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L'éradication de l'IBR est en bonne voie dans le département

Les premières mesures prévues par l’arrêté ministériel du 31/05/2016 visant l’éradication de l’IBR sont entrées en application dès l’automne 2016. Tous les acteurs se sont mobilisés pour mettre en place ces nouvelles règles avec pour objectif d’atteindre 90 % de cheptels indemnes à l’horizon 2018/2019.

 

Les mesures mises en place :

♦ Tout d’abord, le marquage et la restriction de mouvements des bovins positifs IBR, mesure "phare" du nouveau dispositif : pour sécuriser les circuits commerciaux, les bovins positifs sont désormais identifiables par une étiquette orange "bovin positif IBR" apposée sur les cartes vertes par les éleveurs pour les bovins présents dans leur cheptel ou par le GDS pour les bovins découverts positifs à l’achat. Ces bovins positifs ne peuvent quitter l’exploitation qu’à destination de l’abattoir ou d’un troupeau d’engraissement dérogataire en bâtiment (cartes jaunes). L’introduction de bovin positif dans un cheptel à cartes vertes est dès lors interdite.

♦ Les mesures de prophylaxie ont été renforcées : tout troupeau en cours d’assainissement doit contrôler ses bovins à partir de 12 mois et non à partir de 24 mois comme les troupeaux indemnes ou en cours de qualification. Par dérogation, cette année, seuls les 544 élevages détenant des bovins positifs ont contrôlé les jeunes ; à partir du 1er janvier 2018, tous les élevages qui n’auront pas obtenu un contrôle annuel négatif après la sortie de leur dernier bovin positif devront dépister les bovins de plus de 12 mois.

♦ Enfin, le renforcement des contrôles des mouvements : pour prendre en compte le risque de contamination durant le transport ou le rassemblement, le contrôle réglementaire de l’IBR s’effectue désormais entre 15 et 30 jours après la date d’introduction du bovin chez l’acheteur (les dérogations pour les bovins indemnes en transport direct sont toujours possibles).

♦ Les contrôles avant départ prévus pour les bovins issus de cheptels non qualifiés restent à mettre en place ; ils avaient été reportés à l’automne 2017 en Bourgogne contrairement aux régions voisines lesquelles les ont déjà imposés. Ces contrôles seront impératifs pour les animaux non qualifiés destinés à rester en France dans un cheptel en ASDA vertes. Les bovins destinés à l’engraissement (export ou atelier cartes jaunes) pourront déroger ; des étiquettes "bovin non analysé" devront être collées sur les ASDA pour les repérer. Les opérateurs commerciaux devront assurer la séparation des animaux de statut sanitaire différent : un circuit sain rassemblant des animaux indemnes ou non indemnes testés négatifs et un circuit destiné à l’engraissement dit "à risque contrôlé" rassemblant des animaux positifs vaccinés ou des bovins non qualifiés non testés. La mise en œuvre de ces mesures sera à nouveau discutée au prochain conseil régional de politique sanitaire animale et végétale (Cropsav) Bourgogne Franche-Comté en septembre.

Une prophylaxie 2017 plus sereine !

Le recalage des seuils de positivité des kits d’analyse IBR et la mise en œuvre systématique d’un test de confirmation ont permis de diminuer très sensiblement le nombre de faux positifs détectés. En effet, nous avons confirmé cette année 276 bovins nouvellement positifs dans 63 cheptels contre plus de 1.000 bovins l’année dernière. Seuls 6 élevages indemnes ont vu leur qualification suspendue ou retirée contre 146 l’an dernier.

Peu de circulations virales massives ont été mises en évidence : 10 élevages ont été concernés par la détection de plus de 5 bovins nouvellement positifs ; une sur-immunisation a été mise en place dans ces élevages pour éviter toute reprise de circulation virale.

Même s’il faut rester prudent, ces résultats sont le reflet de l’amélioration de la situation sanitaire de notre département au regard de l’IBR.

Le stock de bovins positifs IBR diminue

Le nombre de bovins positifs IBR présents dans les élevages de Saône-et-Loire a été divisé par deux en un an (21.600 en juin 2016 contre 11.600 en juin 2017) : la réforme des bovins positifs et la diminution de la vaccination systématique à l’introduction en sont la cause.

A ce jour, 11.657 bovins positifs sont présents dans 342 cheptels dont les 2/3 en élevages engraisseurs (vaccination à l’introduction essentiellement) et 1/3 répartis dans 227 élevages naisseurs.

Consulter ici le tableau 1 "Répartition des 3.900 bovins positifs dans les élevages naisseurs"


 

Pour la cinquantaine de cheptels naisseurs détenant de nombreux bovins positifs (ce qui constitue l’essentiel du stock restant), la réforme demandera plus de temps. Il n’y a pas de date butoir réglementaire pour l’élimination des bovins positifs, mais l’assainissement doit être programmé dès à présent pour limiter les contraintes qui vont s’intensifier au cours des prochaines années. Une sur-immunisation des bovins positifs (deux vaccinations annuelles) est conseillée dans ces cheptels pour éviter toute reprise de la circulation virale.

Consulter ici le tableau 2 "Evolution favorable des statuts IBR des cheptels"

 

 

A l’issue de la campagne près de 80 % des cheptels sont qualifiés indemnes. La qualification indemne peut être obtenue rapidement pour plus de 400 cheptels :

„ 140 cheptels "en cours de qualification" seront qualifiés indemnes à la prochaine prophylaxie ;

„ 208 cheptels ayant réformé leurs BV positifs après la prophylaxie 2016/2017 devront réaliser 2 séries pour  devenir indemnes ;

„ 111 cheptels détiennent moins de 5 BV positifs et pourront rapidement réformer leurs bovins positifs puis réaliser les deux contrôles de prophylaxies pour acquérir la qualification indemne.

Il est primordial de poursuivre les efforts de réforme et de qualification pour atteindre rapidement 90 % de cheptels indemnes et cela pour faciliter le commerce et alléger les contraintes dans les élevages non qualifiés (contrôles de vente et contrôle des 12-24 mois à la prophylaxie).

 

Les recommandations pour les cheptels détenant peu de bovins positifs

1) Réformer les bovins positifs AVANT de réaliser la prophylaxie 2017/2018 pour valider un premier contrôle qualifiant et réaliser, si possible, la prophylaxie avant le 31 décembre 2017 pour éviter de contrôler les bovins de plus de 12 mois.

2) Réaliser si possible deux prophylaxies à tois mois d’intervalle au cours de la campagne 2017/2018 pour acquérir le statut indemne.

 

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