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Zones Blanches : « Il est impensable de ne pas avoir accès aux réseaux »

Le gouvernement a pris l’engagement d’accélérer le déploiement de la couverture mobile sur tout le territoire. La FNSEA salue cette mesure, car elle constitue un premier signal fort pour les zones blanches et l’ensemble des territoires ruraux. Si Daniel Prieur se félicite de cette avancée, il attend d’autres mesures afin d’améliorer l’accès à internet dans le monde rural et ainsi faciliter le quotidien des agriculteurs. Interview de Daniel Prieur, Secrétaire Général Adjoint de la FNSEA.

Comment la FNSEA accueille la récente mesure gouvernementale sur l’accélération du déploiement de la couverture mobile ?

Daniel Prieur : Enfin ! J’espère que cette mesure est un réel engagement du gouvernement (et des opérateurs, NDLR). La téléphonie mobile existe depuis déjà 20-25 ans, il est aberrant qu’il existe encore aujourd’hui des zones non couvertes par le réseau. Avouez que c’est limite dans le respect de la devise Républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. 

Quelles autres mesures doivent être prises pour améliorer la couverture numérique du territoire ? 

DP : La couverture numérique du territoire, afin de garantir à tous un accès aux réseaux, était une mesure déjà inscrite dans la charte pour le monde rural lorsqu’elle a été signée en 1992 (année de la création du groupe Monde Rurale). En 2014, la FNSEA, en partenariat avec NordNet et Orange a été à l’origine d’une expérimentation portant sur la connexion Internet par satellite. Plusieurs exploitations françaises ont ainsi pu être connectées à Internet. Les résultats sont plutôt positifs sur le rendu, mais le coût restait un frein. Il va être difficile de déployer la fibre sur tout le territoire. Il faut donc raisonner en bouquets de solutions, car les start-ups, fer de lance de l’économie de demain, doivent aussi être dans nos milieux ruraux. 

Comment ces zones blanches impactent les agriculteurs dans leur quotidien ? 

DP : Ces zones blanches impactent les agriculteurs dans de nombreux domaines. Elles sont principalement un frein aux déclarations en ligne. Nous entrons dans un univers tout numérique, ou demain, commandes, facturations, relations avec les administrations seront totalement dématérialisées, il est donc impensable de ne pas avoir accès à internet, au Wi-Fi … Et que dire des O.A.D. qui seront nos outils de demain. Le monde avance et certaines zones pourraient passer à côté de ce nouveau développement. À l’heure de l’usine nouvelle ou la 3D prend toute sa dimension, nous qui prônons une agriculture 3.0, nous aurons besoin de réseau sur tout notre territoire.

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