Viticulture

Le préfet en vendanges avec l'Union viticole 71

À l'invitation de l'Union viticole et de la FDSEA de Saône-et-Loire, le préfet Jérôme Gutton, a effectué sa visite de vendange. Il a été accueilli le 12 septembre sur le domaine d’Elodie et Christophe Brenot à Laizé.

Au cours de cette visite, les viticulteurs et représentants de la FDSEA ont alerté le préfet, sur la pénurie de main d'œuvre pour les vendanges. Malgré un partenariat entre la FDSEA et le Pôle Emploi, Christophe Brenot regrettait le manque de candidat : « lorsque on publie une annonce, si nous avons un candidat, c’est déjà bien », déplorait-il. Bernard Moreau, élu en charge de l'emploi à la FDSEA rajoutait à ce propos qu’un « allocataire qui fait les vendanges, va voir son statut changer et perdre des aides. Résultat, les demandeurs d'emploi ne font plus les vendanges », en guise d’explication qui ne satisfait personne.

Autre sujet, véritable serpent de mer, la "surcharge administrative". Il est en plus observé un phénomène de dématérialisation des déclarations. Derrière ce terme se cache un transfert de missions des services de l'Etat vers les vignerons qui doivent alors gérer ces déclarations par Internet, quand ce dernier ne se montre pas défaillant, faute d’investissements dans des infrastructures pour un Internet rural de bonne qualité. Le Département a pris le problème à bras le corps ces dernières années mais le retard est difficile à combler. Ainsi, la Déclaration Sociale Nominative (DSN), a conduit à une complexification croissante nécessitant pour l'employeur à avoir recours à un prestataire extérieur ou un logiciel de paie.

L'assurance récolte a aussi été débattue. Bernard Lacour, président de la FDSEA a rappelé au Préfet que « le système assuranciel doit être corrigé lors de la réforme de la Pac 2020 ». En effet, depuis quelques années, les aléas climatiques s'enchainent et les viticulteurs ne sont pas assurés, la faute à des franchises trop élevées et au mode de calcul du rendement moyen (moyenne Olympique).

Enfin, la profession dans son ensemble est vent debout contre le projet de loi qui prévoit la fin de l'exonération de charge pour les Travailleurs Occasionnels (Tode). En effet, malgré une loi de finance prévoyant de réduire les charges, « le compte n'y est pas ».

Pour terminer, Robert Martin, vice-président de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire, assure que malgré un printemps compliqué, les volumes sont au rendez-vous assurant un très bon millésime. Et Christophe Brenot de rajouter que cela pourrait être mieux si le problème de l'Esca, maladie de dépérissement des pieds de vigne, était pris en compte par les pouvoirs publics.

Face à ces remarques, le Préfet rappelait que « le numérique bien que complexe, n'est pas un ennemi ». Sur l'aspect main d'œuvre, il plaidait pour une meilleure organisation de la viticulture au travers de la mise en place de groupement d'employeurs. Ce que propose déjà la FDSEA. Il lui était notamment rappelé que déjà plus de 100 groupements sont en place dans le département.

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