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Cultivons nos Campagnes lance la mise en place du schéma de lutte contre la prolifération des ragondins

Le 9 juin, Cultivons nos Campagnes dressait le bilan de son action au cours de l’année écoulée et évoquait, avec les partenaires de la ruralité, la mise en place du schéma de lutte contre la prolifération des ragondins. Retour…

Les acteurs de la ruralité entendent bien faire reconnaître et amplifier la dynamique engagée ces dernières années en matière de protection de l’environnement.

C’est à Viré, dans les locaux de la Fédération départementale des Chasseurs de Saône-et-Loire, que Cultivons nos campagnes tenait son assemblée générale, une assemblée générale ordinaire, doublée d’une assemblée générale extraordinaire qui ont été l’occasion pour les membres de l’association d’engager une nouvelle dynamique pour poursuivre et amplifier les échanges communs sur les sujets environnementaux…

Ce fut aussi l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée et d’évoquer tout particulièrement, avec les partenaires de la ruralité, la mise en place du schéma de lutte contre la prolifération des ragondins.

Réguler les populations de ragondins

Le premier sujet abordé dans le cadre du rapport d’activité 2016 a de fait été le plan de régulation des populations de ragondins mis en place par Cultivons nos campagnes en lien avec la Fédération départementale des Chasseurs, l’APASL (Association des piégeurs agréés de Saône-et-Loire) et le GDS 71.

Suite au premier travail d’information sur le dispositif de lutte réalisé à l’automne 2016 avec l’envoi par courrier d’une plaquette à toutes les communes de Saône-et-Loire, vingt-neuf collectivités locales ont contacté l’association sur la fin d’année 2016, soit vingt-cinq communes, trois communautés de communes et un syndicat de rivière. Sur début 2017, sept communes ont finalisé la convention de piégeage avec Cultivons nos Campagnes. Il s’agit de : Marly-sous-Issy, Montmort, Vaux-en-Pré, Authumes, Varennes-Saint-Sauveur, Le Miroir et Dommartin-les-Cuiseaux. Enfin une dizaine de communes et deux communautés de communes sont en cours de finalisation de la démarche. Celles-ci ont signé la convention de piégeage et la recherche de piégeurs est en cours pour pouvoir lancer la démarche d’un point de vue opérationnel.

Un enjeu sanitaire

A ce sujet, Guy Beauchamp, président de Cultivons nos campagnes, profitait de la présence de Jean-François Farenc, président de l’Union des maires des communes rurales de Saône-et-Loire (UMCR 71) par ailleurs association membre de Cultivons nos Campagnes, pour rappeler à quel point « le soutien des maires à ce dispositif est primordial pour disposer à terme du maillage le plus large possible. Et donc avoir un dispositif de régulation le plus efficace possible ».

Guy Beauchamp rappelait « l’enjeu en matière sanitaire que représente la régulation des populations de ragondins », mais aussi « l’objectif de la démarche portée par Cultivons nos Campagnes qui est bien d’aboutir à un schéma de régulation clair et qui se fasse dans les règles ». Pour Bernard Lacour, président de la FDSEA, ce sujet de la prolifération des ragondins sera abordé lors des rencontres que les présidents des CSEA (Communauté de syndicats d’exploitants agricoles, ex-USC) ont prévu d’engager prochainement avec leurs présidents de communauté de communes.

Protection de l’envionnement

Autre dossier travaillé en 2016, la demande d’agrément de l’association au titre de la protection de l’environnement. Ainsi, pour faire reconnaître officiellement par l’administration les actions menées par Cultivons nos Campagnes en matière d’environnement, une demande d’agrément de l’association a-t-elle été déposée au printemps 2017 auprès du préfet.

Au-delà des seules actions menées par l’association, cet agrément vise aussi à faire reconnaître officiellement le rôle joué par l’ensemble des structures membres de Cultivons nos Campagnes et leurs ressortissants (agriculteurs, forestiers, chasseurs, propriétaire fonciers, maires ruraux...) dans la protection de l’environnement, la protection de la qualité de l’eau, mais aussi la préservation des paysages et du cadre de vie. Un premier échange a eu lieu le 19 mai avec le préfet de Saône-et-Loire, Gilbert Payet, sur cette demande qui sera examinée dans les semaines à venir.

Un point a également été fait sur le travail mené par Cultivons nos Campagnes et ses administrateurs pour participer aux travaux et aux réflexions sur les différent sites Natura 2000, Val de Loire et Clunisois tout particulièrement. Un important travail sur l’environnement donc qui est appelé à se poursuivre dans les mois à venir.

Enfin, l’assemblée générale extraordinaire a été l’occasion de soumettre au vote une évolution des statuts de l’association, notamment en ce qui concerne l’objet de celle-ci. Une évolution à la marge puisqu’il s’agissait ainsi de mettre en cohérence les statuts de Cultivons nos Campagnes avec l’activité effectivement réalisée par l’association en matière environnementale ces dernières années.

 

 

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