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Tendance commerciales

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie : Lors du congrès de la FFCB (Fédération française des commerçants en bestiaux) et du FEDEV (Fédération nationale de l'industrie et du commerce en gros des viandes), l’une des tables rondes portait sur la façon de répondre aux attentes des consommateurs. Jusqu'à présent, le marché est organisé à partir de la production avec des industriels et des distributeurs qui vendent ce qui est produit. De nombreux pays ont déjà opté pour une démarche différente en partant de la demande des consommateurs et en adaptant la production à ces besoins. La France garde ces traditions avec une image de la viande portée par les nombreuses races allaitantes qui paissent dans nos campagnes. Les promotions se font toujours sur de belles pièces de bœuf grillées de « viande racée ». Or, dans ce concept, de nombreuses pièces ont des difficultés à trouver de la valeur ajoutée.

Ce qui est le plus intéressant, c’est de regarder la consommation des 18/35 ans que l’on nomme les « Millénnials ou génération Y ». Nées entre 1980 et 2000 ces jeunes générations consomment de la viande, mais elles ont un comportement très différent au niveau de leur alimentation avec une approche plus affective du produit (qualité, bien-être animal, santé…). L’urbanisation des populations a également changé la façon de manger de la viande. Le temps de préparation des repas est occupé par d’autres activités pour cette génération hyperconnectée. L’essor de la consommation des viandes transformées ou hachées est lié à ces nouvelles habitudes alimentaires. La viande de la semaine est consommée majoritairement transformée avec le développement des « fast foods », mais également dans la restauration traditionnelle.

Aujourd’hui, près de la moitié de la viande consommée en France est transformée (60% dans les pays anglo-saxons). Cette transformation des viandes offre beaucoup de liberté aux industriels qui doivent inventer des recettes où la viande ne sera pas le centre du repas, mais un ingrédient dans une offre variée de produit. Sortir des schémas stéréotypés du steak, rôtis, entrecôte est un défi majeur pour la production, même si ces jeunes générations apprécient les grillades et la bonne viande le week-end.  Cette dernière doit être à la hauteur des attentes. Des pays comme l’Autralie, ont oeuvré dans ce sens en mettant au point une méthode pour prédire la qualité de la viande et de lui appliquer des étoiles qui représentent la qualité réelle de la viande et non pas comme en France où les étoiles sont dispensées à partir de l’origine de la pièce quelque soit sa race et sa qualité.   

Regarder la production à partir du consommateur pour que ce dernier continu d’apprécier la qualité de la production française (la plus contrôlée au monde) est un défi majeur pour la filière. Mais pour y arriver, il faudra bien que des personnes revoient leur position...

En attendant, sur le marché, l’animation commerciale reste très calme en cette fin de mois. Le recul de l’offre engendrée par les travaux de fenaison limite la pression des acheteurs. Les tarifs se maintiennent dans les génisses et les jeunes vaches Charolaises. Les transactions sont très calmes dans les allaitantes d’entrée de gamme ou plus âgées. Dans les laitières, malgré le repli de la demande pour la fin de l’année scolaire, le recul de l’offre généré par les travaux de fenaison permet une stabilité des prix dans les Montbéliardes, Holsteins ou Abondances. En jeunes bovins, l’ambiance commerciale est morose avec des engraisseurs qui se posent de plus en plus de questions sur la pérennité de leur activité aux regards des tarifs pratiqués dans la viande et du maigre. Même les éleveurs qui engraissaient leurs animaux s’orientent vers la vente en broutards, faute de rentabilité.

Bovins d’embouche et d’élevage : Malgré des herbages très fournis, la demande se tasse face à la tendance baissière qui semble se dessiner dans le commerce de la viande pour les mois à venir. Les acheteurs sont très prudents et les tarifs du maigre sont plus discutés.

Broutards : L’animation commerciale reste portée par la demande des marchés exports. Les volumes restent insuffisants pour satisfaire la demande des nombreux pays importateurs. Les tarifs se tiennent à des niveaux élevés dans l’ensemble des bons broutards Charolais, Limousins ou croisés préparés pour l’export. Dans les taurillons, la demande est soutenue avec des tarifs toujours très attractifs. Dans les femelles, la modestie de l’offre facilite la vente dans les bonnes laitonnes herbées de 300/350kg, mais les tarifs restent peu soutenus dans les légères ou les ordinaires exportés vers l’Espagne. Les femelles trop âgées peinent a trouver preneurs.

Veaux d’élevage et d’engraissement : L’offre saisonnière reste limitée et favorable aux échanges. Les transactions sont régulières avec des tarifs qui se maintiennent sans difficulté dans les Montbéliards.  L’activité commerciale est également plus ferme dans les bons veaux croisés laitiers ou Blanc bleus avec des tarifs qui tendent à progresser faute d’offre suffisante.

Ovins : Le recul de l’offre limite la pression des acheteurs malgré une demande peu soutenue pour la fin du mois. Les tarifs pratiqués se maintiennent dans les bons agneaux. Les échanges sont plus fermes dans les brebis principalement à destination de l’Italie.

Porc : La météo exécrable de ces dernières semaines a pénalisé les ventes et pénalise la relance de l’activité malgré le retour du beau temps. Le cours du MPB est stable à 1,202€. 

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