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Emploi Préserver l’emploi agricole pour assurer l’avenir des productions

En agriculture et en viticulture notamment, l’emploi est essentiel pour maintenir l’activité, développer la compétitivité du secteur et assurer le renouvellement des générations. Pour le préserver JA et FNSEA se sont mobilisés afin de diminuer le coût du travail et d’accompagner les employeurs. Les deux organisations, grâce à une longue mobilisation, ont, par exemple, obtenu le maintien d’une exonération de charges sociales pour les employeurs de salariés saisonniers.

Ici à Saint-Désert avant les vendanges 2018, la FDSEA et les JA de Saône-et-Loire avaient très tôt interpellé les élus politiques et l'Etat sur l'impact de la fin de l'exonération TODE en viticulture notamment.

La capacité d’emploi de l’agriculture est indissociable de sa compétitivité, il est essentiel pour développer les productions. Or, le salariat agricole est protéiforme, de nombreuses exploitations ont recours à de la main d’œuvre saisonnière. En effet, en 2014, 1.165.000 salariés ont été employés sur l’année 2014 en agriculture (exploitations de production agricole, entreprises de prestation de services agricoles et ruraux, entreprises forestières et entreprises du paysage), sans compter les 854.000 contrats saisonniers signés (MSA 2014). Pour favoriser tous les types de contrat FNSEA et JA se sont donc mobilisés pour diminuer le coût du travail, notamment à travers l’allégement des charges sociales et elles ont par exemple obtenu l’exclusion des entreprises agricole sur l’application de la taxe d’apprentissage. Les deux organisations sont aussi engagées dans l’accompagnement des entreprises en matière de gestion des ressources humaines.

TO/DE :  une mobilisation fructueuse

Enfin, grâce à une mobilisation fructueuse elles ont obtenu le maintien d’une exonération de charges sociales spécifiques pour les employeurs de salariés saisonniers. Une belle victoire collective des réseau FNSEA, AS et JA, pour Basile Faucheux, responsable du dossier fiscal/social chez Jeunes Agriculteurs. Ainsi, une dégressivité du nouvel allègement de charges à 1.20 SMIC en 2019 et en 2020 pour les employeurs de salariés saisonniers (au lieu de 1 SMIC pour les autres secteurs d’activité) sera appliquée et une majoration de 4 points dès le 1er janvier 2019 (au lieu d'octobre pour les autres secteurs d'activités) sera mise en place. « Le dispositif TODE cumulé avec le CICE tel que nous le connaissions disparait. Mais les anciens bénéficiaires du TODE ont droit dans les mêmes conditions que TODE à une application spécifique de l’abattement général qui leur font retrouver quasiment le même niveau d’exonération de charges sociales pour les salariés saisonniers », explique Jérôme Volle, président de la commission emploi de la FNSEA. Il souligne cependant que le véritable problème du cout du travail est dû à une trop grande disparité des salaires minimums en Europe. Il estime donc essentiel d’obtenir une harmonisation sociale européennes pour limiter le dumping social. Pour envisager l’avenir de l’emploi agricole, tout aussi important pour les jeunes installés, Basil Faucheux appelle quant à lui à se baser sur la maitrise des charges, de former et d’attirer des jeunes. FNSEA et JA se sont donc saisis de ces enjeux de compétence et d’attractivité car l’emploi salarié est fondamental pour le renouvellement des générations.

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