Cotations Marchés Elevage

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 4-2019

Bovins de boucherie : L’activité commerciale tend à se réguler par la réduction conjoncturelle de l’offre. Les abatteurs n’ont pourtant pas de gros besoins avec des ventes qui ont été assez décevantes le week-end dernier. Les achats de la fin janvier sont généralement peu soutenus, mais le mouvement de « viande-bashing » perdure et amplifie le phénomène. Pas une semaine sans qu’une mauvaise nouvelle pour les éleveurs ne soit relatée dans les grands médias nationaux. Cette succession semble bien organisée. Sans vouloir promouvoir une théorie du complot, on peut tout de même se poser la question : A qui profite ce mouvement de baisse de la consommation de viande ?

Les éleveurs sont démunis devant l’ampleur de ce mouvement. Ils cherchent des relais pour promouvoir la qualité de leurs produits, mais en France il est plus facile de parler de ce qui va mal, que de nos savoir-faire.

Même si le mouvement est moins prononcé qu’à l’automne, la décapitalisation se poursuit et des éleveurs disparaissent. Cela continue d’apporter des volumes de viande sur le marché, mais les abatteurs commencent déjà à se préoccuper de ce qui sera disponible au printemps.  Mais il est bien difficile de faire des prospectives, tant les consommateurs sont sensibles à la moindre information ou « fake news » (infox). Les équilibres sont fragiles dans un sens comme dans l’autre.  

Sur les marchés, le commerce se tient malgré le recul de la demande. Les disponibilités tendent à se replier dans les campagnes. L’épisode neigeux de cette semaine perturbe les mouvements des animaux dans le nord, l’est et le centre du pays. Les animaux haut de gamme qui se vendent dans la boucherie traditionnelle sont stables. Les limousines restent la race la plus stable. L’écoulement est assez régulier dans les charolaises et les allaitantes de choix secondaire avec des tarifs qui se détendent légèrement. En réformes laitières, après des ventes peu actives la semaine passée dans le secteur aval, la demande de fin de mois est en repli. Les industriels se couvrent sans trop de difficulté. Les tarifs sont globalement reconduits pour cette semaine. En jeunes bovins, pas de changement d’orientation, avec un marché export peu demandeur. Les  tarifs sont stables dans les charolais en France, en Allemagne comme en Italie.

Bovins d’embouche et d’élevage : L’animation commerciale est plus sensible sur les marchés et les cadrans avec des engraisseurs spécialisés qui repartent aux achats pour préparer la saison d’herbage. Les disponibilités sont peu abondantes après la décapitation de l’automne. Les tarifs se détendent légèrement dans les bonnes femelles de gabarit à finition rapide avec des tarifs qui se trouvent souvent plus élevés que la valeur viande du moment. Les animaux convenables à herbager dans quelques mois sont également demandés, mais le tri est en revanche sévère pour le bétail trop âgé ou sans avenir. Les montbéliardes maigres se vendent avec un peu plus de facilité au regard des faibles disponibilités.

Broutards : L’activité commerciale de la semaine est perturbée par les chutes de neige, qui limitent les volumes d’animaux sur les cadrans et les marchés du centre. L’activité commerciale est assez bonne dans les bons mâles charolais, limousins ou croisés préparés pour l’export (vaccinés FCO 4/8 à 60 jours). Les volumes ne sont pas excessifs dans ces gammes de marchandise pour servir la demande italienne ou espagnole. Sur le marché intérieur, la demande pour la repousse ou pour l’engraissement se renforce dans les bons légers. La vente reste sélective dans la mauvaise marchandise non vaccinée qui part vers l’Espagne avec des tarifs stables. Dans les femelles, l’activité est tendue avec suffisamment d’offres dans la marchandise médiocre pour l’Espagne. Ce marché est encombré et pâtit d’une consommation amorphe. Le commerce est régulier avec des tarifs qui restent attractifs pour les éleveurs pour les bonnes femelles de 300/350kg convenant au marché italien.

Veaux d’élevage et d’engraissement : La modestie de la demande pour les sorties d’été est contrecarrée par une sérieuse réduction de l’offre. Les échanges sont assez fluides avec des tarifs mieux défendus dans les veaux montbéliards, abondances ou holsteins convenables. Les montbéliards lourds restent dirigés vers l’Espagne (avec PCR), avec des tarifs fermes. Dans les croisés laitiers, le commerce est également plus régulier, notamment dans les veaux viandés. La mauvaise marchandise reste délaissée. En veaux de qualité, la réduction de l’offre ne permet pas aux acheteurs de peser sur les prix malgré l’approche des mises en place de juillet. Les échanges sont calmes avec des tarifs stables dans les bons mâles croisés U de conformation.

Ovins : Le recul de l’offre atténue la pression des abatteurs, malgré une demande peu soutenue dans le secteur aval avec une consommation de fin de mois atone. Les tarifs sont reconduits sur la plupart des marchés dans les bons laitons. La demande reste atone dans les agneaux gris qui sont fortement concurrencés par les lacaunes où les tarifs sont en forte baisse. Dans les brebis, la tendance est au maintien avec des volumes limités.

Porc : Les offres de porcs restent largement suffisantes pour satisfaire la demande dans tous les pays de l'UE, avec des poids qui restent élevés. Les industriels de la salaisonnerie maintiennent la pression avec un cours qui reste faible à 1,169€ . 

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