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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 17/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Le climat commercial reste pesant avec un manque flagrant de dynamisme à la vente dans les animaux de race à viande. La communication sur les viandes racées est pourtant très présente, mais force est de constater que la demande des abatteurs - donc celle des distributeurs - se concentre sur l’entrée de gamme avec l’argument "Prix" comme base de négociation. Plus de la moitié de la viande française provient du cheptel laitier, et si une large partie des avants est destinée aux usines de transformation, les pièces nobles viennent directement concurrencer les races à viande dans les linéaires des magasins en "viandes étoilées".

Même si la qualité des produits demeure plébiscitée par une clientèle amoureuse de bonne viande, la consommation se tasse et pose même la question importante du rapport Offre/Demande dans les animaux de qualité bouchère. La campagne radio sur les viandes racées cherche à faire revenir le consommateur vers les races à viande en misant sur la qualité et une alimentation majoritairement à l’herbe. La prise en compte du bien-être animal est actée par la filière, mais le retour auprès des consommateurs n’est pas pris en compte dans les actes d’achat.

Le consommateur reste réactif aux promotions permanentes, alors que la viande demeure un produit d’appel pour des magasins qui savent très bien utiliser l’image des éleveurs de proximité pour séduire leur clientèle.

Sur les marchés, les disponibilités sont régulières avec des éleveurs qui anticipent les fériés à venir de mai pour concentrer leur activité sur les travaux saisonniers (ramassage de l’herbe et semis de maïs). Les transactions sont calmes avec des tarifs qui, néanmoins, se maintiennent dans les femelles haut de gamme ou de qualité bouchère. Le commerce est plus régulier avec des tarifs stables dans le bétail de choix secondaire (type "R" et "O") avec des besoins pour les magasins qui vont entrer en promotion.

Dans les réformes laitières, le recul de l’offre oblige les acheteurs à passer plus d’appels téléphoniques pour couvrir leurs besoins. La tendance est légèrement positive malgré la résistance des abattoirs. En jeunes bovins, les tarifs se dégradent sur la France et la tendance se durcit également en Allemagne face au recul saisonnier de la consommation. Nos débouchés à l’export sont insuffisants et les tarifs restent baissiers malgré la modestie de la production intérieure.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Les opérateurs sont toujours à l’achat même si un certain nombre d’entre eux sont accaparés par les travaux saisonniers. L’activité commerciale souffre du manque d’évolution du prix de la viande, alors que celui du maigre est resté très ferme ces dernières semaines. Les tarifs se maintiennent dans le bon bétail proche de la finition avec des tarifs souvent proches de la valeur viande actuelle. Le tri est plus sensible dans le cheptel plus commun à repousser plus tardivement sur l’été. Les tarifs se stabilisent pour les laitières et les races mixtes à finir à l’herbe.

 

Broutards

Les sorties de la semaine sont plus importantes avec des opérateurs (vendeurs et acheteurs) qui anticipent la perturbation des échanges sur les quinze prochains jours du fait des nombreux marchés qui seront fermés lors de la semaine du 8 mai et du Jeudi de l’Ascension. L’activité commerciale se montre assez régulière, voire fluide, dans les bons mâles charolais de plus de 400 kg avec des besoins sur l’Italie, mais également à destination d’autres pays dans les sujets les plus lourds en prévision du Ramadan.

L’animation commerciale est en revanche plus calme avec un recul des prix dans les légers, face à des engraisseurs français qui se concentrent aux travaux saisonniers. En femelles, la demande est régulière dans les bonnes laitonnes herbées à destination du marché. La vente reste compliquée sur l’Espagne.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Les disponibilités en veaux laitiers, notamment montbéliards, demeurent insuffisantes pour satisfaire la demande des intégrateurs qui ont besoin de veaux français. Ces derniers continuent de faire monter les prix pour garder un maximum de veaux sur la France. Un certain nombre d’opérateurs maintiennent les flux commerciaux avec l’Espagne, car ils savent très bien qu’ils auront besoin de ce marché en octobre quand les disponibilités en nombre de têtes vont monter. Le commerce est actif avec des tarifs fermes dans l’ensemble des veaux laitiers ou mixtes. Les intégrateurs reportent leurs achats sur les croisés laitiers, dont les tarifs sont proches des laitiers. Le commerce est assez fluide dans les bons veaux croisés jaunes ou blanc bleus. Dans les veaux allaitants, la progression saisonnière de l’offre entraîne un commerce plus compliqué avec un recul des prix dans les charolais, notamment dans les sujets non-buveurs.

 

Ovins

Le recul de l’offre engendré par les travaux saisonniers, mais également par la forte dégradation des prix de ces dernières semaines permet un écoulement plus régulier avec une reconduction des prix dans les bons laitons. Le tri reste en revanche assez sévère dans les agneaux de second choix. En brebis, le recul de l’offre permet un écoulement plus régulier dans les bonnes bêtes.

 

Porcs

Depuis quelques jours, la météo ensoleillée dynamise la consommation de grillades, de travers, d’échines et de saucisses. Ce réveil de la demande est pour l’heure trop récent et pas assez significatif pour compenser la morosité des ventes de ces dernières semaines, en particulier à l’export. De plus la proximité des ponts du mois de mai à venir freine cette reprise potentielle. Sur le Marché du porc breton, le prix tend à se stabilise à 1,180 € le kilogramme ce lundi. C’est la même stabilité qui a largement prévalu sur les autres places européennes la semaine passée avec cependant un recadrage à la baisse du prix officiel allemand sur les prix pratiqués par de grands abattoirs.

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