Cotations Elevage Marchés Economie

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 43/2017

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.


Bovins de boucherie : Le contexte économique demeure compliqué pour les éleveurs avec des tarifs toujours très loin de couvrir les coûts de production dans les femelles. Le commerce reste compliqué pour les pièces nobles vendues dans les GMS. La vente dans les boucheries traditionnelles se tient face à une clientèle, fidèle et assidue, mais ce débouché reste une niche face aux volumes traités par les grandes surfaces. Les ventes de viandes prémium sont peu soutenues, et de moins en moins d’actions promotionnelles sont mises en place pour dynamiser ce secteur. De leur côté, les éleveurs sont de plus en plus à la recherche de systèmes de production qui amenuisent les charges ou qui assurent un revenu plus convenable en vente directe. L’équilibre du marché semble un peu plus favorable, malgré une demande qui se replie avec les vacances de la Toussaint, mais surtout des charges qui vont peser sur le budget des ménages en fin de mois. Les conditions climatiques sont favorables et font que les animaux sont encore dans les prairies. Les éleveurs profitent également de ce climat doux pour faire les semis de blé dans de bonnes conditions.

Les volumes disponibles à la vente sont en retrait, mais face à une demande de fin de mois peu soutenue, l’activité commerciale reste tendue dans le secteur allaitant. Les animaux haut de gamme ou de concours se maintiennent face à un débouché de niche. La demande est peu soutenue avec des tarifs qui plafonnent dans les bonnes Charolaises. La tendance est au maintien des prix dans les Charolaises ordinaires ainsi que dans les allaitantes de choix secondaire. Les tarifs remontent lentement dans l’entrée de gamme face à une moins bonne couverture des besoins en minerais dans les abattoirs. Pas de quoi rassurer les éleveurs allaitants. En réformes laitières, la tendance est plus favorable dans les bonnes vaches Frisonnes ou Montbéliardes correctement finies. Les animaux légers ou peu viandés demeurent très mal valorisés. La demande est plus ferme dans les taureaux de réformes, ce qui est un signe de demande en minerai. En jeunes bovins, la détente se poursuit sur un marché où l’offre s’appauvrit pour finaliser les volumes contractés pour le marché turc. Les tarifs progressent et se retrouvent à des niveaux enfin convenables pour les engraisseurs. Cette bonne tenue commerciale et des stocks abondants d’ensilage de maïs sont des éléments pour redynamiser cette filière. Cet appauvrissement de l’offre en JB devrait se ressentir progressivement dans les femelles.

Bovins d’embouche et d’élevage : Le commerce reste marqué par une offre assez modeste en cette saison. Les engraisseurs montrent de l’intérêt aux animaux de gabarit proche de la finition (deux/trois mois d’engraissement). La saison n’incite pourtant pas aux achats avec des coûts de production plus élevés qu’en été. Les engraisseurs restent prudents dans le bétail plus commun à finir tardivement sur l’hiver.

Broutards : Même si la demande italienne reste très calme, les tarifs se tiennent à des niveaux encore très convenables pour la saison. Les conditions climatiques sont favorables et les sorties d’automne ne sont pas trop en décalage avec les besoins du marché. Le commerce reste assez régulier avec des tarifs qui se maintiennent dans les bons mâles Charolais de moins de 350 kg du centre du pays recherchés pour la repousse, mais on observe néanmoins des écarts de valorisation avec la marchandise plus commune. La demande italienne est moins soutenue dans les broutards Charolais de plus de 450kg avec des tarifs qui continuent de baisser. Dans les femelles, l’activité reste assez régulière dans les bonnes laitonnes Charolaises ou Limousines vaccinées à exporter sur l’Italie ou indemnes d’IBR à engraisser sur la France. Les tarifs se maintiennent dans les ordinaires à destination de l’Espagne.

Veaux d’élevage et d’engraissement : L’activité commerciale profite du recul de l’offre et de mises en place un peu plus étoffées avant la semaine perturbée de la Toussaint dans les Montbéliards. Les tarifs se maintiennent dans les veaux Holsteins. Pas de changement du côté du marché espagnol dans les gros veaux. Le marasme reste marqué dans les croisés taupes, rouges, gris ou Blanc bleus, avec des tarifs qui rejoignent les laitiers dans les légers et les bons Montbéliards dans les R plus lourds. Le commerce est sélectif dans les jaunes ou seul le haut de gamme U se maintient.

Ovins : Le recul de l’offre favorise les échanges dans les bons agneaux, malgré un commerce peu actif dans un secteur aval qui reste confronté aux faibles tarifs des agneaux d’importation. La demande est ciblée sur les agneaux de pays ou labellisés bien conformés et surtout bien finis. Les légers ou le second choix sont peu demandés. L’activité saisonnière est peu soutenue dans les brebis avec des tarifs qui peinent à se maintenir

Porc : La tendance est à la stabilisation des prix sur toute l’Europe avant d’aborder la semaine écourtée de la Toussaint. Le manque d’entrain de la consommation intérieure pèse sur le marché et les marchés exports sont fortement concurrentiels depuis le recul des importations chinoises, qui de son côté a fortement dopée sa production intérieure. Le cours du MPB se replie de 0,014€ pour approcher d’un nouveau seuil de 1,210€.

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