Elevage Cotations Economie

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 12-2019

Bovins de boucherie : A quelques jours du début des concours de Pâques, les acheteurs affinent leurs commandes. L’ensemble des petits et grands concours devraient regrouper près de 5.000 animaux haut de gamme qui s’écouleront principalement lors du week-end Pascal. Après une période douloureuse où l’image de la viande bovine a fortement été chahutée, donner envie au consommateur avec une mise en avant de ces animaux de haute qualité sera tout l’enjeu de ces manifestations. Les GMS vont une nouvelle fois miser sur des concours de grande renommée ou sur du local.

En revanche, comme un certain nombre d’observateurs l’avait annoncé, la façon de consommer de la viande évolue très vite et se rapproche de plus en plus du mode anglo-saxon avec près de la moitié de la viande consommée sous forme de viande hachée avec une part de plus en plus significative de morceau noble qui entre dans ces préparations. Le relèvement de la qualité de ces produits doit être l’occasion de faire passer des messages positifs envers le consommateur. Il faut donner envie pour pouvoir observer un relèvement des prix en utilisant les atouts des pratiques d’élevage en France. Ce qui peut être rassurant, c’est l’observation des statistiques qui montre une stabilisation de la consommation de viande rouge, avec même une progression sur les viandes hachées.

Au niveau commercial, face à des volumes de production revues à la baisse, les signes de reprise sont encore rares, car le marché reste dirigé par l’équilibre entre l’offre et la demande. Or, les industriels adaptent l’activité de leurs abattoirs à la demande pour éviter les stocks, avec un souci permanent de l’équilibre matière. Ce repli d’activité contribue à retarder une remontée des prix, mais fait également monter les charges fixes des outils industriels. La valorisation du 5eme quartier est également un gros souci et peut représenter 0,15 à 0,20€/ kg de carcasse.

L’activité sur les marchés est intimement liée aux disponibilités, mais également à la pluralité des acheteurs. Les transactions sont normales sans plus dans les bonnes femelles charolaises de qualité bouchère. Les animaux haut de gamme sont réservés pour les concours de Pâques qui se dérouleront entre le 26 mars et le 8 avril. Les transactions sont régulières, mais avec des tarifs sans grand changement dans les allaitantes de choix secondaire, alors que les femelles d’entrée de gamme se vendent sans difficulté dans le maigre. En réformes laitières, avec la fin de la campagne laitière, l’offre est un peu plus régulière et couvre plus facilement la demande notamment sur l’ouest du pays. La progression des prix s’amenuise dans les vaches frisonnes et montbéliardes. En jeunes bovins, le carême orthodoxe impacte le commerce européen avec des mouvements (Pologne, Espagne…) qui se recentre sur l’Italie. Cet afflux de marchandise pèse sur la tendance avec des commandes qui se rétracte sur la France. La tendance est lourde, malgré la faiblesse de la production.

Bovins d’embouche et d’élevage : Avec l’arrivée du printemps, les conditions climatiques sont plus favorables, mais les mises à l’herbe s’étalent face à des prairies plus ou moins gorgées d’eau avec les giboulées de mars. Sur les marchés, l’activité commerciale est assez fluide dans le cheptel d’herbage ou d’embouche, mais les tarifs se stabilisent face à des tarifs souvent au-dessus de la valeur viande actuelle. La demande est suivie pour les bonnes montbéliardes à herbager.

Broutards : Le commerce reste fluide avec des volumes qui restent juste suffisants pour satisfaire l’ensemble de nos partenaires à l’export. Les premières sorties d’automne commencent à apparaître sur les marchés, ce qui maintient une bonne activité commerciale. Malgré des tarifs élevés, les éleveurs gardent leurs broutards pour la valorisation de l’herbe. Le commerce reste fluide dans l’ensemble des mâles légers et vaccinés FCO-8/4 à 60 jours avec des tarifs stables, mais qui restent attractifs. Le commerce est calme dans les mâles de plus de 450kg pour les sorties d’été, mais les tarifs se maintiennent. Les volumes expédiés vers l’Espagne sont moins importants que l’an passé, face à un commerce export assez tendu dans la viande. Dans les femelles, la demande est un peu moins soutenue dans les lourdes pour limiter les sorties d’été, mais les 280/330 kg vaccinées, restent bien valorisées. Le commerce est calme avec des cours stables dans les femelles ordinaires.

Veaux d’élevage et d’engraissement : L’activité commerciale est assez fluide avec des besoins pour l’Espagne. La tendance est assez bonne dans les bons veaux holsteins, abondances ou montbéliards avec des acheteurs qui relèvent leur prix dans les bons veaux. La demande espagnole reste présente, mais le faible écart tarifaire entre nos deux pays complique le travail des exportateurs qui doivent toujours subir les coûts des PCR. Les croisés ordinaires se calent sur les races mixtes ou laitiers, mais les intégrateurs maintiennent la pression sur les blanc bleus lourds ou les croisés montbéliards ordinaires. Peu de changement dans les très bons veaux.

Ovins : Le commerce reste fluide dans les agneaux laitons de qualité notamment s’ils sont sous signe de qualité. En agnelets, la demande est plus ferme en direction de l’Italie. Les brebis bien conformées sont recherchées et mieux valorisées.

Porc : La demande chinoise impacte sérieusement le commerce mondial avec une orientation positive des prix sur l’ensemble des pays européens. La tendance est haussière à 1,233€ sur le MBP (-0,050).

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