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Les 20 ans Viré-Clessé sont ceux d'une dynamique collective à poursuivre

L’appellation Viré-Clessé a fêté ses vingt ans dans les deux villages le week-end dernier. L'occasion de revenir sur cette appellation dynamique qui a su se développer considérablement en seulement l'espace de vingt ans.

Un ban bourguignon a clôturé l’intronisation des six nouveaux membres au sein de la Confrérie des Vignerons de la Saint Vincent de Mâcon.

L’appellation Viré-Clessé a déjà vingt ans. La plus jeune appellation du Mâconnais a en effet vu le jour en 1998, pourtant les prémices de sa création datent de 1937 lorsque l’INAO avait proposé aux vignerons de Viré et à une partie de Quintaine de passer en cru. Suite à leur refus, le dossier ne sera repris qu’en 1988, pour voir naître le cru en 1998, une reconnaissance qui se publiée au Journal officiel le 28 mars 1999.

En vingt ans, il y en a eu des histoires, des déceptions mais aussi des évolutions et des réussites !

Tout d’abord le baptême, en 1999, qui marque les "Un an" de l’appellation et le lancement du Printemps du Viré-Clessé. Depuis, chaque année, de nombreux visiteurs sont accueillis dans les caves du vignoble lors du 3e week-end d’avril.

En vingt ans, on a assisté au développement de la vente en bouteilles. Aujourd’hui, 60 % des volumes de l’appellation sont commercialisés en vente directe. Ce développement a pu se faire grâce aux caves coopératives de l’appellation et au développement des caves particulières dans les années 2000. On compte en effet une quarantaine de caves particulières, contre une dizaine au départ et toujours les quatre caves coopératives à la création du cru.

Le cru gagne aussi progressivement des marchés à l’export. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et la Belgique représentent 71 % de ses exportations.

L’année 2018 est celle des vingt ans, mais également celle de la reconnaissance par l'INAO de vins avec sucres résiduels, appelés "Levroutés".

Selon Stéphane Guillemin, actuel président de l’appellation, « en vingt ans, les vignerons ont appris à connaître leurs terroirs, à adapter le travail de la vigne et de la cave pour valoriser l’appellation et ses climats. Pour les vingt prochaines années, le Viré-Clessé aura également de nombreux projets et défis à relever ! ». Aussi invite-t-il chacun à ne pas se relâcher et à continuer de s'investir collectivement. Et de préciser : « les producteurs devront valoriser leurs climats pour espérer le lancement d’un dossier de classement en premiers crus dans les dix ans à venir ». Des objectifs complètement atteignables si tous les producteurs jouent le jeu.

Outre l'aspect de reconnaissance dans la hiérarchie des vins de Bourgogne, une autre dynamique est enclenchée. « Il y a également une prise de conscience collective de la nécessité à s’impliquer dans une démarche environnementale, l’appellation va donc s’engager dans un projet de développement durable en lien avec la chambre d’agriculture ». Pour motiver le plus grand nombre de ses confrères viticulteurs, Stéphane Guillemin a terminé ses propos par une citation d’Henri Ford : « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite ».

La fête et les animations se sont déroulées du samedi au dimanche sur les deux pôles d’animations, à Viré comme à Clessé, où les amateurs de bons vins de Bourgogne ont pu déguster les cuvées des vingt-huit caves présentes ainsi que les vins d’Irancy.

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