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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 12/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Les magasins affinent leur communication auprès du grand public pour doper les ventes du week-end pascal. Ils vont devoir écouler les quelques 5.000 animaux achetés sur les concours d’animaux gras, ce qui représente environ 2.500 tonnes de viande en carcasse. Les GMS ont, soit misé sur des concours de grande renommée, ou sur du local, car cette tendance prend de l’ampleur (lire à ce sujet notre dernière édition en page 7 au sujet du concours d’Autun et, cette semaine, en page 5 au sujet du concours de Romenay). Les retombées économiques sont intéressantes pour les éleveurs qui vendent leurs animaux sur les concours, en moyenne 1 € de plus que le commerce traditionnel, mais cette valorisation doit se rapprocher aux frais souvent plus élevés pour préparer ces championnes. La puissance de communication des grandes enseignes va mettre la viande de bœuf en avant dans les rayons traditionnels. Les ménagères - toujours préoccupées par l’équilibre de leur budget - feront-elles l’effort de revenir vers une viande de qualité ? C’est le souhait de toute la profession.

L’activité commerciale sur le marché de la viande est un peu plus régulière avec un réveil dans l’entrée de gamme, moins offert du fait du début des mises à l’herbe. La demande est peu soutenue dans le domaine des animaux haut de gamme, car les ventes des concours couvrent largement la demande exprimée pour les fêtes pascales. Les tarifs réussissent néanmoins à se maintenir pour les bonnes femelles charolaises de qualité bouchère. Dans le domaine des allaitantes de choix secondaire et bas de gamme, la réduction de l’offre avec les mises à l’herbe tend à fluidifier les échanges dans l’entrée de gamme où une partie des animaux est achetée par des engraisseurs. En réformes laitières, même si elle tend à s’atténuer, la tendance reste positive dans les vaches frisonnes et montbéliardes. L’équilibre offre/demande des prochaines semaines sera marqué par un recul de la demande du fait des vacances de Pâques. La demande est soutenue dans les taureaux de réformes. En jeunes bovins, les exportations vers l’Italie en prévision des fêtes pascales sont insuffisantes pour fluidifier le commerce. Les disponibilités restent suffisantes avec des sorties qui ont été planifiées pour cette période. Le commerce est calme avec des tarifs sans évolution sur le marché français.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Le froid qui accompagne ces premiers jours du printemps n’est guère favorable à la pousse de l’herbe. Le temps moins humide permet néanmoins une sortie progressive des animaux dans les prairies à condition de bien en mesurer le chargement. Les engraisseurs et les herbagers restent à l’achat et cherchent à concilier le prix du maigre aux tarifs actuels de la viande. La demande est suivie dans les allaitantes convenables avec du poids pour une finition rapide. Les frisonnes, les normandes ou les montbéliardes sont également recherchées et profitent de la progression du prix de la viande.

 

Broutards

Le commerce reste fluide avec des volumes qui demeurent modestes, même s’ils tendent doucement à progresser dans les régions où les sorties d’automne sont plus précoces (notamment l’Ouest). Malgré des tarifs élevés, les éleveurs du Centre gardent leurs broutards pour la valorisation de l’herbe dans les systèmes d’exploitation où les cultures ne sont pas possibles. Le commerce reste fluide dans l’ensemble des mâles légers et vaccinés contre la FCO sérotype 8 avec des tarifs qui restent fermes. Face à la dynamique commerciale actuelle, la vaccination contre la FCO sérotype 4 n’est pas une priorité pour les éleveurs qui ne la pratique que dans le cas d’une vaccination contre les deux sérotypes. Les volumes expédiés vers l’Espagne restent conséquents. Les tarifs restent très élevés dans l’ensemble des mâles de moins de 400 kg. La demande italienne est mesurée dans les plus lourds de sorties d’été. Dans les femelles, l’écoulement est normal avec des cours stables dans les bonnes laitonnes lourdes vaccinées. La vente reste très calme dans les femelles ordinaires.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

L’activité commerciale est assez fluide dans les veaux laitiers avec plus de besoins pour les mises en place en vue des sorties de septembre. La tendance est assez bonne dans les bons veaux holsteins, abondances ou montbéliards avec des acheteurs qui relèvent leur prix dans les bons veaux. La demande espagnole reste présente, mais le faible écart tarifaire entre nos deux pays complique le travail des exportateurs qui doivent toujours subir les coûts des PCR. Les croisés ordinaires se calent sur les races mixtes ou laitiers, mais les intégrateurs maintiennent la pression sur les blanc bleus lourds ou les croisés montbéliards ordinaires. Peu de changement dans les très bons veaux.

 

Ovins

Les sorties sont plus étoffées, mais elles restent juste suffisantes pour la demande à quelques jours des fêtes pascales. Le commerce reste fluide dans les agneaux laitons de qualité notamment s’ils sont sous signe de qualité. Les tarifs pratiqués sont élevés à la grande satisfaction des éleveurs. En agnelets, la demande est plus ferme pour les sujets destinés au marché italien. Les brebis bien conformées sont recherchées et mieux valorisées.

 

Porcs

Le climat de cette fin de mois est peu propice à la consommation alors que les disponibilités sont largement suffisantes sur la scène européenne. Le manque de dynamisme des marchés à l’export face un porc américain très offensif complète le tableau. La tendance était baissière ce lundi à 1,236 € le kilogramme sur le Marché du porc breton (en baisse de -0,004 € du kilogramme entre deux marchés). Cette orientation est préoccupante avant les perturbations occasionnées par le lundi de Pâque.

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