semaine. Les abatteurs font de la résistance à la progression des prix, mais une détente se profile doucement dans les bonnes vaches Holsteins ou Montbéliardes. En jeunes bovins, le coup de chaleur fait reculer la consommation en France comme en Italie. Les besoins italiens sont réduits avec un pays privilégiant sa production intérieure. Le commerce reste très calme, avec un maintien des prix dans les Charolais ou les Limousins.


Bovins d’embouche et d’élevage : Les disponibilités sont nettement moins abondantes sur les marchés. Les prairies restent verdoyantes ce qui permet un écoulement assez régulier dans le bon maigre recherché par les engraisseurs spécialisés. Le commerce est plus calme dans le cheptel de second choix, voire difficile dans les animaux âgés ou maigreux. 

Broutards : Les besoins à l’export ne peuvent être satisfaits face au recul de l’offre de cette semaine. De nombreux éleveurs sont dans les foins et ne craignent pas de repousser leurs sorties. Les conditions sont favorables avec de l’herbe et des tarifs qui restent fermes.  Le commerce demeure actif, même si l’ensemble des acheteurs se plaint du niveau des prix pour la rentabilité des ateliers d’engraissement. Les Charolais, Limousins se tiennent sans difficulté. La faiblesse de l’offre permet un écoulement régulier également dans la moyenne marchandise. Dans les femelles, la modestie de l’offre facilite la vente sur les bonnes laitonnes herbées de 350 kg. La vente est également plus régulière dans les légères ou les ordinaires exportés vers l’Espagne.

Veaux d’élevage et d’engraissement : La faiblesse de l’offre facilite les échanges, mais les intégrateurs gardent la maîtrise des prix en attendant les mises en place de Noël dans quinze jours pour commencer à peser sur les prix. Les tarifs sont stables dans les veaux Holsteins ou croisés laitiers ordinaires. La tendance reste très ferme dans les Montbéliards ou le creux des vêlages dans le Sud-est se fait sérieusement ressentir dans les mises en place. Dans les bons veaux de type viande, la demande est plus ferme et renforcée par le déblocage du marché italien. Les animaux non vaccinés de moins de 90 jours peuvent être exportés avec une PCR. Les veaux croisés (mixtes ou Blanc bleus) frais, viandés sont très bien valorisés.

Ovins : Si la pression de l’import se montre plus incisive avec des tarifs orientés à la baisse, les disponibilités en agneaux de qualité sont modestes et juste suffisantes pour la demande. Les transactions sont régulières  avec une stabilisation des prix dans les bons agneaux. Le placement est plus délicat dans la marchandise de second choix ou dans les lots mal triés. En brebis, l’activité commerciale est plus fluide avec une demande qui tend à se renforcer dans les bonnes brebis pour le marché italien. 

Porc : Le recul saisonnier de l’offre et des conditions assez favorables aux grillades permettent une certaine fluidité dans les échanges. De nombreux opérateurs scrutent la demande chinoise pour l’été. Le cours du MPB reprend 0,006€ à 1,208€ dans une tendance européenne légèrement positive.

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