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Assurance chômage : l’agroalimentaire dénonce « un coup de poignard »

Les entreprises et syndicats du secteur de l’alimentation ont dénoncé fin juillet la réforme de l’assurance chômage, qualifiant de « coup de poignard » le projet de « bonus-malus » des cotisations chômage patronales pour les entreprises ayant beaucoup recours aux contrats courts et aux emplois saisonniers.

 

« Nous découvrons avec stupeur, dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage, un projet de bonus-malus qui vise notamment les emplois saisonniers », s’indignent une centaine d’entreprises et syndicats du secteur dans une lettre ouverte au Premier ministre Edouard Philippe. Parmi les signataires figurent notamment les groupes Fleury Michon, Haribo, Lindt, Daucy et Sodebo. Quelques organisations professionnelles se sont également jointes à l’appel, dont le syndicat du chocolat ou encore la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil).

La réforme de l’assurance chômage prévoit d’appliquer un système de bonus-malus dans sept secteurs consommateurs de contrats courts. Le principe du bonus-malus est de faire varier le taux de cotisation d’assurance chômage d’une entreprise en fonction de son taux de rupture de contrats donnant lieu à inscription à Pôle emploi. L’agroalimentaire fait partie des sept secteurs visés par cette réforme. Tout comme les « activités scientifiques et techniques » telles que la publicité, l’hébergement-restauration, l’assainissement des eaux et la gestion des déchets, le transport et l’entreposage, la fabrication de caoutchouc et plastique, enfin le travail du bois, l’industrie du papier et l’imprimerie. Le secteur agricole n’est pas concerné, mais « on ne se sait pas pour combien de temps », s’inquiète Jérôme Volle à la FNSEA.

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