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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 46/2017

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Même si de nombreux animaux sont encore dans les prés, les sorties tendent à se renforcer notamment dans les zones montagneuses à l’approche de la saison hivernale. L’équilibre offre/demande est défavorable au niveau des abattoirs, alors que la vente demeure très compliquée dans les pièces nobles, et cela en dépit de la campagne active sur les viandes racées conduite par Interbev. Les grandes enseignes de la distribution ont également renforcé leur communication sur les races à viande avec, de plus en plus, un approvisionnement local. Les animaux qui profitent de ce créneau bénéficient généralement de tarifs convenables, même s’ils ne sont pas dans la démarche "Eleveur & engagé". En revanche, les compléments faits en catégoriel sont malmenés au regard des stocks dans les abattoirs. Dans les rayons, ce sont encore les animaux laitiers et les allaitants d’entrée de gamme qui dominent les linéaires Viandes avec, comme toujours, le prix comme point attractif.

Les éleveurs d’animaux haut de gamme sont dans les derniers préparatifs pour les concours de fin d’année où plus de 2.000 animaux seront encore présentés. Ceci est particulièrement vrai pour le Festival du bœuf charolais qui se tiendra les 2 et 3 décembre et attend pas moins de 700 animaux de haute qualité bouchère. Une grande inquiétude anime cependant les organisateurs du concours de Charolles qui se trouve placé en Zone de surveillance pour la FCO sérotype 4 au regard des possibles contraintes dans les mouvements d’animaux et surtout de grandes incertitudes sur l’évolution à venir du zonage.

Sur les marchés, la tendance reste lourde, mais les tarifs se maintiennent dans les très bonnes femelles dans un commerce perturbé. Les vaches charolaises sont pénalisées depuis quelques semaines avec trop d’offres pour les besoins exprimés. La tendance est également baissière dans les allaitantes de choix secondaire. L’entrée de gamme s’écoule également avec plus de difficulté face à la baisse des laitières. En réformes laitières, les industriels profitent de cette période de l’année - où les disponibilités sont un peu plus abondantes - pour faire pression sur les prix des vaches holsteins ou montbéliards, notamment dans les vaches maigres. En jeunes bovins, les abatteurs ont de plus en plus de difficulté à s’approvisionner, que ce soit pour finaliser le contrat avec la Turquie ou pour servir leurs clients traditionnels, qu’ils soient situés en France ou en Italie. La tendance reste positive avec des niveaux enfin rémunérateurs pour les éleveurs.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Le commerce est extrêmement compliqué dans la zone de protection ou de surveillance pour la FCO sérotype 4 (lire en page 6), car les animaux ne peuvent sortir du zonage. Une vaccination obligatoire va être mise en place. Les seuls échanges ne concernent que les engraisseurs régionaux.

 

Broutards

Les mouvements à l’export sont toujours possibles contrairement à ce qui s’était passé en 2015 avec la FCO sérotype 8, car l’Italie comme l’Espagne sont déjà contaminées par le sérotype 4 (lire en page 6). Seul, le Piémont ne peut recevoir d’animaux de la Zone de protection (dans laquelle la Saône-et-Loire est placée). Les exportateurs ont cependant sérieusement ralenti leur activité sur la région. Le commerce dans la zone règlementée FCO sérotype 4 est très compliqué avec des tarifs qui ont sérieusement décroché, comme ce fut le cas ce mercredi sur le marché au cadran de Saint-Christophe-En-Brionnais. Les cotations ont été suspendues, ce qui complique beaucoup la vie des éleveurs qui ont encore de nombreux broutards lourds à vendre.

Dans le reste de la France, on assiste à une accélération des sorties, car les éleveurs ne veulent pas se faire prendre par une possible future extension du zonage. Les marchés ont été fortement approvisionnés, sauf en ce qui concerne Moulins-Engilbert situé en limite de zone pour les animaux de Saône-et-Loire et de Côte-d’Or.

Cet afflux de marchandise déstabilise le marché. Les engraisseurs italiens et espagnols entendent profiter de cette situation du fait du recul significatif des cours, mais de nombreux ateliers sont déjà très chargés. Dans les femelles, la demande reste régulière, même si les tarifs sont légèrement revus à la baisse pour les bonnes laitonnes charolaises de 300 à 350 kg vaccinées. Le commerce est laborieux dans la moyenne marchandise, notamment les sujets non-vaccinés.

En ce qui concerne la Turquie, le protocole signé en début de semaine est une bonne chose, mais il n’est pas applicable sur le terrain. Les Turcs acceptent des bovins vaccinés issus de cheptels étant situés à plus de 20 km d’un foyer déclaré FCO sérotype 8. Au regard de la carte fournie par la DGAl, la France est un vrai gruyère…

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Les transactions sont compliquées dans le périmètre de protection avec des négociants qui ont laissé beaucoup de veaux dans les fermes face au nombre limité de places à l’intérieur de la zone. Les échanges se sont mieux déroulés dans la zone de surveillance où tous les opérateurs se sont concentrés. Les tarifs pratiqués sont en replis, mais sans l’hécatombe annoncée en début de semaine. Il faudra cependant trouver rapidement une solution pour sortir les veaux de la zone.

 

Ovins

Malgré une consommation qui reste peu dynamique a la saison, le recul significatif de l’offre oblige les abatteurs à revoir leurs copies et à concéder de nouvelles plus-values. Les volumes et les tarifs pratiqués à l’importation ne semblent pas avoir d’impact sur le commerce intérieur, alors que de nombreux magasins restent en filière "Agneau français". En brebis, les bonnes bêtes lourdes restent demandées face au recul de l’offre.

 

Porcs

L’activité tend à reprendre de l’envergure partout en Europe, ce qui permet enfin une stabilisation du prix à 1,179 € du kilogramme sur le Marché du porc breton, et cela avec un accroissement des volumes abattus.

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