Viticulture Loisirs

Domaine Chêne, au plus près du vin

C’est la volonté d’être au plus près de leur produit qui guide depuis longtemps les pratiques du domaine Chêne. Le père et le fils, aidés par une bonne partie du reste de la famille, assument tout, et s’en trouvent récompensés par les nombreuses distinctions qu’ils récoltent dans les concours et salons auxquels ils participent.

Cédric Chêne a succédé à son père Alain.

Comme souvent, la richesse du domaine Chêne prend racine sur son terroir et son histoire. Les vignes font partie depuis plusieurs générations de l’histoire familiale, même si, jusqu’au siècle dernier, elles étaient loin d’être l’unique source de revenus. Les parcelles se partageaient aussi avec des vaches et des céréales. Au fil des générations, les Chêne ont progressivement augmenté les surfaces viticoles.
Aujourd’hui, à côté des 40 ha de vignes, ne substistent que quelques parcelles de blé, orge et colza. Ce qui occupe père, fils et bientôt petit-fils, ce sont donc majoritairement les ceps et le vin !
Il faut dire que leurs habitations, situées sur les hauteurs de la Roche Vineuse, dominent la parcelle d’une trentaine d’hectares d’un seul tenant. « Tous les matins, nous sommes immergés dans nos vignes dès le réveil », commente Cédric Chêne, chez lequel on sent que c’est un spectacle dont il ne se lasse pas.

Provoquer la chance

Son projet a toujours été de rejoindre le domaine familial. Une fois ses études finies et ses stages effectués sur d’autres exploitations, vinifier lui-même son vin devient une envie pour ne pas dire une évidence. À partir de son installation en Gaec avec son père en 1999, la production n’est donc plus apportée à la coopérative mais mise en bouteilles et écoulée directement par le domaine.
Dès le départ, ils participent à un salon : « nous avions l’avantage d’avoir du saint véran, véritable produit d’appel ! ». Un Américain tombe sous le charme de l’une de leur cuvée et achète ses 10.000 bouteilles. « Ce fut un vrai coup de chance ! », commente aujourd’hui Cédric.
Depuis, le succès ne s’est pas démenti. Il faut dire que les membres de la famille s’investissent pour participer à une douzaine de salons grand public chaque année. Les prix et distinctions obtenus sur les différents concours finalisent la notoriété. « La première fois que nous avons participé au Concours général agricole, nous n’imaginions pas les retombées », se souvient le viticulteur. Première participation dès la première année et premières médailles : une en or et une en bronze. « Les deux cuvées ont été vendues dans la foulée, celle ayant obtenu le bronze est partie aux États-Unis ! ».

Conduite raisonnée

Si près de 50 % de la production est écoulée à l’export, 30 % est vendu directement à des particuliers. C’est cette partie vente aux particuliers que la famille Chêne souhaite désormais développer.
En parallèle, une certification qualité est en cours, « les clients ne demandent pas spécialement un label, mais cela sera toujours un plus » qui viendra aussi attester une démarche engagée depuis longtemps. « Dès la création du Gaec, nous avons testé l’enherbement sur quelques parcelles. Aujourd’hui, l’ensemble des 40 ha est enherbé ». Autre règle observée, celle d’une taille des ceps plutôt courte adaptée à chaque parcelle, « quitte à faire moins de volume, ce que nous valorisons différemment ».

Relève assurée ?

Et puis, Cédric Chêne tient à « vendanger en surmaturité : je suis toujours resté sur ce principe car je veux prendre le temps de bien faire. Pourquoi se précipiter si les conditions sont bonnes ? ». Enfin, l’étape à laquelle il tient particulièrement est celle de la filtration : « je l’effectue moi-même car c’est l’aboutissement du produit », le moment qui lui permet de donner la touche finale au travail d’une année.
Il faut dire que monsieur Chêne père veille toujours au grain et parcourt quotidiennement les parcelles. « Mon fils a cette même passion de la vigne », ce fils qui finit ses études et pourrait peut-être rejoindre le domaine. La passion du métier, du travail et du vin semble véritablement chez les Chêne une affaire de famille, une histoire de terroir.

À noter : le domaine Chêne sera présent au 17e salon des vins du 26 au 28 avril, au Spot de Mâcon.

Aggrandi, petit à petit

En 1999, le domaine viticole s’étendait sur 25 ha. Progressivement, les autres cultures sont quasiment toutes abandonnées pour laisser la place aux ceps. Aujourd’hui, le domaine de 40 ha produit en moyenne 350.000 bouteilles, qui se répartissent en mâcon la roche vineuse, mâcon milly lamartine, saint veran, crémant et bourgogne rouge.
L’arrivée de Cédric dans le Gaec a aussi conduit à la construction du chai avec cuves et pressoir, implanté à Berzé-la-ville, sur une zone passante.
Les premières années, la vente aux particuliers s’est faite directement à la cave, puis la réhabilitation d’un ancien bâtiment en pierres a permis dès 2001 de proposer « un espace vente directe avec beaucoup de cachet ». La boutique est ouverte sept jours sur sept ! Deux autres bâtiments, cave à fût et zone de stockage, ont depuis été nécessaires, en proportion de l’agrandissement du vignoble.

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