Loisirs

Le destin tragique de Claude Fournier

Par l’intermédiaire du film documentaire Le légiste des poilus diffusé sur France 3, Jean-François Méplon nous permet d’aller à la rencontre du destin tragique du sergent Claude Fournier, natif de Colombier-en-Brionnais, tombé au combat lors du premier conflit mondial, en cette année de commémoration du centenaire de l'armistice de 1918.

Lors de l'inauguration de la rue Claude Fournier le 17 novembre dernier, au bourg de Colombier, avec (de gauche à droite) Jean-Paul Malatier, Bruno Frémont et Jean-Pierre Laparra, maire de Fleury Devant Douaumont.

Lors du chantier de rénovation du Mémorial de Verdun, un ouvrier découvre à 2 m de profondeur, le 6 mai 2015, des ossements. Il s’agit de trois squelettes enchevêtrés presque complets. Charge au médecin légiste Bruno Frémont de s’occuper de ce cas. Sur cet ancien champ de bataille où reposeraient encore quelque 80.000 disparus, il est plus que probable qu’il s’agit de combattants français de la Première Guerre mondiale. Lors des fouilles, une plaque militaire est découverte. Il s’agit de celle du sergent Claude Fournier. Né en 1880 à Colombier-en-Brionnais, il est mort à Douaumont le 4 août 1916. Mais lequel de ces trois corps est celui du sergent ?

C’est alors que, de fil en aiguille, grâce à l’acharnement du maire de Colombier-en-Brionnais, Jean-Paul Malatier, sont retrouvés non seulement la fiche de matricule de Claude Fournier mais aussi ses descendants. Parti s'installer dans la région lyonnaise avec sa famille, Claude Fournier était jardinier. Il a eu une fille, Antoinette Fournier, qui elle-même a eu des enfants. Le seul encore vivant s’appelle Robert Allard.

Symbole national

Les informations retrouvées dans les archives nationales ne suffisant pas à identifier le corps avec certitude, Bruno Frémont propose de faire une recherche génétique. Une analyse de l’ADN de Robert Allard et d’une cousine, Claudia Palluat-Montel, permet d’identifier formellement le corps de Claude Fournier. La volonté est ensuite de mettre un visage sur le nom de ce poilu. Ne demeure qu’une photo ancienne, découverte par Jean-Paul Malatier en fouillant dans les vieux documents de Claudia Palluat-Montel. Quinze soldats prennent la pose. Au dos est écrit « Claude Fournier ». L’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) et le CIC (Cellule d’identification criminelle) acceptent de réaliser une reconstitution faciale à partir du crâne de Claude Fournier. En novembre 2017, un portrait-robot est dressé. Son visage est reconstitué. Il est enfin identifié sur la photo. Ce soldat sera inhumé à Douaumont, dans la Meuse, trouvant enfin une sépulture plus d’un siècle après sa mort. Une histoire à retrouver en replay sur France 3 qui rend, à travers le parcours de Claude Fournier, un vibrant hommage à des soldats tombés au champ d’honneur.

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