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Les projections céréalières mondiales 2018/2019 font état d'une forte demande face à des récoltes généreuses

Le CIC (Conseil International des Céréales) a apporté, dans son rapport de fin mars, quelques ajustements à ses estimations de février, pour la campagne en cours, mais, surtout, il a présenté l’ensemble de ses projections pour 2018-2019.

Le dernier rapport du CIC apporte, pour cette campagne, quelques modifications aux estimations formulées fin février, avec notamment une légère augmentation de la production mondiale de blé, portée de 757 à 758 Mt, le stock final étant augmenté de 2 Mt, à 256 Mt. La production de maïs est abaissée de 3 Mt, à 1045 Mt, le stock étant réduit de 6 Mt, à 308 Mt. La production d’orge est estimée à 147 Mt, laissant un stock de report de 28 Mt.

2018/2019 : 1er repli du stock de blé depuis 6 ans 

Les premières projections sur la campagne 2018/2019 doivent être considérées comme telles et non encore comme des prévisions, car si les experts disposent de premières indications fiables pour ce qui est des emblavements, ils doivent se contenter d’estimations aléatoires de rendement fondées sur la moyenne des précédentes récoltes. En ce qui concerne le blé tendre, le CIC, s’appuyant sur une réduction supposée des surfaces de 6 % et des rendements moins élevés que cette campagne, table sur une récolte mondiale en baisse de 2,2 % (- 17 Mt), pour atteindre 741 Mt. Néanmoins, compte tenu de l’abondance du stock d’ouverture (256 Mt), l’offre mondiale serait pratiquement équivalente à celle de l’actuelle campagne (997 Mt). Un haut niveau d’utilisation, 744 Mt, permettrait au stock final d’amorcer une baisse légère, -3 Mt, la première depuis 6 ans, pour 253 Mt. La Russie verrait sa production record de cette année réduite de 10,4 Mt, à 74,4 Mt ce qui en ferait encore le 2ème producteur mondial, derrière l’U.E (148,3 Mt) et un redoutable concurrent sur le marché mondial. Le CIC estime que la production de blé dur en 2018/2019, devrait progresser de 3 % pour atteindre 38,5 Mt un niveau normal, après la faible moisson 2017/2018. Le Canada et les Etats-Unis, considérant les prix attractifs de cette campagne augmenteraient leurs emblavements. La bonne demande, en particulier pour la consommation humaine, équilibrerait cette hausse des disponibilités et les stocks mondiaux ressortiraient pratiquement au niveau de cette campagne : 8,9 Mt.

Une demande dynamique pour l’orge 

Le marché international de l’orge est actuellement très tendu du fait de la demande chinoise et saoudienne et si cette dernière est censée se ralentir en 2018/2019, la Chine, l’Iran et la Turquie devraient rester vigoureusement aux achats. Les observateurs du CIC considèrent que les échanges internationaux d’orge atteindraient leur plus haut niveau en 4 ans, à 28,7 Mt. La production est prévue à 147,7 Mt, équilibrant à peine la demande, les stocks connaîtraient une contraction de 1,5 %, à 27 Mt. La tension risque de durer. 

Maïs : des utilisations record 

La production de maïs serait de 1052 Mt, en faible hausse de 7 Mt sur la dernière évaluation pour la campagne présente. Les récoltes de l’Argentine et du Brésil, très affectées cette année par les conditions climatiques, rebondiraient de 20,8 % dans le premier cas, avec 48,3Mt et progressaient de 8,6 % dans le second ; les Etats-Unis, premier exportateur mondial reculeraient de 3,4 %, à 358,5 Mt, ayant trouvé dans le soja un article plus rentable. Face à cette production confortable la perspective de consommation est portée à un niveau record de 1094 Mt, soit 20 Mt de plus que le dernier chiffre avancé par le CIC pour cette campagne. Le stock de report chuterait de 14 %, avec 265 Mt, le plus bas niveau de ces 5 dernières années.

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