Volailles Loisirs Divers Environnement

La prédation est un fléau pour les volailles en plein-air

L’élevage de volailles en plein-air est régulièrement confronté à des pertes par prédation, de l’ordre de 13% par an en volailles de Bresse. La prévention des dégâts passe par de bonnes clôtures et le piégeage.

Chaque année, les élevages de volailles de Bresse subissent environ 13% de perte liées à des prédateurs.

En volailles de Bresse, les pertes liées à la prédation sont estimées à environ 13% par an, indique Bénédicte Monceret du Comité Interprofessionnel de la Volaille de Bresse (CIVB). Il s’agit d’une estimation globale, sachant que les pertes fluctuent en fonction des élevages, de leur localisation… La prédation est le fait de renards, de rapaces, de corvidés, de mustélidés (fouine, martre…). Si les renards sont très actifs, les rapaces ne sont pas en reste avec notamment l’Autour de Palombes, redoutable prédateur de volailles.

Se former au piégeage

Face à ce fléau, le CIVB préconise aux éleveurs de se protéger avec des clôtures les plus hermétiques possibles. Des clôtures électrifiées sont recommandées. L’autre moyen de prévention est le piégeage. Les éleveurs peuvent s’en remettre à des piégeurs. Mais à défaut de piégeur disponible, les éleveurs de volailles de Bresse sont incités à se former eux-mêmes au piégeage. C’est un bon moyen d’acquérir la connaissance des espèces prédatrices et de pouvoir les identifier, indique Bénédicte Monceret. L’apprentissage des techniques de piégeages permet à l’éleveur d’être plus réactif face aux dégâts. Pour aider les éleveurs, le CIVB réalise des commandes groupées de pièges. Il peut également leur fournir des pièges photographiques à tarif avantageux. Ces appareils permettent d’identifier le prédateur et ils sont aussi bien utiles pour lutter contre le vol de volailles, autre fléau touchant les producteurs de volailles festives. Dans certaines situations, les louvetiers peuvent être appelés à la rescousse pour des battues administratives, complète Bénédicte Monceret.

Une formation au piégeage sera organisée par la fédération départementale des chasseurs de Saône-et-Loire le jeudi 3 octobre (formation théorique) et le jeudi 10 octobre (formation pratique).

 

 

A Beauvernois, une éleveuse devenue piégeuse pour lutter contre la prédation

Cécile Palenzuela est éleveuse de volailles de Bresse à Beauvernois. Installée il y a dix ans, elle piège les prédateurs depuis 8 ans. Le piégeage s’est en effet rapidement imposé comme une nécessite pour cette productrice de 4.000 volailles AOC par an. Dans ce type d’élevage en plein-air, les pertes par prédation font malheureusement partie du quotidien. A défaut de pouvoir s’équiper de grillage électrifié en raison d’un terrain humide et de l’entretien, Cécile Palenzuela a fait une formation de piégeuse. En huit ans de piégeage, elle a capturé pas moins de 52 renards ! « J’en ai eu pris jusqu’à deux par jour et trois par semaine », confie l’éleveuse. La pression de prédation est très variable. « Parfois, on est des mois sans attaque. J’ai recommencé à piéger depuis un mois à cause d’un renard qui rôde en plein jour ». Pour Cécile Palenzuela, même si la prédation fait partie des risques du métier, elle a un effet non négligeable sur le moral des éleveurs – sans parler du préjudice économique. Surtout quand un rapace semble s’acharner sur son élevage, conclut l’éleveuse.

Vos annonces légales en ligne au meilleur prix
Publiez vos annonces en quelques minutes et obtenez votre attestation immédiatement

Services

Recevoir la newsletter