Viticulture

Les régions viticoles européennes veulent peser plus dans le débat sur la future Pac

L’Assemblée des régions européennes viticoles (Arev) va installer son siège administratif à Bruxelles et s’est dotée d’un nouveau secrétaire général pour peser plus dans le débat sur la future Pac qui, souligne-t-elle, doit maintenir la spécificité actuelle de la réglementation du secteur du vin.

Une motion plaidant notamment pour le maintien dans la prochaine Pac de la réglementation spécifique actuelle du secteur du vin (régulation, politique de qualité, soutiens orientés vers les investissements) a été adoptée par l’Assemblée des régions européennes viticoles (Arev) qui tenait ses assises les 10 et 11 juillet à Strasbourg. Les participants ont également demandé l’amélioration dès maintenant des outils de gestion des risques, notamment l’assurance récolte comme le propose le Parlement européen, sans attendre la réforme de la Pac « dont l’application pourrait être retardée ».

L’Arev rappelle aussi qu’elle réclame « depuis deux décennies » la mise en place d’un « observatoire de la viticulture européenne ». Une initiative que le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan ne juge pas opportune.

Installation à Bruxelles

L’Arev a par ailleurs élu à l’unanimité un nouveau président en la personne d’Emiliano García-Page Sanchez, président de la région espagnole de Castilla-La Mancha, qui succède ainsi à Sergio Chiamparino, président de la région italienne du Piémont.

Elle a aussi confirmé l’installation imminente de son siège administratif à Bruxelles, et, dans cette perspective, s’est dotée d’un nouveau secrétaire général. Il s’agit de Pascal Bobillier-Monnot, qui était depuis 17 ans directeur général de la confédération française des appellations viticoles (Cnaoc). Il avait été, à ce titre, en première ligne sur les dossiers européen des autorisations de plantation et international des noms de domaines d’internet «. vin » et «. wine ».