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Des projets collectifs pour la filière bio

Le Gabsel, le Groupement des agrobiologistes de Saône-et-Loire, a tenu son assemblée générale jeudi 14 mars à Saint-Sernin-du-Bois. L’occasion de voir que la filière poursuit sur une belle dynamique, ce qui l’amène à se lancer dans plusieurs projets à l’échelle locale.

Le bureau du Gabsel, avec de gauche à droite, Antoine de Scey, trésorier, Nathalie Boyer, administratrice, Philippe Folléas, vice-président, Morgane Le Bris, animatrice et Olivier Devêvre, président.

Avec 354 fermes répertoriées au 31 décembre 2018, la filière bio affiche cette fois encore une croissance à deux chiffres (+ 13 % par rapport à l’année précédente). La SAU progresse elle de 6 %, comptabilisant plus de 14.000 ha. Une surface qui ne représente cependant que 2,5 % de la SAU départementale et 5,5 % des exploitations de Saône-et-Loire. À noter, que le nombre de fermes bio a plus que triplé en 20 ans.
« Dans le département, un tiers des structures bio sont en viticulture, détaille Morgane Le Bris, l’animatrice du groupement. On trouve ensuite les fermes en polyculture-élevage et élevage, un peu de maraîchage, les filières les moins représentées sont les grandes cultures, l’arboriculture-petits fruits, les plantes à parfum, aromatiques et médicinales et l’apiculture ».

Le retard des aides

Ces chiffres, certes encore provisoires, rassurent et donnent le sourire aux représentants de la filière. Le Gabsel, qui tenait son assemblée générale jeudi 14 mars à Saint-Sernin-du-Bois, en présence de producteurs bio mais aussi de représentants des instances départementales, note cependant en 2018 une diminution des surfaces en conversion par rapport à 2017, une première depuis le boom des conversions entamé en 2015.
Faut-il y voir là l’important retard pris par le versement des aides Pac ? Toujours est-il que Céline Vandamme de la DDT, en charge des aides directes, s’est voulue aussi rassurante que pédagogue, en annonçant à plusieurs participants le versement imminent du solde de leurs aides pour 2017 et en expliquant les raisons de ce retard, notamment dû au dysfonctionnement d’un logiciel et une mise en corrélation compliquée entre les aides Mab, MAEC, primoMab, etc. « Malgré tout, grâce à la mobilisation de toute une équipe, la Saône-et-Loire est l’un des départements les mieux lotis », a tenu à souligner Céline Vandamme.

Plusieurs projets pour une même dynamique

L’assemblée générale a été aussi l’occasion de présenter les quatre projets collectifs dans lesquels va pleinement s’investir le Gabsel.
La tendance actuelle est à la fois de promouvoir les petites surfaces de production et le recours à des produits locaux. Or pour Philippe Folléas, le vice-président du Gabsel, « ces micro installations en vente directe diversifiée n’ont pas les moyens de répondre seules aux attentes de la restauration collective. Pour que ces fermes soient pérennes, une structuration est obligatoirement à mettre en place ». D’où notamment l’intérêt de la plateforme Manger Bio Bourgogne Franche-Comté. « Basée à Dôle, elle regroupera les différents producteurs bio de la région et gèrera la logistique », explique Philippe Pholéas.

Deux abattoirs et un laboratoire

Parmi les autres projets évoqués, celui de l’abattoir de proximité qui sera contigu au laboratoire de transformation prévu dans le Clunisois, dénommé "Melting Popote". « Il s’agit là d’une convention quadripartite entre Bio Bourgogne, l’association des abattoirs de proximité, le Gabsel et la communauté de communes du Clunisois », précise le vice-président du Gabsel. Melting Popote transformera fruits, légumes et viandes, permettant un approvisionnement local tout autant qu’une valorisation maximale des matières premières livrées.
Enfin, en cours d’étude de faisabilité, le projet d’un abattoir de volailles qui se situera à Saint-Bonnet-de-Joux et pour lequel cette municipalité est très investie. « Cet abattoir, porté pour l’instant par huit producteurs, devrait, au cours du premier trimestre 2020, venir prendre la suite de celui de Baron dont la fermeture est prévue pour fin décembre 2019 », souligne encore Philippe Pholéas, qui conclut en insistant sur le fait que « l’ensemble de ces projets font partie d’une même logique de dynamique de territoire ».

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