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Le bardage bois pour un bâtiment, une évolution naturelle dans le temps

Incontestablement, le bardage en bois présente de multiples avantages pour les bâtiments agricoles : de l’intégration paysagère à la valorisation des ressources forestières locales. Mais les avis ne sont pas aussi unanimes sur la question du grisonnement du bois en extérieur.

L’exposition à la lumière, le contact avec l’eau et le contenu de l’air sont les trois facteurs faisant évoluer l’aspect d’un bardage bois. (Crédit photo MTA)

Le bois est le matériau qui a le plus faible impact environnemental : il nécessite peu d’énergie pour sa transformation et il agit comme un stockage de carbone. Par son aspect naturel et chaleureux, il s’intègre parfaitement dans l’environnement paysager. Mais inéluctablement, le bardage en bois évolue dans le temps en réaction à trois facteurs : l’exposition à la lumière, le contact avec l’eau et le contenu de l’air. L’action combinée de ces éléments a pour incidence un grisonnement du bois en extérieur.

Quelques règles de base sont à prendre en compte dans la conception d’un bardage bois : d’abord privilégier une façade plane, sans relief, sans décalage et choisir un sens de pose unique (de préférence vertical) sur une même façade. Ensuite, éviter tout contact du bardage avec le sol (20 cm minimum) et empêcher la stagnation de l’eau sur le bois, ce qui signifie veiller à l’écoulement des eaux pluviales et au séchage rapide du bois. Enfin, il faut toujours prévoir une lame d’air ventilée à l’arrière du bardage.

Concernant le choix des essences d’arbres, chacune d’elles est rattachée à l’une des cinq classes de durabilité. Un bois très durable comme le robinier est classé 1-2, alors qu’un bois peu durable comme le hêtre est classé 5. En parallèle, il faut tenir compte de la classe d’emploi (de 1 à 5), définie en fonction de la situation du bois dans un ouvrage et du taux d’humidité qu’il va subir. Ainsi la classe d’emploi 5, la plus contraignante, correspond à du bois en contact permanent avec de l’eau de mer. À l’inverse, la classe d’emploi 1 caractérise la menuiserie intérieure. Pour du bardage, le bois doit respecter la classe d’emploi 3.1 ou 3.2. À titre d’exemple, les résineux comme le douglas, le mélèze et le pin sylvestre, sans aubier, sont classe d’emploi 3.2. Les feuillus comme le châtaignier et le chêne, sans aubier, sont classe d’emploi 4.

Conserver une couleur homogène

Au niveau du type de bardage, différents choix sont possibles. Soit l’agriculteur accepte que la couleur du bardage de la façade évolue avec le temps. L’évolution de cet aspect met plusieurs années à s’homogénéiser, si l’on choisit un bardage sans finition, avec une essence naturellement durable ou améliorée par traitement. À noter que le grisonnement d’une façade est une modification de l’aspect du bois, mais en aucun cas une détérioration du matériau.

Dans le cas où l’agriculteur souhaite conserver une couleur homogène dans la durée, il convient de choisir un bardage pré-grisé par saturateur ou traitement autoclave. Il existe en effet une multitude de traitements améliorant la durabilité du bois. On peut citer notamment le traitement par autoclave c’est-à-dire sous vide et sous pression pour faire pénétrer un produit de préservation au cœur du bois. Quant au traitement thermique, le fait de chauffer le bois à haute température permet de modifier sa structure et d’améliorer sa durabilité.

En revanche, si l’on préfère éviter que la couleur change au fil des années, il vaut mieux opter pour un bardage avec finition, ce qui suppose un entretien régulier des façades (saturateurs, lasures et peintures). Autre possibilité pour limiter l’évolution de l’aspect du bardage, il s’agit de protéger la façade par un avant-toit ou une avancée de toiture. Le bois étant un matériau naturel par excellence, il est nécessaire d’en prendre soin pour qu’il reste de qualité le plus longtemps possible.

C.B.

Sources : Fibois 42, Siel (territoire d’énergie Loire), Fibois Auvergne Rhône-Alpes. Pour en savoir plus : www.fibois-aura.org

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