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Analyse des marchés animaux et des tendances commerciales de la semaine 11/2018

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l’analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.

Bovins de boucherie

Les animations commerciales autour de Pâques devraient redonner une vision positive de la viande auprès du grand public, avec des éleveurs passionnés qui mériteraient un coup de projecteur des médias pour leur savoir-faire. Ces concours d’animaux de boucherie sont des lieux privilégiés où la conformation, la finesse et la finition sont à l’honneur. Dans un contexte où le consommateur se dit prêt à revenir vers des produits de qualité, il est parfois bon de montrer ce qui est beau et bon au lieu de chercher à dénigrer une filière qui a fait tant d’effort. Les cartes sont dans les mains des GMS qui centralisent la majorité des achats et qui accentuent leur communication sur le terroir et la production locale. "J’achète, car je connais l’éleveur". Malheureusement, tous les éleveurs n’ont pas un magasin à servir, et la très grande majorité des viandes sont commercialisées en catégoriel avec une lisibilité des prix beaucoup plus difficile à tracer, dans un contexte de concurrence féroce entre les industriels de la viande, lesquels sont confrontés à l’écoulement de l’ensemble des pièces que compose un bovin.

L’amélioration de la tendance observée depuis une quinzaine de jours ne vient pas d’une augmentation des ventes auprès des ménagères, mais d’une offre qui tend à se replier dans les campagnes à la veille de la mise à l’herbe. Le problème de l’adéquation entre la qualité offerte et la demande reste entier et inquiétant quand on regarde les volumes d’aloyau promis à l’importation… On parle ici du Mercosur et du CETA…

L’activité commerciale sur le marché de la viande est assez régulière dans l’entrée de gamme, dont l’offre se tasse dans de nombreuses régions en conséquence de la forte décapitalisation dans les élevages. L’animation commerciale est très correcte sur les concours d’animaux de boucherie, avec une offre en repli et des acheteurs qui cherchent à redonner une dynamique à leur rayon boucherie pour les fêtes pascales. Sur les marchés, le commerce est normal avec des tarifs qui se maintiennent pour les très bonnes femelles charolaises, avec une offre et une demande qui se concentre sur les concours. En revanche, l’activité commerciale se montre sous de meilleurs aspects dans le domaine des allaitantes de choix secondaire et d’entrée de gamme, avec un recul de l’offre qui facilite la vente et des tarifs qui renouent avec du positif.

En réformes laitières, les disponibilités sont en replis, même si certains abatteurs disent moins souffrir que la semaine dernière notamment sur le grand Ouest. Le commerce reste assez fluide avec des tarifs qui demeurent positifs. Les départements de l’Est exportent de plus en plus d’animaux vers la Belgique où les tarifs sont plus élevés qu’en France. Les régions du Sud continuent à souffrir du recul de la production laitière avec des cours à la hausse. La demande est soutenue dans les taureaux de réformes ce qui est un signe de manque de "minerai" (Oh le vilain mot) pour le steak haché. En jeunes bovins, les tarifs se maintiennent grâce à un meilleur équilibre offre/demande à la veille des achats de Pâques pour l’Italie.

 

Bovins d’embouche et d’élevage

Les températures sont plus favorables à la pousse des prairies. Les mises à l’herbe seront bientôt d’actualité, ce qui va largement contribuer à l’allégement des charges dans les exploitations. L’activité commerciale est assez fluide dans le cheptel d’herbage, avec des tarifs qui profitent d’une tendance légèrement positive dans la viande.

 

Broutards

Le déficit de marchandise continue d’inquiéter les engraisseurs italiens qui ne peuvent que subir la loi de l’offre et de la demande pour des tarifs en constante progression. L’écoulement est régulier dans les charolais qui bénéficient de nombreux débouchés. L’activité commerciale reste soutenue dans les mâles de 300 à 400 kg avec une forte demande pour la repousse à l’approche de la mise à l’herbe. La demande est plus réservée dans les broutards lourds de sorties d’été. Dans les femelles, la tendance est légèrement baissière dans les charolaises lourdes.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

L’activité commerciale reste fluide avec des mises en place de fin août et la préparation de la rentrée. La concurrence entre les intégrateurs et la demande à l’export restent les moteurs du commerce, même si la progression de l’offre, cette semaine, a conduit à une stabilisation des prix dans les veaux montbéliards, abondances ou holsteins. Les mâles croisés (taupes ou blanc bleus) d’entrée de gamme se maintiennent avec des tarifs qui sont proches de ceux des veaux de races mixtes. En élevage, les besoins restent mesurés pour des sorties de la mi-août, mais les tarifs sont stables.

 

Ovins

Les sorties sont un peu plus étoffées, mais un certain nombre d’éleveurs font de la rétention pour profiter au maximum de la dynamique commerciale des fêtes pascales. Cependant, il est à craindre que les sorties des prochaines semaines soient bien plus importantes et risquent de peser sur les prix. Le commerce reste fluide dans les agneaux laitons de qualité ou sous signe de qualité, avec des tarifs attractifs pour les éleveurs. En agnelets, la demande est plus ferme et absorbe facilement l’offre proposée à la vente. Les brebis lourdes et bien conformées sont recherchées et mieux valorisées.

 

Porcs

Faible amplitude de prix ce lundi pour un prix moyen en hausse minime de 0,1 cent à 1,240 € le kilogramme sur le Marché du porc breton. La stabilité du cours intervient dans un contexte de baisse de cours en Allemagne et dans les pays satellites (-6 cts) après l'impressionnante série de hausses de ces dernières semaines. A l'inverse, les cours ont poursuivi leur lente progression dans le Sud de l'Europe à l'image du cours espagnol qui reprend 1 cent du kilo vif alors que les offres sont toujours inférieures à la demande.

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