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Analyse des marchés animaux, des tendances de la semaine et des différents marchés animaux

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Les nombreux touristes sur notre territoire devraient être l’occasion de faire découvrir notre gastronomie, mais les races à viande françaises sont encore beaucoup trop peu souvent mises en valeur. La concurrence des produits européens issus du cheptel laitier reste forte au niveau de la restauration estivale où les tarifs des produits font la marge des restaurants. L’animation du marché de la viande est peu soutenue au cœur de l’été, mais cette fois-ci on ne peut pas incriminer la météo : ce sont les consommateurs qui ne sont pas au rendez-vous. La mobilisation des éleveurs pour maintenir une offre de qualité n’est pas récompensée, mis à part les animaux commercialisés en "Cœur de gamme" (lire en page 12 de cette même édition) ou entrant dans les filières qualité de certains distributeurs. Les éleveurs qui ont fait des démarches auprès de leur magasin proximité peuvent bénéficier de prix convenables. C’est d’ailleurs à ce titre que la section bovine poursuit sa mobilisation pour sensibiliser les GMS. Nous en reparlerons. La grande masse des producteurs qui approvisionnent les gros abattoirs observe de fait des écarts conséquents dans les tarifs qu’ils perçoivent. Deux vaches charolaises identiques type "R=" de 380 kg peuvent être valorisées entre 3,66 et 4,50 € en fonction du débouché ! Ces écarts de valorisation sèment le trouble dans les campagnes où chacun cherche sa petite solution.

Sur les marchés, les besoins des acheteurs sont peu importants dans les bonnes femelles bouchères, du fait de la fermeture des boucheries des grandes métropoles et du prochain départ en vacances des aoûtiens. Le commerce est tendu avec des tarifs juste maintenus dans les jeunes vaches charolaises viandées qui restent suffisamment offertes pour les besoins exprimés. Peu de mouvements tarifaires sont observés dans les génisses. La demande est peu soutenue dans les allaitantes de choix secondaire. Dans les laitières, le chassé-croisé entre les juilletistes et les aoûtiens lors des week-end à venir, notamment cette fin de semaine, réduit la demande des industriels, qui peuvent ainsi maintenir leurs prix malgré des disponibilités en baisse. Les tarifs tendent à se stabiliser dans les bonnes vaches frisonnes ou montbéliardes, mais le commerce reste par contre très sélectif pour les vaches de bas de gamme, manquant de poids ou maigres. En jeunes bovins, la revalorisation des prix en Italie est en grande partie réservée à la production intérieure car, comme en France, les distributeurs ont subi la pression des éleveurs et ont recentré leurs achats sur la viande italienne. Le marché français reste dirigé par le commerce des femelles, même si la modestie de l’offre laisse entrevoir quelques légères plus-values dans les charolais ou limousins.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Les volumes sont modestes avec des engraisseurs qui cherchent à se couvrir avant les congés d’été. Les bonnes femelles lourdes à finition rapide restent normalement sollicitées avec des tarifs calés sur le prix de la viande. Le placement est plus compliqué dans le bétail entre deux viandes. La commercialisation reste sélective dans les animaux de moindre conformation.

 

Broutards

La demande des engraisseurs italiens est peu soutenue dans l’attente de la baisse des prix du broutard en France. Néanmoins, compte tenu de la faiblesse saisonnière de l’offre, les tarifs résistent à la pression des acheteurs dans les bons broutards charolais herbés. Le commerce est tendu dans la marchandise légère expédiée sur l’Espagne, faute de concurrence d’autres débouchés. Dans les femelles, la demande reste régulière dans les bonnes charolaises recherchées pour l’export sur l’Italie. Les transactions restent tendues pour les laitonnes de choix ordinaire, destinées à l’export sur l’Espagne.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Avec un nombre de vêlages en légère progression et un nombre de places qui demeure limité en été, les intégrateurs mettent la pression sur les prix sur l’ensemble des veaux frisons, abondances ou montbéliards. Les veaux de moins de 40 kg ont peu de valeur, alors qu’ils sont rejetés par les intégrateurs. La pression s’accentue sur les croisés laitiers type "O" et "R", alors que l’offre reste juste suffisante pour la demande dans les croisés jaune ou blanc bleu de bonne conformation (type "U") qui restent correctement valorisés.

 

Ovins

La météo a stoppé, ici ou là, les moissons et a engendré une nette progression de l’offre sur les marchés, alors que dans le même temps la demande des abattoirs est un peu plus mesurée à la veille du grand chassé-croisé de l’été entre les juilletistes et les aoûtiens. L’offre progresse également chez nos voisins européens où les tarifs sont en baisse et dont la marchandise va rapidement venir concurrencer nos agneaux. Les agneaux de qualité ou sous signe de qualité restent demandés pour les filières qui ont définitivement choisi l’agneau français. La restauration estivale sera en revanche beaucoup plus sensible aux tarifs proposés par l’import. Les tarifs se rétractent dans les bons agneaux, mais le tri est plus sévère dans les maigres. Dans les brebis, la demande pour approvisionner le Sud de la France et l’Italie reste soutenue ce qui fluidifie les échanges et entraîne une nouvelle progression des prix.

 

Porcs

La tension commerciale se renforce avec des opérateurs plus agressifs pour servir un marché chinois lequel couvre plus facilement ses besoins avec sa production intérieure. L’ouverture de nouveaux marchés comme le Japon peut être une opportunité pour maintenir les volumes à l’export, mais le cours mondial tend à baisser. La consommation intérieure est plus régulière, mais ne suffit pas à stopper la baisse. Sur le Marché du porc breton, le prix se repliait ce lundi de -0,007 € du kilogramme, stable

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