Cotations Elevage

Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 50-2018

Bovins de boucherie : La qualité de l’offre sur les concours est un vecteur important pour la profession pour reprendre la main sur la communication. Les éleveurs ont un savoir-faire indéniable avec une alimentation naturelle et maîtrisée. Le plus dur est de le faire savoir à un public qui a été traumatisé par des images chocs destinées à détruire l’élevage. Les contacts sont pris avec des personnes d’influence et sensibles à la détresse des éleveurs. Mais ces derniers ne veulent pas que l’on s’apitoie sur leur sort, car ils sont fiers de leur métier et surtout très sensibles au bien-être de leurs animaux. Reste à faire passer le message auprès d’un public majoritairement favorable à la production française, même si leur mode de consommation change. Les associations anti-viandes sont sous surveillance des services de l’état, tant pour leur action que pour leur mode de financement. Ils ne sont pas désarmés pour autant et maintiennent leur doctrine, mais leurs actions sont de plus en plus décriées par des consommateurs qui ne sont plus aveuglés par les effets d’annonce des premières images.   

Les concours qui viennent de se dérouler, montre qu’il y a toujours un intérêt pour la viande de qualité, notamment sur les périodes festives où l’on aime se faire plaisir. Les taux de vente sont plus élevés que l’an passé, mais les tarifs sont en replis avec des magasins qui ont débloqué moins de moyens pour ces animaux au regard de la perte d’activité de l’année. Le climat social est également à prendre en compte, avec des actions violentes qui font fuir les consommateurs. L’activité haut de gamme charge les abattoirs, mais cela laisse moins de place pour les autres animaux, car une grande partie des GMS laissent le désossage et le parage aux abattoirs. 

Sur les marchés, l’activité commerciale ne fait pas apparaître de grand changement. Les abatteurs ont toujours des stocks importants en raison des blocages des gilets jaunes. De la marchandise a été détruite faute de pouvoir livrer les magasins ou les centrales dans les temps (notamment dans l’ultra frais). Ce marasme dans l’écoulement pour le secteur aval, ne provoque cependant pas de dépression sur le marché du vif où l’offre bien que suffisante reste mesurée. Les femelles haut de gamme ou de qualité bouchère sont moins présentes, ce qui permet un maintien des cours. Les tarifs se maintiennent également dans les génisses ordinaires et les réformes allaitantes de choix secondaire. Les animaux de moindre conformation restent faiblement valorisés. En réformes laitières, les retards d’abattages engendrés par le recul des ventes permettent une facile couverture de la demande à la veille des vacances scolaires. Le commerce reste calme, mais les tarifs se maintiennent dans les vaches Frisonnes, Montbéliardes. En jeunes bovins, si les envois sur l'Italie sont importants, les abattoirs sont couverts ce qui conduit à une stabilisation des prix en toutes catégories.

Bovins d’embouche et d’élevage : L’offre saisonnière est modeste et souvent de qualité hétérogène. Les animaux lourds préparés pour l’engraissement sont peu nombreux ce qui permet une relative stabilité des prix avec des engraisseurs qui anticipent la fermeture des marchés de fin d’année. La commercialisation reste en revanche sélective dans le bétail de second choix, léger ou trop maigre.

Broutards : La réouverture du marché algérien est une bonne nouvelle, car ce partenaire est important et garde des relations économiques privilégiées avec la France. Leur déficit d’animaux est conséquent après la fermeture des frontières en juin  pour enrayer l’épizootie de fièvre aphteuse. Les circuits se remettent en place et devraient prendre de l’ampleur sur le début d’année avec des animaux vaccinés 4/8 à 45 jours plus une virologie négative. Sur les marchés, l’activité commerciale est assez régulière, mais l’impératif d’une vaccination conforme dans les dates est important. Les bons broutards lourds restent demandés pour le marché italien, face à une offre qui reflète le niveau de la décapitalisation dans les élevages. Dans les plus légers, si les sujets convenables se maintiennent pour la repousse, la commercialisation se montre en revanche très sélective pour les sujets de moins bonne conformation ou non vaccinés. En laitonnes, la vente est un peu plus calme dans les bonnes Charolaises vaccinées exportées sur l’Italie. Les échanges restent tendus dans les ordinaires vers l’Espagne.    

Veaux d’élevage et d’engraissement : Les volumes se tassent doucement, mais les intégrateurs ne manquent pas de veaux compte tenu de la réduction des mises en place. Le commerce est très calme avec des tarifs stables et sous le contrôle des gros opérateurs dans les veaux Frisons ou Montbéliards d'engraissement. Les gros Montbéliards destinés à l’export sont peu nombreux et se maintiennent. La commercialisation reste sélective dans les croisés laitiers ou Blanc Bleus ordinaires. Dans les bons croisés viandés U de conformation, l'offre se tasse avec des tarifs facilement reconduits.

Ovins : L’activité commerciale est un peu plus équilibrée avec une demande un peu plus ferme dans les bons agneaux à l’approche des fêtes de fin d’année. Le commerce reste sélectif dans l’agneau de second choix. Le commerce est calme, mais les tarifs sont stables dans les bonnes brebis.

Porc : Le commerce reste équilibré avec une bonne activité des transformateurs à l’approche des fêtes de fin d’année. Le cours se maintient à 1,180€. 

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