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Finale départementale Auxois et comtois : le cheval de trait résiste en Saône-et-Loire

Samedi dernier, à Saint-Symphorien-de-Marmagne, la fédération des éleveurs de chevaux de trait de Saône-et-Loire organisait sa finale départementale Auxois et Comtois. Une cinquantaine d’équidés étaient présents dont certains iront défendre les couleurs de la Saône-et-Loire au national début septembre.

Les deux championnes de cette finale départementale : Bai Linda, Auxoise suitée appartenant à Jean-Philippe Jacqueson de Saint-Emiland et Caline du Bois 2, Comtoise suitée appartenant à Christophe Stéphan (21).

La finale départementale des chevaux de trait Auxois et Comtois s’est tenue samedi dernier à Saint-Symphorien-de-Marmagne. 52 équidés étaient présents : pouliches de 1, 2 et 3 ans et juments suitées. Outre le concours modèle et allure en races auxoise et comtoise, la manifestation comportait des épreuves d’éducation, pointage et caractérisation pour les jeunes animaux. Epreuves supervisées par une représentante de l’Institut français du cheval et de l’équitation et qui expliquaient la présence de quelques chevaux de Camargue et d’ânes bourbonnais venus se soumettre à ce protocole officiel (lire encadré).

Avec 160 convives pour le jambon à la broche du déjeuner, cette finale départementale a fait mieux que l’an dernier en termes de fréquentation. La participation au concours départemental était pourtant moins bonne cette année. Organisé une semaine plus tôt que les autres années, la manifestation aurait perdu quelques compétiteurs. Excepté le concours local de Saint-Symphorien-de-Marmagne qui comptait près de 80 chevaux engagés le 21 juillet dernier, les autres concours de Saône-et-Loire ont connu des baisses d’effectif, rapportait la présidente de la fédération des éleveurs de chevaux de trait de Saône-et-Loire Béatrice Barnay.

Cours attractifs

Pourtant, la filière cheval de trait profite en ce moment de cours particulièrement attractifs, confiait la présidente. Alors que le prix au kilo vif des poulains était descendu jusqu’à 1€10 il y a quelques années, aujourd’hui, les mêmes opérateurs en proposent jusqu’à 3 euros ! Les ventes de poulains s’en trouvent grandement facilitées ce qui met du baume au cœur des éleveurs de chevaux de trait. Une embellie liée à la demande japonaise qui continue de venir se satisfaire en France en chevaux lourds. Le prochain rassemblement d’animaux sera organisé en octobre à Saint-Rémy, révélait Béatrice Barnay. On y attend des chevaux de trait nés entre 2015 et 2018. Tous ceux qui ont des animaux à proposer peuvent contacter la présidente des éleveurs de chevaux de trait au 06.85.48.05.28.

Rendez-vous en septembre

La finale nationale des chevaux de trait Comtois aura lieu les 7 et 8 septembre à Maîche dans le Doubs. Quant à celle des chevaux Auxois, elle se tiendra les 8 et 9 septembre à Semur-en-Auxois (21).

La finale régionale des chevaux Percherons aura lieu le 15 septembre prochain à Saint-Symphorien-de-Marmagne.

L’âne bourbonnais séduit

Venu de l’Allier, l’âne bourbonnais est la septième et dernière race d’âne reconnue en France.

Onze jeunes ânes bourbonnais étaient venus se soumettre aux épreuves de caractérisation à Saint-Symphorien-de-Marmagne. Venus de l’Allier, ces équidés représentaient la septième et dernière race d’âne reconnue en France. L’âne bourbonnais fait partie des 25 races d’équidés réunies au sein de la SFET (société française des équidés de travail). La race compte environ 300 ânesses et six baudets donnant 18 naissances par an, présentait le président de la race Jean-Luc Charnin-Saligot. L’âne bourbonnais se destine aujourd’hui à un usage au travail, exposait-il. Certains l’utilisent en maraîchage bio. L’animal est également placé dans des sites publics (aéroport, centrale nucléaire) pour l’entretien des herbages. « Aujourd’hui, un âne se négocie mieux qu’un cheval ! », révélait Jean-Luc Charnin-Saligot. Ce petit équidé est en effet plus adapté à une clientèle grand public de par sa moindre dangerosité et aussi son peu d’exigence en matière d’entretien, plaidait le président. L’un des éleveurs d’ânes bourbonnais produit du lait d’ânesses. C’est un lait riche en lysosymes en en acides gras essentiel, expliquait-il. On le transforme en produits cosmétiques (savons, crèmes…) et en alicaments.

 

Palmarès

Race comtoise

Championne : Caline du Bois 2, Christophe Stéphan (21).

1 an : 1ère Hermine du Meix Janin, Karine Da Silva Berthelard, Sermesse ; 2ème Hétoilée de Fertans, EARL Vantard Florence et Philippe, Torpes.

2 ans : 1ère Gentiane du Saugy, Christophe Stéphan (21) ; 2ème Gitane 28, Anthony Alexandre, Perreuil.

3 ans : 1ère Flicka 22, EARL Vantard Florence et Philippe, Torpes ; 2ème Fleur d’Or d’Etalans, Christophe Stéphan (21).

Juments suitées : 1er Caline du Bois 2, Christophe Stéphan (21) ; 2ème Elfy du Verger, Lény Brague, Saint-Symphorien-de-Marmagne.

 

Race auxoise

Championne : Bai Linda, Jean-Philippe Jacqueson, Saint-Emiland.

1 an : 1ère Hépona, Yves Fourneret, Sevrey ; 2ème Histoire de Gavignon, Patrice Humbert (01).

2 ans : 1ère Gipsy, Michel Coulon, Charbonnat.

3 ans : 1ère Futée de la Côte, Jean-Christophe Rérolle, Saint-Symphorien-de-Marmagne ; 2ème Fayline de Gavignon, Patrice Humbert (01).

Juments suitées : 1ère Bai Linda, Jean-Philippe Jacqueson, Saint-Emiland ; 2ème Pépita de la Côte, Jean-Christophe Rérolle, Saint-Symphorien-de-Marmagne. 

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