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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 47/2017

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

 

Bovins de boucherie

La région de la pointe bretonne qui résistait à la FCO 8 vient de passer en zone de surveillance, alors que les éleveurs, négociants et exportateurs sont sur le qui-vive dans le Centre dans la crainte d’une évolution du zonage FCO 4. Les grands gagnants de ce classement en Zone de surveillance (ZS) sont les services vétérinaires et les laboratoires. Depuis le début de l’épisode FCO 8 en septembre 2015 se sont plusieurs millions d’€ qui ont ainsi été dépensés dans les PCR et retenus de prix sur les animaux payés aux éleveurs. L’épidémie de 2008 s’était éteinte grâce à une campagne de vaccination obligatoire. En 2016, la vaccination n’avait plus été rendue obligatoire, ce qui implique une résurgence permanente de la maladie. Sans mesure contraignante, il faudra vivre avec les contraintes qu’elle inflige. Les autorités ont en revanche rendu cette vaccination obligatoire pour la FCO 4 dans les périmètres concernés, mais les vaccins sont distribués en priorité à la Zone réglementée (ZR). "C’est une maladie économique", mettent de plus en plus en avant les éleveurs, las et qui se seraient vraiment passés de ce nouvel épisode de FCO.

A quelques jours du début des concours d’animaux de boucherie de fin d’année, les vendeurs font le tour de leurs clientèles pour connaître les besoins. La situation est en revanche très préoccupante dans les concours situés dans le périmètre FCO 4. Charolles est à ce jour maintenu mais suspendu à l’attente d’une éventuelle évolution du zonage FCO 4. Une situation délicate à gérer pour les éleveurs et qui agace d’autant plus les éleveurs que le sérotype 4 ne présente pas de signes cliniques pour les bovins.

Sur les marchés, l’activité commerciale reste très calme face à des abatteurs suffisamment couverts en direct. Les transactions restent compliquées dans les femelles de qualité bouchère lourdes, dont la taille des pièces entraîne un coût assez élevé dans le panier de la ménagère et fait, de ce fait, reculer les ventes, même si une clientèle ciblée reste amatrice de ces animaux. La tendance est au maintien des prix dans les génisses, mais la commercialisation est atone dans les vaches suite aux grosses sorties de la semaine passée. Les échanges sont tendus dans les jeunes vaches charolaises de qualité bouchère. L’offre se montre excédentaire pour les besoins dans les réformes allaitantes de conformation secondaire avec des tarifs en baisse. A noter le lancement, ce vendredi, de l’IGP Charolais de Bourgogne dans le magasin Super U de Perrecy-les-Forges avec Sicarev. Nous en reparlerons.

En réformes laitières, les industriels maintiennent la pression sur les vaches frisonnes et montbéliardes de réforme. En jeunes bovins, le commerce reste fluide, malgré la fin du contrat vers la Turquie. Les abatteurs éprouvent des difficultés à s’approvisionner pour servir leurs clients traditionnels, qu’il soit en France ou en Italie.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

L’arrivée du zonage FCO 4 a très sérieusement perturbé les échanges, avec une obligation de deux PCR pour passer en Zone indemne (ZI). L’activité commerciale est très différente d’une zone à l’autre avec des tarifs en forte baisse, notamment en Saône-et-Loire. Ce déficit de disponibilité reporte la demande sur les autres marchés et permet de maintenir les prix dans les bonnes bêtes malgré la tension observée sur la viande. La vente se montre en revanche plus sélective dans le second choix.

 

Broutards

L’activité commerciale est fortement ralentie dans la zone FCO 4, du fait des contraintes imposées pour les exportations et donc des débouchés limités. Le commerce est laborieux sur les marchés de Bourg-en-Bresse et sur le cadran de Saint-Christophe-en-Brionnais, où les tarifs pratiqués sont sous pression notamment dans les broutards de plus de 400 kg et dans les taurillons. Les mâles légers de qualité ont encore trouvé preneur pour la repousse, face à un commerce du jeune bovin qui se tient bien. Les autres marchés du centre sont également très perturbés avec des reports de volumes et d’acheteurs d’un marché à l’autre. Les exportateurs ne font pas de stock et ils n‘achètent que ce dont ils ont besoin pour une expédition directe. La crainte d’une extension de zonage est dans toutes les têtes, avec des conséquences économiques qui pourraient être graves. Sur la ZI, après le désastre de la semaine passée, le commerce tend à se réguler dans les broutards de moins de 350 kg qui trouvent preneur pour l’Allemagne ou pour la repousse. Dans les sujets de plus de 400 kg, les transactions sont compliquées avec des exportateurs qui profitent du décalage en l’offre et la demande générée la semaine passée pour maintenir la pression sur les prix. Les femelles de 300 à 350 kg préparées pour l’export à destination du marché italien restent demandées, même si leurs tarifs ont été revus la baisse.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Le commerce reste compliqué dans la région touchée par le zonage FCO 4, avec des acheteurs contraints de pratiquer une PCR pour sortir de la zone et une à l’entrée en atelier d’engraissement. Ces frais sont imputés au prix des veaux. L’activité Export a repris et permet de maintenir des prix convenables dans les bons veaux montbéliards. Le recul de l’offre dans les veaux laitiers permet une certaine stabilisation des prix. De nombreux veaux holsteins partent vers l’Espagne pour y être engraissés ou pour produire du jeune bovin. Les petits veaux restent invendables. Le commerce reste très calme dans les croisés laitiers qui tendent également à se stabiliser. Le commerce est plus régulier dans les bons veaux croisés montbéliards de type U de conformation.

 

Ovins

Le recul de l’offre est accentué par le zonage FCO 4, ce qui conduit à un commerce plus actif avec des tarifs en progression dans l’ensemble des agneaux. En brebis, le commerce reste régulier dans les bonnes brebis avec des tarifs facilement reconduits.

 

Porcs

Sur le Marché du porc breton, le prix du porc s’est stabilisé ce lundi à 1,180 € du kilogramme, et cela dans un flux commercial un peu plus détendu que ces dernières semaines. La demande intérieure et extérieure est correcte à l'image du commerce européen animé par les ventes de produits de saison et de préparations de produits en vue des fêtes de fin d’année.

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