Viticulture Environnement

92 % de bouteilles "écoconçues", utilisées par les Vignerons des Terres Secrètes

Engagés depuis 2000 dans une démarche d’agriculture raisonnée et de développement durable, les Vignerons des terres secrètes - dont le siège est à Prissé - ont obtenu le label "Vignerons en Développement durable" (VDD) en 2013. Depuis chaque projet de la cave est réfléchi dans une logique environnementale, sociale et économique. Concrètement, aujourd’hui 92 % des bouteilles sont écoconçues. Et pas seulement les bouteilles…

La cave coopérative avait déjà pris conscience de l’impact que représentent la production et la distribution de ses vins. Pour  minimiser cet impact, la réflexion initiale fut globale et visait près de 50 % des bouteilles commercialisées. En 2016, 92 % des bouteilles achetées étaient "écoconçues, soit 4.333.338 bouteilles "éco" sur les 4.710.118 achetées. Mais qu’est-ce qu’une bouteille écoconçue ?

La démarche a été entreprise dès 2011 pour le verre et avancée au fur et à mesure depuis cinq ans sur les autres postes achats. Ainsi, pour le verre, la cave a fait appel à la société chalonnaise Vérallia et à leurs bouteilles Ecova et Avantage. Ces gammes font respectivement baisser le poids du verre par bouteille de 65 grammes (-15 % de 460 à 395 grammes) et 130 grammes (-20 % de 660 à 530 grammes). Ce changement - qui n’enlève rien à la qualité du verre et à sa résistance - a permis ainsi d’économiser le transport de 294 tonnes de verre en 2016, soit l’équivalent de 235 tonnes de CO2 économisés.

Bouchons, capsules, étiquettes…

Autre point d’action : le bouchon. En plus du liège naturel, issu de forêts gérées durablement, les Vignerons des terres secrètes choisissent de s’approvisionner pour leur gamme de bouchons dits "synthétiques" auprès du bouchonnier Nomacorc produisant un modèle biosourcé. Ce dernier est issu de la transformation de la canne à sucre et non de l’industrie pétrochimique. Même si ce modèle s’avère être 20 % plus cher que le modèle classique, là encore, la cave a fait le choix de la réduction de son empreinte carbone (gain en poids est de 1 gramme en équivalent CO2 par bouchon) plutôt que du prix.

Au tour ensuite des capsules. Celles-ci proviennent de chez Rivercap et sa gamme Absolut Green Line, issues de polyéthylène (PE) biosourcé aux encres acryliques. A nouveau donc, des matériaux renouvelables se substituant au pétrole et aux solvants.

Les étiquettes utilisées sont garanties sans chlore. Basée à Prissé, la cave croit aux vertus de l’économie locale et solidaire. Dans cette démarche sociétale, la cave a privilégié une collaboration avec une imprimerie locale, l'imprimerie Durand à Mâcon, labélisée Imprim’Vert.

L’approche globale ne saura être complète sans la réflexion menée autour des cartons d’emballages, ceux-ci étant produits par Viallon Emballages en papier kraft issu de forêts gérées durablement. L’ensemble des marquages étant réalisé à partir d’encres à l’eau et sans ajout de solvant.

Faire travailler les locaux

A noter qu’aujourd’hui 50 % des achats de ces matières premières est effectué au sein de la région Bourgogne Franche-Comté, rendant encore un peu plus palpable la notion de durabilité sociale et économique locale !

« Les clients non réceptifs à la démarche sont marginaux. Tout nouveau marché est abordé sous cet angle d’écoconception », précise Charles Lamboley, responsable des ventes aux Terres secrètes. Tout n’a pas été facile cependant. « Les essais avec les fournisseurs peuvent être très longs. Par exemple, il nous aura fallu deux ans dans le cas des capsules pour retrouver les bonnes teintes encre à l’eau sur support Green line, par rapport aux encres solvants sur support pétro », explique Emeline Meyer-Favre, responsable technique. Mais cela porte ses fruits et est complètement cohérent avec les efforts fournis par les vignerons coopérateurs depuis tant d’années pour toujours plus respecter l’environnement et le faire vivre.

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