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Analyse des marchés animaux, des tendances de la semaine et des différents marchés animaux

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.


Bovins de boucherie

La saison estivale est bien lancée avec de nombreux touristes que ce soit sur les côtes, mais également à l’intérieur des terres pour découvrir nos belles régions. La seule ombre au tableau est une météo à nouveau proche de la canicule qui est un frein majeur pour la consommation de viandes. L’activité dans les zones touristiques est dopée par l’afflux de familles, mais celle-ci ne compense pas le retrait dans les grandes métropoles. Les ventes sont ciblées sur les pièces à griller avec des promotions dans les GMS ainsi que pour les brochettes qui constituent un important atout pour la boucherie traditionnelle. Les morceaux "avant" sont de fait difficiles à valoriser à cette période (du fait d’un manque de besoin de viande hachée). Par ces fortes chaleurs, ce sont les légumes et les fruits de saison qui ont la faveur des acheteurs dans les magasins, mais cette filière est durement touchée par la concentration de la production due aux conditions climatiques et à la concurrence du marché espagnol.

Du côté des exploitations, l'offre se tasse légèrement avec des éleveurs accaparés par les moissons dans les zones de polyculture et moins disponibles pour la vente de leurs animaux. Dans le Centre, les régions qui ont été copieusement arrosées peuvent étaler les sorties, mais ce n’est pas le cas partout et, dans certains secteurs, les prairies sont jaunies par le soleil et le déficit hydrique. La situation des éleveurs dans ces bassins de production est de plus en plus préoccupante, voire catastrophique, alors que les trésoreries sont exsangues et ne permettront pas de supporter une nouvelle crise.

Sur les marchés, l'activité commerciale fait apparaître une stabilisation des prix avec un meilleur équilibre entre l'offre et la demande. Les acheteurs restent confrontés à des difficultés d'écoulement de la viande, mais les disponibilités conjoncturelles ne permettent pas l’accentuation de la baisse. Cette dégradation des prix ne résout rien, car elle ne fait pas vendre davantage de viande. Les transactions sont très calmes dans le domaine des femelles haut de gamme avec un plafonnement des prix, lesquels pâtissent du recul des commandes dans les grandes villes. Le placement est normal avec une stabilisation des prix dans les génisses, mais les vaches souffrent encore des retards d’enlèvement. Les jeunes vaches charolaises se maintiennent, mais l'écoulement est calme pour les allaitantes de choix secondaire avec des écarts de prix significatifs observés dans les animaux légers ou de moindre conformation. Dans les laitières, l'érosion de l'offre avec les moissons atténue la pression des industriels. La dégradation des prix dans les bonnes vaches frisonnes et montbéliardes viandées est très mal vécue chez les éleveurs qui ont fait l’effort de finir leurs animaux, pour fournir une viande de qualité en vue de la saison estivale. La vente reste sélective dans les vaches vendues après la dernière traite souvent avec un manque d’état d’engraissement et sans viande. La demande est limitée pour les taureaux de réformes. En jeunes bovins, la demande italienne est plus régulière compte tenu du recul des disponibilités, avec des tarifs qui remontent dans ce pays. Le marché français ne bénéficie pas de cette détente, car une majorité des animaux reste sur notre territoire et demeure pénalisée par l’abondance de femelles. La modestie de l'offre permet une facile reconduction des cours dans les charolais ou les limousins.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Les tarifs pratiqués dans la viande freinent l'ardeur des engraisseurs. La modestie de l'offre permet une vente régulière dans les animaux de gabarit. Les acheteurs sont en revanche très réticents dans le bétail trop maigre ou de moindre conformation.

 

Broutards

Les disponibilités sont réduites sur les marchés avec des éleveurs accaparés par les foins et la paille, mais qui laissent également les animaux dans les prés pour qu’ils profitent, là où c’est le cas, de l’abondance d’herbe. La demande italienne est mesurée, mais la modestie de l’offre facilite les échanges et permet une reconduction assez facile des prix. Le commerce est également régulier dans les bonnes femelles charolaises destinées au marché italien.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Le commerce est diversement orienté avec une stabilité des prix sur la région Rhône-Alpes dans les montbéliards dont l’offre reste mesurée à la saison et de la baisse dans les veaux laitiers sur le reste de la France sous la pression des intégrateurs qui subissent la mévente du veau gras. Dans les croisés laitiers, le tri est plus sévère dans les sujets de moindre conformation, mais les bons veaux viandés se maintiennent. La tendance est également à la reconduction des prix dans les croisés blanc bleus ou charolais de bonne conformation, avec une offre saisonnière limitée.

 

Ovins

La demande des abattoirs est régulière sans être excessive pour approvisionner les zones de vacances, alors que les besoins sont plus calmes sur les grandes métropoles. Le commerce est assez fluide avec une bonne tenue des prix dans les agneaux de qualité avec une demande soutenue pour la production locale. La marchandise commune ou en manque de finition est peu recherchée. Dans les brebis, avec le début de la saison estivale, les besoins sont plus soutenus pour approvisionner le Sud de la France et l’Italie. Le commerce est dynamique et les cours sont en progression.

 

Porcs

La dégradation du cours allemand pèse sur la tendance avec une consommation intérieure également pénalisée par les fortes chaleurs. Sur le Marché du porc breton, le prix s’est replié ce lundi de -0,005 € restant stable à 1,486 € du kilogramme.

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