Lait Economie

La France toujours compétitive sur le marché mondial des produits laitiers

Pour la quatrième édition de la veille concurrentielle internationale sur le lait de vache de FranceAgriMer, la France arrive, en 2016 encore, sur la plus haute marche du podium. Ses forces : la maîtrise technique de la fabrication des produits et la capacité des opérateurs français à conquérir les marchés (leaders mondiaux, implantations à l’étranger). Sa faiblesse : une marge sur coût alimentaire (prix du lait payé au producteur diminué du coût alimentaire) plus faible que certains de ces concurrents.

 

La France, « pays le plus compétitif sur le marché mondial des produits laitiers »

« La France dispose d’une large gamme de produits laitiers, tant de grande consommation qu’industriels, constate Myriam Ennifar, spécialiste de la filière laitière chez FranceAgriMer. C’est un atout fort. » Cette polyvalence de l’offre, couplée à un lissage de la production tout au long de l’année permet à la France d’être leader, parmi les dix pays étudiés *, sur la maîtrise technique de la fabrication des produits.

Autre force, la capacité des opérateurs français à conquérir le marché. « Parmi les vingt cinq premiers leaders laitiers mondiaux, quatre sont français. Ces groupes sont bien positionnés avec des implantations à l’étranger sur des zones porteuses », souligne l’économiste. Cela offre une bonne connaissance des marchés locaux et une porte ouverte aux importations de produits français car les marques et groupes français sont connus par les consommateurs.

La France apparaît dans cette étude comme « le pays le plus compétitif sur le marché mondial des produits laitiers » mais des axes d’amélioration sont également mis en évidence : « Le critère de la marge sur coût alimentaire sanctionne beaucoup la France sur le potentiel de production », analyse Myriam Ennifar.

Cette marge sur coût alimentaire s’est d’ailleurs dégradée en France entre 2015 et 2016, passant de 20,6 à 8,8 €/100 kg en 2016. Un recul qui s’explique plutôt par la mauvaise conjoncture mondiale et la baisse des prix qu’ont connu les producteurs en 2016. De son côté, le « coût alimentaire a globalement peu varié ».

 

* Les dix pays étudiés sont la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les États-Unis, le Brésil, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Irlande, le Royaume Unis et la Pologne.

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