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Alain Demeuzoi à Saint-Romain-sous-Gourdon apprécie la « reconnaissance » de son travail qu'apportent les boucheries Coop Amour

Comptant parmi les pionniers du bio en Saône-et-Loire, Alain Demeuzoi fournit régulièrement des charolaises aux boucheries Coop Amour de son groupement Feder. De voir ses meilleurs animaux ainsi valorisés localement est une belle reconnaissance.

En système bio, Alain Demeuzoi prend le temps de bien finir ses animaux.

A Saint-Romain-sous-Gourdon, Alain Demeuzoi élève 80 vaches charolaises, dont il engraisse toute la production de femelles. L’exploitation est agréée bio depuis 1992, mais les parents d’Alain avaient déjà pris leur distance avec l’agriculture conventionnelle dès 1969, faisant alors figure de pionniers en Saône-et-Loire. Comme le rappelle l’éleveur, au début, les débouchés étaient rares pour le bio avant que ne soit créé "Bio Bourgogne Viande" en 1995 avec l’ouverture d’une boucherie sous les halles de Dijon. Par la suite "Bio Bourgogne Viande" est devenu "Les Boucheries Bio de Bourgogne", puis Coop Amour en 2017.

Alain Demeuzoi livre toute sa production à Feder et fait partie de la trentaine d’éleveurs bio qui fournissent les boucheries Coop Amour. « Ce sont en principe mes meilleurs animaux qui sont choisis pour la boucherie », confie Alain. Début avril, c’était une génisse issue de son élevage qui était proposée au marché de Chalon-sur-Saône. Elle a donné une carcasse de 409 kg classée "U".

Un an de finition

Pour engraisser ses génisses bio, Alain compte un an de finition. Au terme d’une croissance à l’herbe, les jeune femelles approchant trois ans entament une complémentation au pré avec un mélange de 2 kilos constitué de céréales de la ferme (50 %), de luzerne, de lin et de sésame. Alain cultive une quinzaine d’hectares d’un mélange d’avoine, de pois, de triticale, de blé et d’orge. La complémentation augmente doucement pour atteindre 5 à 6 kilos, selon le poids de l’animal. En hiver, les bêtes à l’engrais reçoivent de l’enrubannage de regain. La plupart des ventes de génisses grasses interviennent au début du printemps. En bio, Alain « prend le temps de bien finir ses animaux. Et même faites lentement, elles peuvent être très bonnes », fait valoir l’éleveur.

Satisfactions

Le fait que ses animaux soient valorisés dans une boucherie locale est un plus pour Alain Demeuzoi qui le vit comme quelque chose de très valorisant pour son élevage. L’éleveur est aussi très sensible aux retours émanant des bouchers. Un moyen de discuter de la qualité des animaux, d’améliorer la finition. Pionnier du bio, il est aussi très heureux d’assister à l’explosion de la demande en viande bio. « Nous, les anciens, nous sommes contents de voir ce qui se passe aujourd’hui. C’est une reconnaissance pour notre travail ».

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