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Le président d’Inaporc répond au président de la République dans une lettre ouverte

C’est sur un ton posé que Guillaume Roué, président d’Inaporc, l’interprofession de la filière porcine, a répondu « sur le fond et la forme » au discours d’Emmanuel Macron prononcé pour la clôture de la première phase des Etats généraux de l’Alimentation dans une lettre ouverte diffusée le 13 octobre.

Il se dit « mal à l’aise » sur le fait que la « nécessaire montée en gamme affirmée ne soit pas accompagnée d’un objectif d’indépendance et de conquête des marchés exports », et rappelle qu’il « n’y a pas que des consommateurs riches », les moins riches ont besoin d’une agriculture compétitive « sinon on laisse ce marché à nos compétiteurs étrangers ». Guillaume Roué « conteste très fermement » le vocable « choix absurdes » du président. Selon lui, les choix « ont permis à la France de rester un très grand pays agricole reconnu dans le monde entier pour la qualité de ses produits, bien loin de la caricature que certains peuvent en faire ».

Quant à la forme, « le ton volontaire me plaît bien même si les exemples illustrant le propos sont souvent caricaturaux », considère le président de l’interprofession du porc. Il reconnaît que « l’acceptabilité sociétale de nos pratiques est primordiale » et souligne les progrès effectués. « Nous sommes les champions de la baisse de la consommation d’antibiotiques » tout cela « à nos frais exclusifs » alors que les éleveurs porcins sont les premiers à « subir les promotions hyper agressives » depuis « les vingt dernières années ». Il se dit prêt à relever les défis, mais il faudra lever des blocages, notamment sur le droit de la concurrence et « la règle de l’unanimité » dans les interprofessions.

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