Actualité Département Economie Région BFC Valorisation Culture Elevage

Et si les éleveurs et les producteurs de céréales travaillaient à une contractualisation gagnante ?

Les Jeunes agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté ont récemment échangé autour de l’opportunité de créer un contrat céréalier/éleveur dans l’objectif de « tisser des relations gagnantes pour les deux parties ».

 

 

Le bon sens veut que la réflexion engagée par les JA de contrat direct entre céréalier et éleveur, via un Organisme stockeur, trouve un écho favorable.

Un groupe Interfilière des Jeunes agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté (JA BFC) composé de céréaliers et d’éleveurs de toute la région a récemment échangé autour des filières en BFC et de l'opportunité de mettre en place des contrats directs entre céréaliers et éleveurs.

« Ce contrat gagnant/gagnant permettrait aux céréaliers de diversifier leurs rotations et d’obtenir un prix de vente satisfaisant prenant en compte leurs coûts de production », notent les responsables JA en charge de la réflexion. « Et il permettrait aux éleveurs de réduire les coûts de l’alimentation et donc d’augmenter leur marge en éliminant un maximum d'intermédiaires, le tout à une échelle locale ». Cohérent. Très cohérent…

Lever les freins…

Pour autant, des freins perdurent pour mettre en place des échanges directs sur les territoires, notamment du fait de la législation : il y a en effet nécessité d'être labellisé Organisme stockeur notamment pour collecter les taxes parafiscales en vigueur.

Pour tenter de lever ces freins administratifs, les JA BFC ont prévu de rencontrer la délégation FranceAgriMer en région Bourgogne Franche-Comté ainsi que les responsables de Coop de France le 9 novembre prochain pour trouver des solutions pérennes à même de lever les freins à des échanges qui répondent à des attentes bien réelles des agriculteurs, qu’ils soient producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux ou éleveurs et donc potentiellement acheteurs.

Les JA entendent par la suite accompagner les producteurs motivés par la réalisation d’un contrat type et la mise en relation des offreurs et demandeurs.

« Pour s'emparer du sujet de la structuration de filière en Bourgogne Franche-Comté et approfondir ce projet, les JA BFC ont lancé une formation Filières en deux modules de deux jours chacun, avec pour objectif de connaître le fonctionnement économique des filières en BFC, les relations entre acteurs d’une filière et leurs intérêts pour construire un projet JA BFC pour appuyer la structuration des filières », détaillent les JA. Le premier module aura lieu à Dijon le 14 et 15 décembre prochain.

Avis aux amateurs !

 

Une réflexion ancienne…

La réflexion engagée par les JA BFC n’est en soi pas nouvelle. On se souvient qu’il y a vingt à vingt-cinq ans de cela la Fédération nationale porcine (FNP) avait proposé un contrat tripartite type à signer entre éleveur acheteur, producteur de grandes cultures vendeur et un Organisme stockeur (OS) privé ou coopératif. Les taxes parafiscales étaient alors beaucoup plus élevées qu’aujourd’hui. Pour des raisons administratives, l’OS prenait alors une marge de 3 à 5 francs du quintal. Marge qui était à négocier, notamment en fonction des volumes incriminés par l’échange… Bien entendu, la marchandise ne transitait pas par l’OS, mais était directement livrée par le céréalier à l’éleveur ou prise par l’éleveur chez le céréalier.

Dans certaines régions, notamment la Normandie et le Nord Pas-de-Calais, ces contrats tripartites avaient trouvé un écho favorable sur le terrain et cela alors que la fabrication d’aliment à la ferme se développait tant chez les éleveurs de porcs que de volailles, les éleveurs bovins étant alors moins sensibles à la question.

Services

Recevoir la newsletter