Loisirs

Une riche histoire

Loin d’être un long fleuve tranquille, l’histoire de Tramayes témoigne du rôle stratégique et économique tenu par la commune.

La commune a "contribué" à l'effort de guerre lors du conflit 14-18 en voyant plusieurs de ses enfants tomber sous les balles ennemies.

D’après la préface du cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, il existait à Tramayes, au lieu dit La Rolle, au quatrième siècle, un château qui servait de rendez-vous de chasse aux rois de Provence et de Bourgogne. Le nom de Tramayes viendrait d’une route romaine ou d’un chemin de traverse, Tramaculum, qui passait à travers les monts et raccourcissait la voie de Lyon à Autun. Il en reste quelques traces à Germolles et à Tramayes. Une piste préhistorique était présente avant les Gallo-Romains. La même charte Saint-Vincent indique qu’en l’an 958, l’église locale était placée sous le vocable de Saint-Germain. Puis sous celui de Saint-Jean-Baptiste. Au dixième siècle, le nom s’orthographiait Tramïe. En décembre 1556, des lettres patentes du Roi Henri II signées à Saint-Germain-en-Laye, transfèrent à Tramayes, sur la demande de Guillaume de Saint Point, les quatre foires annuelles et les marchés de chaque vendredi que le feu roi Louis XII avait concédé en 1503 à Jean de Saint Point, aïeul dudit seigneur.

Vingt-trois années de Tacot

La montagne de Vannas est un véritable site stratégique. En 1590, la Garde était un poste fortifié dont il reste quelques ruines, dépendant du baron de la Bussière. En 1596, la seigneurie appartenait à Claude Bullion, l’oncle de celui qui frappa le premier Louis d’or. En 1572, le roi Charles IX, qui se rendait à Lyon, passa par Tramayes. Alors que le château actuel a été construit en 1598, le château de la Motte, à l’Ouest de Montillet, aurait été bâti par Pierre Montboissier, dit Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, pour tenir en échec un château que Hugues de la Chaux, seigneur de la Bussière, avait fait construire au Fournay, paroisse de Montagny. On ignore l’époque où fut détruit le château de la Motte. Son emplacement, les propriétés et les rentes nobles qui en dépendaient furent achetés vers 1576 par Philibert de Fautieres, seigneur d’Audour, à Claude de Guise, abbé de Cluny.

En 1831, on mit à jour au hameau de Chavannes, dans un endroit isolé, des tombeaux semblant dater des premiers siècles de l’ère chrétienne. Plus récemment, on découvrit, au lieu-dit La Madone, deux pierres de haches taillées et polies ainsi que des vestiges de constructions romaines et des déblais antiques le long de la voie romaine. Inauguré en 1910 et réellement mis en service le 16 janvier 1911, le Tacot fonctionnera jusqu’au 15 septembre 1934, fin de l’activité du train sur la ligne passant par Tramayes.

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