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Sécheresse : Que rien ne se perde !

Le 21 septembre à Jalogny, le conseil d’administration de la FDSEA de Saône-et-Loire s’est réuni. La sécheresse a occupé la majeure partie des débats. La profession se mobilise tant sur le volet pouvoirs publics que sur les solutions techniques à apporter. Les autres sujets – comme les ZDS – n’en sont pas pour autant oubliés, bien au contraire.

« Partout, il est question de la sécheresse » redisait d’emblée Bernard Lacour pour fixer dans l’esprit de tous, l’urgence actuelle. Tous en étaient bien conscients déjà. Les élus de la FDSEA en venaient immédiatement à faire un premier bilan « de ce qui est lancé mais surtout de ce qui se fera dans les semaines à venir » (lire aussi en page 3). Après des semaines à alerter pouvoirs publics et élus, une série de rencontres est prévue tant sur le terrain avec les agriculteurs touchés que des réunions avec les différentes administrations. Pour les visites calamités, la profession a demandé à ce que tous les secteurs soient visités et en couvrant un « maximum de filières » possibles. Au delà des parlementaires et des services de l’Etat, les maires, les conseillers départementaux et régionaux sont invités à participer pour chacun à son niveau soutenir la filière.

En parallèle, le temps risque aussi d’être chaud au Sommet de l’Elevage à Cournon. Les éleveurs ont prévu de « mettre la pression » lors de la venue annoncée du Ministre, prévenait Christian Bajard, responsable de la section bovine. La raison : un Ministre qui n’a pas pris la mesure de la catastrophe annoncée pourtant dès le début de l’été. « Nous en sommes déjà à quatre mois à affourager les animaux ».

Au niveau de la région Bourgogne Franche-Comté, à la FRSEA, Luc Jeannin a d’ailleurs parfois la désagréable impression « qu’il n’y a pas de pilote » et a donc demandé au préfet de Région de prendre les choses en main personnellement. Même sans cela, tous les leviers administratifs possibles sont d’ores et déjà actionnés (TFNB, MSA….).

Enfin, Benoit Regnault et Cédric Tissot expliquaient pour le Chalonnais et la Bresse que les récoltes ne sont « pas extraordinaires » en terme de volumes. Les cultivateurs ne sont pas dans une situation bien meilleure que les éleveurs, même s’ils craignent moins la période hivernale à venir.

Reste que toutes les solutions possibles sont à explorer : récolte des pailles de maïs, litière à partir de plaquettes bois issues de haies bocagères, SIE (raygrass, trèfle…). « Il faut faire en sorte qu’il ne se perde rien », concluait Bernard Lacour, président de la FDSEA, comptant aussi sur la solidarité entre tous.

Les ZDS portées jusqu’à l’Elysée

Le dossier des Zones défavorisées simples (ZDS) - et notamment des huit communes toujours exclues du nouveau zonage - continue d’être porté par la profession auprès des plus hautes instances de l’Etat. Administrateur FNO, l’éleveur ovin, Maurice Huet confirmait avoir obtenu un entretien directement auprès de la conseillère en charge de l’Agriculture à l’Elysée, Audrey Bourrolleau qui a voulu entendre les arguments juridiques de Jean-Luc Delpeuch, président de la communauté de communes du Clunisois.

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