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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 23/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie : Les producteurs de viande n’avaient pas besoin de cela : la demande saisonnière est en repli avec la fin de l’année scolaire, mais ce sont les orages et les fortes pluies qui ont le plus d’impact sur la consommation. Difficile de faire des grillades sous l’eau. Il y a un an, c’était la canicule qui avait fait chuter les ventes. Résultat, les magasins réduisent leurs commandes en viande.

Dans les campagnes, les sols sont gorgés d’eau et les animaux ne sont pas très à l’aise. Les terrains les moins porteurs doivent être déchargés sous peine de les abîmer, mais cela n’est pas toujours facile quand la nourriture est abondante. Une partie de l’herbe sera perdue ou récupérée en foin de moindre qualité quand le temps se remettra au beau. La croissance des animaux est nettement impactée. La préoccupation des éleveurs se situe principalement dans les régions inondables. Des sorties prématurées d’herbage sont observées, ce qui vient charger un marché où la demande saisonnière est traditionnellement faible avec la fin de l’année scolaire. 

Sur le marché, l’animation commerciale est nettement plus calme, mais les difficultés ne sont pas seulement actées sur les prix, mais également sur des reports d’abattage. Les transactions sont plus tendues avec des tarifs qui peinent à se maintenir dans les très bonnes femelles Charolaises ainsi que dans les animaux labels. La demande se replie et les tarifs sont plus discutés dans les bonnes Charolaises R= à U lourdes. Les tarifs résistent mieux dans l’entrée de gamme. Les industriels chargent en effet leurs outils avec la marchandise qui coûte le moins cher. Dans les laitières, le repli de la demande pour la fin de l’année scolaire et des disponibilités suffisantes permet aux industriels de stabiliser les prix des bonnes vaches Holsteins ou Montbéliardes, voire de peser sur celle de qualité plus commune. Pas de changement dans les taureaux de réformes. En jeunes bovins, l’animation commerciale pâtit du manque de commerce, notamment vers l’Italie. Les mouvements vers l’Allemagne restent en revanche assez réguliers. Le climat est pesant avec des tarifs juste maintenus dans les Charolais ou Limousins.

Bovins d’embouche et d’élevage : Les conditions climatiques sont nettement moins favorables, avec une activité qui se concentre sur les gros engraisseurs spécialisés. Les transactions sont plus calmes, avec des acheteurs qui sont moins actifs à l’achat notamment du côté des herbagers. L’accalmie dans le secteur de la viande a également un impact sur les animaux proches de la finition qui peuvent partir rapidement à l’abattoir. Le commerce est plus calme avec un léger tassement des prix dans les vaches lourdes. La vente est plus sélective dans le bétail plus commun ou âgé.

Broutards : L’animation commerciale reste portée par la demande des nombreux marchés exports. Les volumes restent juste suffisants pour la demande même s’ils tendent à progresser. Les tarifs se tiennent dans l’ensemble des bons broutards Charolais ou Limousins herbés et vaccinés. Les tarifs pratiqués pour l’export sont favorables aux éleveurs, mais ils risquent de mettre à mal l’activité de l’engraissement en France si le prix de la viande n’évolue pas. L’écoulement garde un rythme assez soutenu vers l’Espagne, mais les tarifs tendent à plafonner. Dans les taurillons, la demande est soutenue avec des tarifs qui sont très rémunérateurs pour les éleveurs dans la marchandise de qualité. Les sujets vieillis, de moyenne conformation ou non vaccinés ont un peu plus de difficulté à trouver preneurs.   Dans les femelles, la modestie de l’offre facilite la vente dans les bonnes laitonnes herbées de 300/350kg. Les tarifs sont stables dans les légères ou les ordinaires exportés vers l’Espagne.

Veaux d’élevage et d’engraissement : Les volumes restent limités, avec une qualité qui pâtit des mauvaises conditions climatiques. Les transactions sont régulières avec des intégrateurs français qui relèvent leurs prix pour limiter les ventes sur l’Espagne dans les gros veaux Holsteins ou Montbéliards. Les tarifs sont fermes dans l’ensemble des veaux Frisons, Abondances ou Montbéliards. La commercialisation est fluide dans les croisés laitiers ou Blanc bleus  avec des tarifs en progression. Dans les croisés de race à viande, la tendance est au recul de l’offre ce qui permet un commerce très fluide les bons mâles croisés Montbéliards / Charolais, frais, viandés et buveurs.

Ovins : Si la consommation pâtit toujours de conditions climatiques peu favorables, quelques opérations commerciales dans les magasins ont permis un écoulement un peu plus régulier dans les agneaux bien conformés ou sous signe de qualité. Le niveau de l’import reste élevé, mais de nombreux magasins ont fait le choix de l’agneau français pour rester proches des consommateurs. La tendance devrait retrouver un peu de tonicité à l’approche de la saison estivale. Dans les brebis, le commerce est plus régulier avec quelques opérateurs qui commencent à préparer la saison estivale.

Porcs : Les conditions climatiques demeurent peu favorables à la consommation, mais un meilleur équilibre entre l’offre et la demande, ce qui permet une orientation positive avec un cours qui repasse la barre de 1,2€ à 1,204€ (+0,009€) au Marché du porc breton. La tendance est similaire sur les autres marchés européens, avec des opérateurs qui attendent le retour du soleil pour relancer la consommation estivale.   

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