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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 3-2019

Bovins de boucherie :  De nombreuses voix se sont élevées contre l’appel de 500 personnalités médiatiques du « lundi vert » sans viande ni poisson, mettant en avant l’hérésie des arguments avancés par certains scientifiques. N’oublions pas que le but de ces minorités est l’abolition de l’élevage (toutes espèces confondues), sans prendre en compte toutes les conséquences économiques et environnementales. Les professionnels de ces filières ont fait et font encore de gros efforts pour répondre aux attentes des consommateurs, mais sans une juste rémunération de leur travail, c’est très compliqué.  

Le dynamise commercial reste malmené par des négociations toujours compliquées avec les centrales d’achat des GMS. Les effets d’annonce du soutien à l’élevage d’un certain nombre de distributeurs n’ont pour le moment aucun impact sur les prix de marché où le rapport offre/demande reste l’outil de fixation des prix. De nombreuses enseignes portent leur choix sur de la contractualisation avec certains éleveurs ou groupements coopératifs. Les plus-values sont captées par une minorité, alors que de nombreux éleveurs sont à la peine quand ils vendent directement aux abattoirs, aux négociants ou hors filières dans les coopératives ou associations d’éleveurs.

Sur les marchés, les disponibilités sont stables et en accord avec les besoins exprimés sur le grand Ouest et le Nord, alors que l’équilibre est plus compliqué à atteindre dans le Centre et le Sud du pays. La demande pour la boucherie traditionnelle est un peu moins soutenue et les tarifs plafonnent dans les charolaises haut de gamme ou de qualité bouchère. L’écoulement est en revanche assez fluide dans les charolaises de second choix ou pour l’entrée de gamme avec des tarifs qui se maintiennent sans difficuté. En réformes laitières, malgré une consommation qui patine, les industriels ont toujours des besoins pour faire fonctionner leurs outils de transformation. La modestie de l’offre permet une bonne tenue des prix des vaches holsteins, montbéliardes ou abondances de poids convenable et correctement finies. Les vaches en manque de finition sont peu recherchées pour la viande, mais une partie remonte dans l’ouest pour y être engraissée. En jeunes bovins, nos exportations vers l’Italie souffrent du protectionnisme italien qui privilégie sa production intérieure. La tendance est lourde dans les JB charolais ou limousins et seule la modestie de l’offre permet de tenir les prix.

Bovins d’embouche et d’élevage : L’animation commerciale est un peu plus franche, avec des acheteurs qui commencent à préparer la saison d’herbage face à des animaux de moyenne gamme qui ont des tarifs assez attractifs. Les engraisseurs spécialisés sont aux achats. Le commerce est régulier avec des tarifs qui se tiennent sur les bases de la viande dans les bonnes femelles de gabarit à finition rapide. Les animaux de gabarit - à herbager dans quelques mois - sont également demandés, mais le tri est en revanche sévère pour le bétail trop âgé ou sans avenir. Les montbéliardes maigres se vendent avec un peu plus de facilité au regard des faibles tarifs proposés dans la viande.

Broutards : Les volumes sont plus étoffés, mais la proportion d’animaux vaccinés reste faible en dehors des grands bassins de production. Ces derniers concentrent donc la demande à l’export ce qui permet un commerce assez fluide pour des tarifs qui restent à des niveaux très convenables dans les bons mâles charolais ou limousins de plus de 350 kg. Les tarifs se tiennent dans les plus légers que ce soit pour l’export s’ils sont vaccinés ou pour la repousse le temps de faire les vaccins. Les expéditions se maintiennent vers l’Espagne, mais le coût et le travail pour réaliser les PCR restent très pénalisants. Dans les femelles, la demande est normale avec des tarifs qui se tiennent dans la bonne marchandise destinée au marché italien. Le placement reste compliqué pour les ordinaires ou légères exportées vers l’Espagne.

Veaux d’élevage et d’engraissement : Les besoins restent limités et contingentés chez les intégrateurs pour des sorties d’été, mais le recul de l’offre est suffisant pour que le marché s’équilibre notamment avec un flux à l‘export vers l’Espagne. Le commerce est normal  avec des cours stables dans les veaux holsteins ou abondances standards. Les bons veaux lourds montbéliards destinés à l’export restent demandés et bien valorisé. Dans les croisés laitiers d’engraissement (gris, taupes ou blanc bleu ordinaires), le commerce est calme avec des tarifs maintenus. Dans les bons veaux croisés de race à viande ou mixte, la volonté des engraisseurs de faire pression sur les prix pour les sorties d’été est significative.  

Ovins : Les consommateurs doivent faire face à un budget plus compliqué à boucler sur la fin du mois après les frais liés aux fêtes de fin d’année, les promos en tout genre, mais également aux soldes. La consommation accuse toujours le coup sur la seconde moitié de janvier. Les  besoins des abatteurs sont restreints, mais ils sont confrontés à une réduction significative de l’offre ce qui permet de tenir les prix. Les bons laitons sont recherchés. Dans les brebis, la demande est régulière dans les bonnes lourdes.

Porc : Les différentes animations autour de la viande de porc n’ont pas permis de redresser la tendance. Les retards d’enlèvement continuent de peser sur la tendance. Le poids des porcs reste élevé à 97kg de moyenne, ce qui est très révélateur de la lourdeur commerciale. Le tarif se rétracte à 1,167€ dans une Europe plutôt stable. 

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