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Vitrine des instituts techniques : six projets récompensés par Ita’innov

Un jury d’experts issus de la recherche, du monde économique et de la société civile a récompensé, le 1er juin, six projets lors de la 2e édition des trophées Ita’innov, les trophées des instituts techniques agricoles (Ita). L’objectif est de montrer aux filières l'intérêt des solutions techniques et que les instituts techniques sont le relais des scientifiques pour diffuser la recherche.

Six gagnants qui se sont distingués parmi 42 candidats par la qualité de leurs recherches, leurs impacts sur les systèmes de production et leur capacité à répondre aux grands enjeux agricoles, ont été primés dans le cadre des trophées Ita’innov. Ils ont été sélectionnés par un jury de 16 experts issus de la recherche académique, du monde économique, des organisations institutionnelles et de la société civile, présidé par Thierry Stadler, président du pôle de compétitivité IAR (Industrie et agro ressources).

La meilleure valorisation possible des couverts végétaux

Ce concours, organisé tous les deux ans par l’Acta, qui est la tête de réseau des Ita, a ainsi primé l’outil d’aide à la décision d’Arvalis « choix des couverts végétaux ». Cet OAD a été récompensé dans la catégorie « impact & transfert » pour son adoption par les utilisateurs. Avec 21 000 visites totalisées dès les premiers mois de son lancement, cet outil accompagne le changement des pratiques en aidant les producteurs à sélectionner les espèces les plus adaptées à leur contexte (météo, rotation), mais aussi en informant sur les valorisations possibles de ces couverts (effet piège à nitrate, effet fertilisant, faible appétence pour les limaces, intérêt mellifère ou pour la faune sauvage, etc.). Ce projet est porté par Jérôme Labreuche, d’Arvalis, en collaboration avec les instituts techniques agricoles ITB (betterave), Itsap-institut de l’abeille, Terres Inovia (oléoprotéagineux) et Unilet (légumes d’industrie).

Le recours à une punaise locale contre les parasites de la tomate

Dans la catégorie « impact et transfert », il a récompensé,« Agrichauff », porté par l’Astredhor (institut technique de l’horticulture), un système de stockage de la chaleur solaire diurne pour chauffer les serres durant la nuit. Dans la catégorie « recherche et méthodologie », le projet « des cidres et des couleurs », porté par l’Institut français des productions cidricoles (IFPC) consiste, quant à lui, en une découverte de nouveaux composés phénoliques responsables des différentes couleurs des cidres en excluant le recours aux colorants. Le lauréat de la catégorie « équipe innovante » est l’équipe de la ferme expérimentale ovine du Mourier, près de Limoges, dans le but de constituer une ferme ovine « digitale » pilotée par des outils numériques.

Enfin, deux mentions spéciales ont été attribuées : « initiative fédératrice » pour le projet Ioda, qui consiste à informatiser et organiser les nombreuses données sur les abeilles d’une ruche pour en évaluer la démographie et la santé (avec repérage des éventuels ravageurs). Et la mention « réponse innovante adaptée à un écosystème spécifique » décernée à Nesidiocoris volucer, nom d’une punaise indigène de l’île de la Réunion pour mener la lutte biologique sur les cultures de tomate sous serre. Cette méthode recourant à la biodiversité locale a permis de réduire de 80 % à elle seule l’usage insecticide visant les aleurodes.

Les instituts techniques, relais incontournables de la diffusion scientifique

L’objectif de ce trophée de l’Acta est de montrer aux filières professionnelles que, par les solutions techniques, leur fonctionnement peut être amélioré, et que les instituts techniques sont le relais des scientifiques pour diffuser la recherche à travers son application, a commenté Philippe Lecouvey, directeur de l’Acta. L'Acta et les instituts techniques ont pour mission, confiée par les pouvoirs publics et les filières, d’accélérer l’innovation. celle-ci vise l’amélioration de la compétitivité des filières agricoles et agro-industrielles, et aussi la réussite face aux défis environnementaux et de plus en plus sociaux (ergonomie, facilitation de tâches répétitives, digitalisation). L’Acta ne peut jouer son rôle d’animateur de l’innovation que parce que « la principale source d’innovation est l’agriculteur », a souligné Philippe Lecouvey. Sa raison d’être est de « connecter les hommes et les savoirs », a-t-il résumé.

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